lundi 19 mars 2018

"La prière qui apaise les souffrances" par Pema Wangyal Rinpoche

Le pouvoir de la prière : transformer les poisons mentaux et enrayer ainsi la souffrance

Chacun sait que deux personnes sensibles peuvent communiquer mentalement lorsqu’elles sont « en phase ». La prière procède de ce plan subtil. Qu’elle prenne la forme de mots, de mantras chantés ou de silence, d’une simple pensée ou d’un souhait émis du fond du coeur, elle puise son pouvoir dans les profondeurs de l’esprit. Plus ce dernier se rapproche de sa simplicité naturelle, plus le pouvoir dynamique et l’efficacité de la prière augmentent. L’état dans lequel se trouve l’esprit influence profondément l’action. Multiplier les pensées positives permet de transformer ce qui est négatif.

Prier en utilisant des mantras transmis par les êtres éveilles véhicule une grande force, car chaque syllabe, chaque mot, chaque phrase, et même leur mélodie sont consacrés par de puissantes bénédictions.

A quoi sert la prière ? Elle est d’une aide précieuse lorsqu’on souhaite la disparition de la souffrance. On a sans peine une conscience aiguë de la souffrance dès que celle-ci se manifeste ouvertement ; il est alors naturel de désirer sa disparition. Mais l’important est d’en reconnaître les causes et de souhaiter qu’elles aussi s’effacent au plus tôt. A l’origine de l’absence générale de sécurité dans le monde se trouvent les cinq poisons de l’esprit. Extérieurement, ils provoquent toutes sortes de catastrophes ; intérieurement, ils engendrent des perturbations mentales. La prière a le pouvoir d’apaiser ou de transmuer ces poisons et d’enrayer ainsi la souffrance.

Quatre grands fleuves de souffrance et autres fléaux
Les enseignements du Bouddha parlent de quatre grands fleuves de souffrance qui emportent les êtres : la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort. Chacun traverse ces quatre expériences au cours de son existence.

En Occident, la naissance n’est généralement pas considérée comme une expérience négative. Pourtant, ay regarder de plus près, il est difficile de nier les sensations douloureuses que la plupart des êtres rencontrent au cours de la période périnatale. La première angoisse est de trouver une matrice. Ensuite, pour réussir à se maintenir neuf mois dans ce refuge, il faut avoir établi dans les vies passées un rapport étroit avec sa future mère, ce qui n’est pas simple. La troisième étape, celle du travail et de la naissance, est le plus souvent vécue comme une souffrance intense, tant pour la mère que pour l’enfant ; le choc est d’ailleurs si violent que la conscience préfère l’oublier.

Le deuxième grand fleuve de souffrance est la maladie. Toute pathologie revêt un aspect général lie a ses causes, les émotions perturbatrices, et des aspects particuliers liés à ses effets. Le trait principal de la maladie consiste dans la difficulté de trouver rapidement des remèdes efficaces.

Pour lire la suite, cliquez ici.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire