lundi 11 décembre 2017

"L'idéal du bodhisattva" par Urgyen Sangharakshita

Un jour, comme c'était son habitude, le Bouddha flânait avec quelques-uns de ses disciples dans les profondeurs de la jungle indienne, à l'écart de la chaleur du soleil de midi. Tandis qu'ils marchaient, le Bouddha se pencha et ramassa une poignée de feuilles de simpala. Il ne faisait pas toujours des discours élaborés, et il parlait souvent de façon simple et directe, et à cette occasion, il demanda simplement à ses disciples :
« Dites-moi ce que vous pensez de ces feuilles, dans ma main, sont-elles nombreuses ou non, comparées à celles de la forêt ? »

Les disciples répondirent :
« Bien sûr, en comparaison avec toutes les feuilles de la forêt, celles dans ta main ne sont rien. Il n'y en a qu'une poignée. »

Alors le Bouddha leur dit :
« Il en est ainsi des vérités dont j'ai pris conscience, comparées à celles que j'ai été capable de vous révéler. »

L'élément important n'est pas qu'il y a des vérités que Bouddha se sentait incapable de transmettre, mais qu'il y avait certaines choses qu'il jugeait inapproprié d'enseigner. Et le texte continue et explique pourquoi : parce que ces vérités n'aideraient pas ses disciples à transcender la souffrance et à atteindre l'éveil.

Depuis l'époque du Bouddha, bien sûr, c'est toute une forêt d'écritures qui est sortie de ses enseignements. Mais c'est la même chose : même si ces écritures sont volumineuses, elles ne représentent qu'une fraction des connaissances infinies d'un bouddha.

C'est aussi vrai du sujet de notre étude. L'idéal du bodhisattva est un sujet vaste. C'est l'aspect principal du courant de l'évolution du bouddhisme connu sous le nom de Mahayana, qui s'est épanoui durant une période d'environ 500 ans (de 0 à 500 ans de notre ère), mais qui est encore pratiqué sous de multiples formes différentes, depuis le bouddhisme tibétain au zen. Etudier ce sujet c'est comme mettre la main sur la poitrine du bouddhisme, et en sentir battre le cœur.


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lundi 4 décembre 2017

Matthieu Ricard : "Le secret c'est de savoir gérer les pensées, pas de les arrêter"

Matthieu Ricard, moine bouddhiste, invité de LCI, parle des bienfaits de la méditation sur la santé physique et mentale.Selon lui, il ne sert à rien de s'empêcher de penser. "Le secret c'est de savoir gérer les pensées, non pas de les arrêter, cela ne marche pas de toute façon".


lundi 27 novembre 2017

"Une immense responsabilité : prendre le voeu de bodhisattva" par Chogyam Trungpa Rimpoche

Image associéePrendre le voeu de bodhisattva implique qu’au lieu de se tenir sur son propre territoire, et le défendre bec et ongles, nous nous ouvrons au monde qui nous entoure. Cela signifie que nous voulons prendre une plus grande responsabilité, une immense responsabilité.

En fait, cela veut dire saisir une grande occasion. Mais cette occasion n’est pas l’occasion d’un faux héroïsme, ou d’une excentricité personnelle. C’est une occasion qui a été saisie dans le passé par des millions de bodhisattvas, d’êtres éveillés et de grands enseignants. Une tradition de responsabilité et d’ouverture qui a été transmise de génération en génération ; et maintenant nous aussi nous y participons dans la dignité.

C’est aussi la bonne santé fondamentale de cette tradition qui se manifeste. Ce que nous faisons en prenant ce voeu de bodhisattva est splendide, mais rejoindre cette tradition nous met aussi au pied du mur. Car nous ne pouvons plus nous satisfaire de rechercher notre propre confort ; nous travaillons avec les autres. Cela implique de travailler avec cet autre qui est nous aussi bien qu’avec les autres.

Notre autre, ce sont nos projections, notre sens du territoire, et notre désir que tout soit pour le mieux toujours pour nous. Les autres autres, c’est le monde phénoménal au-dehors, qui est rempli de gamins hurlants, de vaisselle sale, de pratiquants à l’esprit embrouillé, et de toutes sortes d’êtres vivants.

Ainsi, prendre le Voeu du bodhisattva est un engagement réel basé sur la compréhension de la souffrance et de la confusion, notre souffrance et notre confusion comme celles des autres. Le seul moyen de rompre cette réaction en chaine de douleur et de problèmes et de chercher notre chemin au-dehors vers l’esprit éveillé, c’est de prendre la responsabilité de nous-mêmes.

Si nous ne commençons pas par là, rien ne se fera. Nous ne pouvons pas compter sur les autres pour le faire pour nous. C’est notre responsabilité et nous avons l’immense pouvoir de changer le karma du monde. En prenant le Voeu du bodhisattva, nous décidons de ne plus être les instigateurs de plus de chaos et de souffrance dans le monde, mais nous allons en être les libérateurs, les bodhisattvas, travaillant pour nous-mêmes ainsi que pour et avec les autres.

Décider de travailler avec les autres est une aide incroyable. Nous n’essayons plus de bâtir notre propre stature, nous essayons seulement de devenir des êtres humains capables d’aider véritablement les autres, c’est-à-dire en développant cette qualité d’oubli de soi qui manque tant dans notre monde. Suivant l’exemple de Gautama Bouddha, qui abandonna son royaume pour se dédier à tous les êtres, nous pouvons devenir utile à toute la société.

Chacun de nous peut avoir découvert une petite vérité – comme la vérité sur la poésie, ou la vérité sur la photo, ou la vérité sur les amibes - qui peut aider les autres. Mais nous avons tendance à utiliser cette vérité pour nous faire apprécier. Mais travailler juste avec nos petites vérités, petit à petit, est une approche plutôt lâche.

Au contraire le travail du bodhisattva est sans appréciation. Nous pourrions être battu, insulté, ou seulement impopulaire, mais nous demeurerons gentil et désireux de travailler avec les autres. C’est une situation qui ne rapporte strictement rien. Elle est vraiment authentique et très forte.

Entrer dans cette approche Mahayana de la bienveillance signifie abandonner toute notion de possession, de « privé », et développer une vision plus large. Plutôt que nous concentrer sur nos propres petits projets, nous élargissons notre vision pour englober le reste du monde, le reste de la galaxie, tous les univers.

Mettre en pratique une telle vision demande que nous traitions chaque situation avec un esprit clair et soigneux. Afin de lâcher notre égocentrisme, qui limite notre vue et rend nos actions floues, il nous est indispensable de développer notre compassion.
Traditionnellement, cela se fait en développant d’abord la compassion envers nous-même, puis envers une personne proche, enfin envers tous les êtres, même nos ennemis. A ce point, nous pouvons regarder tous les êtres avec les mêmes sentiments que s’ils étaient notre propre mère. Ce n’est pas nécessaire d’attendre d’être comme cela pour faire le premier pas vers l’ouverture et la gentillesse. L’important, c’est que quelqu’un doit faire ce premier pas.

D’habitude, nous sommes dans cette impasse avec notre monde : « Est-ce que je vais attendre qu’il me dise qu’il est désolé, ou bien est-ce que je vais m’excuser près de lui en premier ? » Mais en devenant un bodhisattva, vous brisez cette barrière : nous n’avons pas besoin d’attendre que l’autre fasse le premier geste, nous avons décidé de le faire nous-même.

Des millions de personnes dans le monde souffrent à cause de leur manque de générosité, de discipline, de patience, d’efforts, de méditation et de cette intelligence qu’est prajna. Faire le premier pas en prenant les voeux de bodhisattva ne veut pas dire essayer de convertir les gens à notre point de vue personnel ; mais nous pensons que nous devons apporter quelque chose au monde rien que dans notre façon d’être, par notre gentillesse.


Source : Buddhaline

lundi 20 novembre 2017

"Le paradoxe des «bouddhistes» myanmarais : Les moines tueurs sont en contradiction avec leur religion."Interview de Matthieu Ricard

Moine et interprète du dalaï-lama, Matthieu Ricard ne condamne pas d’emblée le long silence d’Aung San Suu Kyi face au sort réservé aux Rohingyas.Un demi-million de Rohingyas déplacés. Des milliers d’autres tués au nom de l’épuration ethnique. Des moines bouddhistes qui tendent le poing et une lauréate du prix Nobel de la paix outrageusement silencieuse : comment réconcilier ces exactions dans un État qui se réclame du bouddhisme ? Le moine bouddhiste Matthieu Ricard donne les clés pour comprendre.« Il n’y a pas plus de bouddhisme radical qu’il n’y a d’islam radical », martèle Matthieu Ricard, moine et interprète du dalaï-lama, qui s’insurge contre l’assimilation du bouddhisme à la violence qui s’abat sur la minorité des Rohingyas au Myanmar. « Il n’y a rien à réconcilier. Ces moines tueurs, ce sont des gens qui se comportent en opposition totale avec le bouddhisme.

« On peut trouver des ambiguïtés dans les écritures de différentes traditions, et les interpréter de différentes manières, mais dans le bouddhisme, ce n’est pas possible. Car [dans cette religion] il n’y a pas de différence entre tuer quelqu’un dans la vie civile et dans la guerre », insiste l’ex-scientifique, qui a ancré depuis 50 ans sa vie spirituelle et son action dans les contreforts de l’Himalaya.


Tremplin du nationalisme

Instrumentalisée par des mouvements « bouddhistes » ouvertement islamophobes, notamment par le moine Ashin Wirathu, qu’on dit très proche des pouvoirs militaires, la religion sert en sol myanmarais de prétexte à la promotion d’un nationalisme qui s’autorise toutes les violences.

Au Sri Lanka, près de Colombo, le mois dernier, des moines bouddhistes se sont même attaqués à un abri des Nations unies qui abritait des réfugiés rohingyas.

Une « aberration », insiste Ricard. Ces religieux qui prônent la haine vont à l’encontre des fondements mêmes du bouddhisme et « ces moines tueurs ne sont plus moines depuis longtemps ».

« Ils ne devraient pas porter la robe, car sur les 250 voeux monastiques, 4 font que vous perdez automatiquement votre statut [s’ils sont outrepassés], notamment celui d’ôter la vie à un être humain ou d’inciter à ôter la vie, ou de se réjouir du fait que quelqu’un a été tué. »

La non-violence

Face à la politique de persécution poursuivie par le Myanmar, le dalaï-lama a soutenu il y a une dizaine de jours à Pise, en Italie, que si « Bouddha était vivant aujourd’hui, il viendrait en aide aux Rohingyas ».



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dimanche 19 novembre 2017

Premier message d'inspiration pour la Retraite d'Hiver 2017-2018 à la maison

Chères amies, chers amis, qui nous accompagnez dans cette aventure intérieure de la retraite d’hiver chez soi, pour ce premier message, et afin d’être en lien avec le Village, nous devons patienter avant d’aborder le thème des quarante propositions.

Nous vous proposons une réflexion sur le sens de ce que peuvent être les frontières lorsque nous ne bénéficions pas de cette aide que procurent les frontières géographiques. Pour la plupart d’entre nous, il est impossible de se retirer du monde .

En effet dans notre vie familiale, professionnelle, associative et notre environnement, nos sens sont continuellement sollicités. Nos six sens vont nous guider dans nos choix de consommation, nos décisions ; ce sont les portes d’entrée de la représentation que nous nous faisons de notre monde, mais ce n’est pas et de beaucoup la totalité du monde. Les astrophysiciens estiment ne connaître au mieux que 5 % de l’univers, nous ne faisons vraisemblablement pas mieux dans notre propre univers.

Nos frontières vont être les « filtres » que nous installerons aux portes d’entrée des six sens.

De quels outils disposons nous pour ces filtres ?

Les enseignements bouddhistes et plus particulièrement ceux de Thay nous offrent de nombreuses pistes de pratique et de réflexion.


Pratiquer en Sangha


Si nous avons la chance de pouvoir pratiquer en Sangha, nous pouvons cultiver cette intention d’avoir une belle et généreuse Sangha en s’appuyant et en relisant le document « Qu’est-ce qu’une Sangha du Village des Pruniers ?».

Comment pouvons-nous ensemble favoriser et développer l’harmonie dans la Sangha, en pratiquant le lâcher prise (l'un des sept facteurs d'éveil) et la non-poursuite (l'une des trois portes de la libération), tout en gardant notre profonde détermination d’être dans les Pas du Bouddha et de Thây ?


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Source : Maison de l'Inspir

lundi 13 novembre 2017

"Les voeux de Bodhisattva" par Shamar Rinpoché

ChenrezigDe façon générale, en ce qui concerne les vœux de bodhisattva, il y a deux étapes. D'une part, il y a les vœux de bodhisattva d'intention, d'aspiration. Ensuite, il y a les vœux d'application, la mise en œuvre de l'intention. Pour prendre les vœux, il nous faut d'abord prendre les vœux de refuge, en relation avec ces vœux de bodhisattva.

Les vœux d'aspiration

La première étape, ce sont les vœux d'aspiration. C'est-à-dire que nous allons diriger notre esprit vers un but, vers un objet. Quel est-il ? Ce sont tous les êtres qui peuplent l'espace sous toute une série de formes, d'existences, de mondes et de planètes différentes. Ce qui caractérise les êtres vivants, c'est que, d'une part, ils sont dotés d'une conscience et, d'autre part, ils sont aussi marqués par la souffrance qui s'enracine dans l'ignorance fondamentale. Un esprit marqué par l'ignorance fondamentale ne peut produire que des émotions perturbatrices. A partir là, inévitablement nous allons agir et accumuler du karma. Les graines karmiques, quand elles arrivent à maturité, produisent de la: souffrance. C'est cette souffrance qu'expérimentent les êtres dans les différents types d'existences. Générée de vie en vie, elle forme un cycle*. Considérant les êtres, leurs conditions d'existence et leur souffrance, nous allons développer une authentique compassion.

Développer le souhait de libérer tous les êtres

Gardant à l'esprit la souffrance qu'expérimentent les êtres, il s'agit de développer une attitude. Cette attitude d'esprit est le souhait profond, développé de façon honnête, que tous ces êtres soient complètement libérés de la souffrance et ce, de façon permanente. On s'encourage soi-même à développer cet état d'esprit face à la souffrance des êtres. Afin d'être capable de réaliser ce souhait, c'est-à-dire de libérer les êtres de la souffrance de façon définitive, il s'agit de travailler sur soi-même et de se libérer de ses propres souffrance et confusion. Dans un deuxième temps, nous pouvons acquérir la capacité véritable de venir en aide aux autres et de les libérer. Cette capacité, c'est le plein et parfait Eveil, c'est l'état de bouddha. L'état de bouddha, c'est la capacité réelle d'accomplir le bienfait des autres de façon spontanée. Pour que cet Eveil s'établisse, il est nécessaire qu'il s'enracine dans une cause.

L'esprit d'Eveil

La cause de l'Eveil, c'est le développement de la bodhicitta, de l'esprit d'Eveil, de l'aspiration; c'est le développement de cette aspiration comme cause dans l'esprit. On le formalise par la prise des voeux de bodhisattva. Ainsi, en prenant ces voeux et en mettant en œuvre cette attitude d'esprit, nous cheminons et nous développons spirituellement. De vie en vie, nous devenons de plus en plus capable d'accomplir le bienfait des êtres. Progressivement, nous allons pouvoir réaliser le fruit ultime qui est le plein et parfait Eveil, l'état de bouddha. Cela va nous permettre d'accomplir spontanément le bienfait des êtres. Non de façon conceptuelle, mais de façon totalement spontanée et sans entrave. Exactement comme le soleil qui brille dans le ciel et qui éclaire toute chose, l'activité du Bouddha va naturellement accomplir le bienfait des autres. C'est ce qu'on appelle le fruit de l'Eveil, le plein et parfait Eveil. Ce fruit s'acquiert en développant l'esprit d'Eveil, la bodhicitta. Il y a donc ces deux points de vue, ces deux points de référence sur le chemin vers l'Eveil. D'une part, considérer le fruit, l'Eveil, c'est-à-dire la capacité réelle d'accomplir le bienfait des autres. D'autre part, considérer la cause qui va nous y amener, c'est-à-dire le développement de la bodhicitta, le développement de l'esprit de l'Eveil, qui va être formalisé par les vœux.

Quatre types d'êtres

On parle du fruit de l'Eveil et il est important de bien comprendre ce qu'est ce fruit, ce qu'est l'Eveil, ce qu'est le Bouddha et sa capacité à accomplir le bienfait des autres de façon spontanée et sans limite. Comment cela s'accomplit-il ? Le Bouddha accomplit le bienfait des autres de façon spontanée à travers quatre niveaux. Par son activité spontanée, il va permettre aux êtres qui sont complètement prisonniers du samsara et de la souffrance de se libérer. Non pas tant du samsara, mais plutôt des souffrances des mondes inférieurs. Cela peut les amener à avoir une renaissance dans laquelle ils peuvent rencontrer un bonheur relatif.
Ensuite, il y a un deuxième niveau d'activité qui s'adresse cette fois-ci à ceux qui sont sur le chemin. L'activité du Bouddha va les encourager, les soutenir pour qu'ils puissent complètement se libérer du samsara. 

On parle des pratiques des arhats ou des bouddhas pour eux-mêmes, qui cherchent leur propre libération. Quand ces êtres ont réalisé l'Eveil du petit véhicule, les bouddhas peuvent, à ce moment-là, également les aider parce qu'ils sont établis dans cette paix de l'esprit, ils y résident complètement.C'est le fruit du chemin de la libération individuelle, l'Eveil des arhats.L'activité des bouddhas va les encourager à avancer vers l'Eveil, à ne pas rester dans cette paix et très concrètement, par leur samadhi, par leur absorption méditative, les bouddhas vont les secouer de cette sérénité, de cette paix. Ils vont agir ainsi afin de les exhorter à continuer à parcourir leur chemin vers l'Eveil. 
Mais ce n'est pas tout. L'activité des bouddhas s'adresse aussi à un quatrième type d'êtres, ceux qui sont sur ce qu'on appelle les hautes terres des bodhisattvas, la huitième et la neuvième terre. L'activité des bouddhas va les exhorter à continuer encore leurs efforts, à poursuivre leur cheminement, jusqu'à ce qu'ils puissent eux-mêmes réaliser le plein Eveil.
 

Ainsi, on peut voir combien vaste est cette activité éveillée. Elle s'adresse à la fois à des êtres qui sont complètement dans le samsara, sur le chemin de la libération, et à d'autres êtres qui ont déjà un certain fruit du chemin. Elle s'adresse à tous les types d'êtres, à tous les niveaux d'êtres. Et il faut bien comprendre que ce qui permet cette activité spontanée et sans limite, c'est la cause première. Et la cause première, c'est cette promesse, cet engagement, ce serment de pratiquer pour aider, pour accomplir le bienfait des autres. C'est ce qui va nous permettre d'avoir ce fruit spontané et sans limite.

Les vœux d'esprit d'Eveil d'application

Il y a ensuite les voeux d'esprit d'Eveil d'application, l'engagement à la mise en pratique de l'aspiration à l'Eveil. Ces vœux de mise en œuvre des bodhisattvas consistent en la pratique des six paramitas, les six qualités éveillées, ou les six façons de vivre éveillées. Ce sont: la générosité, l'éthique, la patience, l'effort enthousiaste, la méditation et la sagesse discriminante. Un bouddha est quelqu'un qui a amené à sa pleine perfection et pleine
maturation ces six qualités éveillées. C'est en les pratiquant que l'on peut complètement actualiser l'Eveil. En cheminant, en pratiquant et en mettant en œuvre ces qualités, les bouddhas les ont développées jusqu'à leur pleine perfection. A travers leurs différentes existences fondées sur le souhait de véritablement aider les autres, ces qualités se sont épanouies. En prenant les vœux, nous pensons: "Tout comme les bouddhas du passé, du présent et du futur, qui se sont engagés, s'engagent et s'engageront pratiquer les six qualités éveillées, les six paramitas, je vais suivre ce chemin. "

Maintenir une discipline, ou l'éthique

Les vœux de bodhisattva peuvent se prendre dans le contexte des trois types de discipline. Ces trois types d'éthique sont, d'une part, l'engagement de réduire tout acte négatif qui induit de la souffrance et, d'autre part, l'engagement d'accumuler des actions positives, qui génèrent un bienfait pour soi et pour les autres. La troisième éthique est une conduite qui accomplit le bienfait des autres.
Afin de préserver les différents engagements concernant ces vœux, un entraînement est nécessaire. Ce que signifie préserver l'engagement de ces vœux d'aspiration et d'application est clairement développé dans le Joyau Ornement de la libération de Gampopa. Cet engagement est la base d'un développement puissant de la vertu et de ce qui est positif. C'est quelque chose qui va se développer automatiquement si l'on préserve les vœux pris. Même lorsque l'on dort, même quand l'esprit n'est pas attentif, ces bienfaits continuent à se développer. C'est la raison pour laquelle les vœux sont dits être un fondement fertile pour le développement de toute vertu.


Source : Dhagpo Kagyu Ling

lundi 30 octobre 2017

"Les bienfaits de la réflexion sur l'impermanence" par Khyentsé Rinpotché




La vie est aussi éphémère qu'une goutte de rosée à la pointe d'un brin d'herbe. On ne peut arrêter la mort, de même qu'on ne peut empêcher les ombres de s'étirer au soleil couchant. Vous pouvez être extrêmement beau, vous ne séduirez pas la mort. Vous pouvez être très puissant, vous ne l'influencerez pas davantage. Même les richesses les plus fabuleuses ne vous achèteront pas quelques minutes de vie supplémentaires. La mort est aussi certaine pour vous que pour celui qui a le cœur transpercé d'un poignard.

Un jour, un rude Tibétain du Khampa vint offrir une pièce de tissu à Droubthop Tcheuyoung, l'un des plus éminents disciples de Gampopa, pour lui demander des enseignements. À plusieurs reprises Droubthop Tcheuyoung renvoya le Khampa en dépit de ses multiples supplications. Comme celui-ci insistait, le maître prit finalement les mains de l'homme dans les siennes et lui répéta trois fois:
— Je mourrai; tu mourras.
Puis il ajouta:
— Voilà tout ce que mon maître m'a enseigné. C'est tout ce que je pratique. Médite simplement là-dessus. Je te promets qu'il n'y a rien de plus grand.

L'idée de la mort tourne l'esprit vers le Dharma, elle nourrit l'assiduité, et elle permet, pour finir, de reconnaître la radieuse clarté de la dimension absolue. La mort devrait toujours être l'un des sujets essentiels de vos méditations.

Lorsque la véritable compréhension de l'impermanence aura commencé à poindre dans votre esprit, vous ne vous laisserez plus emporter par la discrimination entre ami et ennemi, vous serez à même de déchirer l'épais enchevêtrement des activités distrayantes et futiles, vous serez capable de puissants efforts, tout ce que vous ferez prendra la direction du Dharma, et vos qualités s'épanouiront comme jamais auparavant.

Source : http://www.matthieuricard.org

lundi 23 octobre 2017

"L'empathie et la pratique intensive de la compassion" par Matthieu Ricard


Résultat de recherche d'images pour "matthieu ricard"L'empathie consiste à ressentir ce que d'autres éprouvent et à entrer en résonance avec eux. Lorsque nous rencontrons un être transporté de joie, nous éprouvons nous aussi de la joie. Il en va de même pour la souffrance. Par empathie nous ressentons la souffrance qui accable l'autre. Au plan de l'expérience vécue, ces sentiments empathiques sont semblables à de la joie véritable et à de la souffrance véritable. C'est pourquoi, lorsqu'une personne qui éprouve spontanément de l'empathie est continuellement confrontée aux souffrances d'autrui, elle est constamment affectée par ces souffrances. Nous constatons que ceci arrive aux plus dévouées des personnes travaillant dans les services d'aide et de soin, tels que les professionnels de la santé. L'expérience répétée et profonde qu'elles font de l'empathie les conduit soit à développer le syndrome d'épuisement professionnel (l'incapacité de supporter les sentiments empathiques), soit à fuir les sentiments et les émotions d'autrui.

L'année dernière j'ai participé, ensemble avec la spécialiste des neurosciences Tania Singer, à une étude sur l'empathie et la compassion. Nous avons examiné les phénomènes de « fatigue de l'empathie », largement répandus au sein de la communauté médicale. Comment un professionnel des soins peut-il préserver l'ardeur de son empathie pour autrui tout en gardant intacts le courage et l'optimisme dont il a besoin pour aider ses patients ?

Les méditants participant à l'étude découvrirent qu'un moyen de résoudre ce dilemme consiste à cultiver un amour et une compassion sans réserve pour la personne souffrante. Il s'agit là de bien plus que de simplement entrer en résonance avec les émotions de la personne qui souffre.
Selon le bouddhisme, l'amour altruiste est une attitude qui consiste à souhaiter que les autres soient heureux et à rechercher les causes véritables du bonheur. Et la compassion est définie comme le désir de mettre fin aux souffrances d'autrui et à leurs causes. Un tel amour altruiste peut imprégner l'esprit au point qu'on peut en venir à ne rien souhaiter de plus que le bien-être de ceux qui souffrent. La compassion n'est rien d'autre que l'amour donné à ceux qui souffrent. Un tel amour compatissant peut neutraliser la détresse et l'impuissance engendrée par l'empathie appliquée seule, et produit des dispositions d'esprit constructives telles que le courage compatissant.

Un entraînement laïc à aimer la bonté et la compassion pourraient donc permettre au personnel soignant de mieux aider les patients souffrants, sans que pour autant il présente ce débilitant syndrome d'épuisement professionnel, qui se développe fréquemment après une exposition prolongée à la seule empathie. Il nous a aussi semblé que même s'il peut y avoir de la « fatigue de l'empathie », il ne saurait y avoir de la « fatigue de la compassion », sachant que la compassion est par essence une disposition d'esprit équilibrée et positive, tandis que l'empathie n'est que le moyen permettant de percevoir sans erreur la disposition d'esprit des autres. Plus on cultive la compassion et l'amour de la bonté, plus on progresse sur la voie du bien-être authentique, et on devient pleinement disponible pour autrui.

Source : http://www.matthieuricard.org

lundi 9 octobre 2017

Quelle éthique pour le 3ème millénaire ? par Sa Sainteté Tenzin Gyatso, XIVe Dalaï Lama

Interview de Sa Sainteté le Dalaï-Lama au centre tibétain de Lerab Ling. Traduction orale de Matthieu Ricard à l'émission de France2 Voix Bouddhiste du 1er octobre 2000.
A l'aube du 3ème millénaire, Sa Sainteté aborde un thème fondamental : Est-il possible de mettre en place une éthique universelle, éthique qui serait applicable par tous, quels que soient les pays, les religions et les cultures ?

(Transcription réalisée à partir de la traduction orale de Matthieu Ricard, en respectant du mieux possible et avec toute l'humilité qu'il se doit, les paroles, les pensées et les sages conseils de Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Source : Catherine Barry).


Sa Sainteté souhaite donc que tous particularismes religieux ou culturels soient dépassés afin que tous les êtres puissent se reconnaître dans cette éthique qui serait basée sur des principes humains universels. Pour Sa Sainteté le Dalaï-Lama, il s'agirait là d'une véritable révolution spirituelle.

VOIX BOUDDHISTES - Ce thème sera abordé sous différents angles : l'éthique dans l'enseignement du Bouddha et l'éthique dans le monde laïc. Votre Sainteté, nous allons commencer par l'éthique dans l'enseignement du Bouddha.

Sa Sainteté le Dalaï-Lama - Si l'on veut définir la quintessence de l'éthique selon le bouddhisme, dans le meilleur des cas, il faut pouvoir apporter du bien aux êtres, mais dans tous les cas, ne pas leur faire du tort, ne pas leur nuire… c'est là le fondement de l'éthique, c'est cela qui définit l'éthique selon le bouddhisme. Et à la base de cela, à la base de cette intention, de faire le bien si possible, en tous les cas de ne pas nuire, c'est-à-dire la non-violence ; à la base de cela est la pensée bien sûr, de la compassion, de l'amour altruiste.

VOIX BOUDDHISTES - Peut-on dire que la conduite éthique constitue en quelque sorte la base, le fondement, l'enracinement de la pratique sur la voie bouddhiste ?

Sa Sainteté le Dalaï-Lama - Je crois que l'on ne peut pas répondre de façon unique. En fait ce n'est pas aussi simple que cela en a l'air. En effet, si le but ultime est bien de faire le plus de bien possible aux autres, d'apporter un grand bienfait à autrui, à tous les êtres, et pour cela il est clair maintenant que nous n'avons pas cette capacité, il faut donc la développer et pour la développer de façon ultime, la meilleure chose à faire, c'est de soi-même atteindre à l'Eveil, atteindre à la perfection de la bouddhéïté. Et c'est seulement ensuite que l'on pourra effectivement accomplir le bien des êtres de façon immense.

Il y a de nombreux facteurs qui vont contribuer à cette atteinte de l'Eveil, l'un est précisément cette discipline mais il y a aussi la concentration (Samadhi) et il y a également la connaissance, la sagesse, donc dans ce contexte, on voit que la discipline ou l'éthique est une branche, est un facteur qui contribue à l'atteinte de l'Eveil pour le bien des autres, mais on ne peut pas dire non plus que c'est un facteur unique. Donc c'est un facteur important mais on ne peut pas dire non plus que cela constitue la base, le fondement unique même de la voie du bouddhisme.

VOIX BOUDDHISTES - Comment développer donc une discipline éthique ?

Sa Sainteté le Dalaï-Lama - Il faut commencer par examiner les bienfaits d'une éthique correcte, d'une discipline ferme et les méfaits du contraire. Principalement l'absence d'éthique se traduit par une conduite ou une manière d'être qui va nuire à autrui, or nuire à autrui, c'est non seulement bien sûr faire le mal aux autres mais c'est finalement semer les graines de notre propre souffrance. Nous devons être clairement conscients de cela afin de développer cette éthique. Etant conscients de cela, faire tout ce qu'il faut pour éviter que nous fassions sciemment du tort à autrui.

Il y a un deuxième aspect à cela, cette pensée même de faire du tort à autrui, d'où vient-elle ? Elle vient des émotions négatives, obscurcissantes, qui affligent notre esprit, qui l'obscurcissent, et donc afin de développer une éthique correcte, il faut aussi œuvrer à amenuiser et finalement dissoudre entièrement, éliminer entièrement tous les facteurs mentaux négatifs, destructeurs, qui sont au fond de cet esprit, et cela, c'est quelque chose que nous devons faire par un processus de transformation intérieure et qui est la façon la plus fondamentale de développer l'éthique.

L'aspect le plus élevé de l'éthique, c'est aussi d'abandonner la pensée qui nous fait nous centrer entièrement sur nous-mêmes, de façon égoïste, de rejeter, d'écarter ou d'éloigner les autres de notre pensée. Donc la forme la plus élevée de l'éthique, c'est de combler ce fossé qui nous sépare des autres afin que nous n'ayons plus cette notion égoiste entre nous et autrui.

Afin d'accomplir le but ultime de l'éthique qui est d'apporter du bien à autrui, il faut être capable de développer de la tendresse, de l'affection, de l'amour envers autrui, et pour cela il faut donc d'abord prendre conscience de la faculté de tendresse qui est en nous, que nous avons par exemple à notre égard, à l'égard de notre bonheur et puis étendre cela à autrui et finalement penser que le bonheur d'autrui compte plus que le nôtre.

VOIX BOUDDHISTES - Donc, peut-on dire qu'il y a un aspect de l'éthique que l'on néglige souvent et qui est la conduite que l'on doit aussi avoir à notre égard, c'est-à-dire ne pas se nuire comme c'est souvent le cas dans nos sociétés où il est beaucoup question de dépression, de haine de soi, de suicides ? 


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lundi 25 septembre 2017

Instructions données par Sa Sainteté le XVII e Karmapa sur « ne pas manger de viande »

Le 3 janvier 2007, jour de la pleine lune, était le dernier jour des 24e Kagyu Meunlam. À l’ombre de l’arbre de la Bodhi, siège de l’éveil de 1000 Bouddhas,
Orgyèn Trinlé Dordjé, le XVIIe Gyalwang Karmapa, a donné cet enseignement sur les bienfaits de ne pas manger de viande. 
 
Plus de 6000 personnes étaient présentes. L’enseignement a été entendu par des détenteurs de lignée, des Rimpochés, des lamas, des membres de la sangha monastique et des pratiquants laïques qui étaient venus de nombreux pays dont le Tibet, le Népal, l’Inde, Taïwan, la Corée, la Birmanie, les USA, le Canada, la Russie et toutes les régions d’Europe.
L’enseignement a été traduit en plusieurs langues simultanément et diffusé par radio FM. Ainsi il a été possible d’entendre le sens et en même temps de se connecter à la clarté et la passion de la voix puissante du Karmapa. La traduction anglaise a été assurée par Ringou Tulkou. 
 
Je n’ai pas pris de notes sur le moment, mais peut-être une transcription complète sera disponible à une date ultérieure. Cependant, à plusieurs reprises pendant les enseignements des Meunlam, Sa Sainteté a dit que, en tant que famille Kagyu, nous ne devrions pas trop nous préoccuper des détails
précis au détriment du sens de Son message. De façon pratique, je suis sûr que c’est un compte rendu fidèle de ce qui a été dit et le propose maintenant avec un sentiment d’urgence. Vers la fin de l’enseignement, Sa Sainteté a demandé expressément aux personnes présentes de rendre l’enseignement accessible à d’autres puisqu’il considère que le sujet a une telle importance. Il a plaisanté en disant que les Tibétains devraient le traduire pour ceux de l’Amdo au cas où ceux-ci prétendraient ne pas avoir compris son dialecte.
 
Tout au long des Kagyu Meunlam, Sa Sainteté a souvent parlé de son enfance de nomade pauvre auTibet. À un certain moment de l’année les nomades avaient pour habitude de rassembler les animaux qui devaient être abattus. À ces moments-là Sa Sainteté était complètement éperdue d’inquiétude à
cause de la souffrance des animaux. Quoi que les siens tentent, ils ne parvenaient pas à contenir son chagrin. Depuis cette époque Sa Sainteté a dit qu’il avait beaucoup étudié le dharma et pratiqué avec diligence ; pourtant dans toutes ses études et ses pratiques il n’a jamais trouvé quelque chose qui
puisse être créé qui était plus précieux que cette bonté qui s’élevait naturellement envers d’autres êtres. Il nous a tous encouragés à nous relier à cette bonté innée qui est en nous-mêmes.
 

lundi 28 août 2017

"Le Chant des Louanges au Bouddha Amitabha" par Thich Nhat Hanh

Nous n'avons aucune difficulté à accepter que le soleil est une merveilleuse réalité. Il est une une source de vie. Sans soleil, la planète Terre ne pourrait pas survivre. Si nous appelons la planète Terre comme la mère de toutes les espèces, alors nous devons appeler le soleil comme le père de toutes les espèces. Sans père, la mère ne peut pas donner naissance aux enfants, et sans mère, il n'y aurait pas le père. Nous avons besoin du soleil et de la planète afin de nous manifester. Et nous pouvons inviter les non-bouddhistes à accepter ce qui est dans ce chant.


Chant des louanges au Bouddha Amitabha :


Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha à la lumière illimitée
Qui éclaire majestueusement les milliers de mondes.
Aujourd’hui, nous avons la chance
D’entendre votre appel merveilleux, cher Père compatissant.


Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha, Roi du Nectar du Dharma.
Vous vous manifestez en Grand Soleil éblouissant.
Vous nous montrez le chemin,
A nous, la lignée du Soleil.


Notre vraie demeure est la Terre.
Notre Mère aimante est la planète bleue,
Avec l’amour comme orbite,
Elle pratique la méditation marchée dans le système solaire.


La lumière dont vous rayonnez, cher Bouddha,
A donné naissance à tant d’espèces.
Partout où se trouve la vie,
Le Bouddha Grand Soleil est là, présent.


La lumière que vous diffusez, cher Bouddha,
Est une source de nourriture pour toutes les espèces.
Si nous pouvons voir notre chemin d’aller et de retour,
C’est grâce au soleil qui brille à tout moment.


Cher Bouddha à la lumière illimitée,
Votre énergie a engendré les nuages argentés,
La lune dorée, les montagnes hautes et les grandes rivières
Coulant et formant les quatre océans bleues et limpides.


Cher Bouddha à la lumière illimitée,
Votre énergie a engendré les saules verts et les fleurs de pêchers roses.
Elle éclôt en fleurs jaunes et en bambous violets.
Elle révèle toutes les merveilles du corps du Dharma.


Vous avez soulevé la Terre dans vos mains aimantes
Et l’avez transformée en terre pure et paisible
Où se rassemblent tous les nobles êtres
Pour bâtir les nobles Sanghas.


La nature du Bouddha ne se différencie pas du sud au nord.
La Terre Pure ne se limite pas à l’est ou à l’ouest.
Avec compassion, le Bouddha Shakyamuni nous a enseigné
Que la Terre Pure est ici et maintenant.


Nous faisons le voeu de marcher sur la terre de la réalité,
D’être conscients de notre propre corps,
De toucher la Terre avec chaque pas que nous faisons
Et de voir ses merveilles à chaque instant.


Réalisant que la nature des choses
Est la non-naissance et la non-mort, le sans venir et le sans partir,
Nous déchirons les voiles des doutes en tous lieux et allumons la torche de la sagesse
Pour éclairer tous les chemins à chaque instant.


Reconnaissant la Terre Pure dans le monde de la souffrance
Et l’éveil dans les afflictions,
Touchant le nirvana dans le monde des naissances et des morts,
Nous franchissons la rive de la confusion et parvenons à celle de la libération.


Chaque pas posé sur toi, notre chère Mère la Terre,
Nous permet d’entrer en contact avec notre Père Soleil.
Chaque pas fait dans la paix, la joie et le bonheur
Fait éclore de ton sein des milliers de fleurs.


Le nectar du Dharma merveilleux est apparu.
Le nectar du Dharma merveilleux s’est manifesté.
Le ciel victorieux est revenu
Alors que le nectar du Dharma fait sa marche héroïque.


Comme la Terre Pure du moment présent est merveilleuse !
Elle est aussi réelle que le ciel bleu et le nuage blanc.
Tous les bouddhas dans les dix directions
L’ont déjà certifiée et l’ont louée en chœur.


Avec notre corps, nos paroles et notre esprit purifiés,
Nous faisons le vœu de bâtir ce monde pur et paisible,
De former les bodhisattvas qui deviendront les bouddhas,
Et de mettre fin à la guerre.


Nous faisons le vœu de nous établir paisiblement dans la pleine conscience,
De protéger de tout cœur notre belle planète,
De bâtir et de fortifier notre Sangha
Et avec vous, cher Bouddha, de servir tous les êtres.


Nous sommes déterminés à regarder profondément
Pour voir la nature de la co-production conditionnée de toutes choses,
Et pour réaliser la non-apparence,
À nous libérer des désignations conventionnelles.


Pour toucher la réalité des choses,
Réaliser la non-naissance et la non-mort,
Surmonter l’angoisse
Et pour vivre vraiment en paix.


Cher Bouddha, soyez témoin de notre aspiration sincère.
Entourez-nous et protégez-nous
De votre énergie
Pour que nous puissions réaliser rapidement nos vœux.


Hommage au Bouddha Amitabha.
Hommage au Bouddha Vairocana.
Hommage au Bouddha Shakyamuni.



(Fin du chant.)


Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha à la lumière illimitée
Qui éclaire majestueusement les milliers de mondes.
Aujourd’hui, nous avons la chance
D’entendre votre appel merveilleux, cher Père compatissant.


Chant des louanges au Bouddha Amitabha : 'Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha à la lumière illimitée, qui éclaire majestueusement les milliers de monde' C'est l'offre d'un bodhisattva. Sans soleil, pourrait-il y avoir des êtres ? La vie pourrait-elle continuer, les arbres pourraient-ils pousser ? Donc cette offre est une des vertus, des qualités, d'un bodhisattva. La Terre est pareille que le soleil. Nous n'avons aucune difficulté à reconnaître le soleil comme un bodhisattva ou un Bouddha. 'Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha à la lumière illimitée, qui éclaire majestueusement les milliers de monde. Aujourd'hui, nous avons la chance d'entendre votre appel merveilleux, cher père compatissant.' Nous voyons le soleil comme de l'hydrogène et de l'hélium, mais le soleil n'est pas seulement ces deux éléments. Il est un vrai Bouddha, parce que sans lui, il n'y aurait pas la Terre, il n'y aurait pas la vie.


Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha, Roi du Nectar du Dharma.
Vous vous manifestez en Grand Soleil éblouissant.
Vous nous montrez le chemin,
A nous, la lignée du Soleil. 


Pour lire tout l'enseignement et connaitre le début et la fin, cliquez ici.

lundi 14 août 2017

"La paix : un art, une pratique, une approche bouddhiste" par Thich Nhat Hanh

Nous avons des vies très compartimentées. La pratique de la méditation
assise et les moments où nous ne pratiquons pas sont deux périodes que
nous considérons comme étant très différentes l’une de l’autre. Quand
nous sommes assis, nous pratiquons intensivement, et quand nous ne
sommes pas assis, nous ne pratiquons pas intensivement. En fait, nous
pratiquons la non-pratique intensive. Un mur sépare ici deux, pratique
et non-pratique. Pratiquer, c’est seulement pendant la période de
pratique, et non pratiquer, c’est seulement pendant la période de
non-pratique. Comment pouvons-nous mélanger les deux ? Comment
pouvons-nous sortir la méditation de la salle de méditation pour l’
amener dans la cuisine, ou au bureau ? Comment les moments où l’on est
assis peuvent-ils influencer le temps où l’on n’est pas assis ? Si le
médecin vous prescrit des piqûres, cela ne profitera pas seulement à
votre bras, mais à votre corps tout entier. Si vous méditez assis une
heure par jour, cette heure doit durer vingt-quatre heures entières, pas
seulement une heure.

Un sourire, une respiration doivent être pour le bénéfice de toute la
journée, beaucoup plus que pour ce simple moment. Nous devons pratiquer
de façon à supprimer la barrière entre pratique et non-pratique.

Quand nous marchons dans la salle de méditation, nous faisons des pas
attentifs et très lents. Mais quand nous allons à l’aéroport, nous
sommes une tout autre personne. Nous marchons très différemment, moins
attentivement. Comment pratiquer à l’aéroport et au marché ? C’est cela,
le bouddhisme engagé. Bouddhisme engagé ne veut pas simplement dire
utiliser le bouddhisme pour résoudre des problèmes sociaux ou
politiques, protester contre les bombes ou l’injustice sociale. Avant
tout, nous devons amener le bouddhisme dans notre vie quotidienne. J’ai
une amie qui respire consciemment entre les coups de téléphone, et cela
l’ aide beaucoup. Un autre ami fait de la méditation marchée entre ses
rendez-vous d’affaires, marchant attentivement entre les immeubles du
centre de Denver. Les passants lui sourient et ses rendez-vous, même
avec des gens peu faciles, se révèlent souvent plaisants et réussis.

Nous devrions être en mesure d’amener la pratique de la salle de
méditation à notre vie de tous les jours. Comment pratiquer pour
pénétrer les sensations, les sentiments, les perceptions de notre vie
quotidienne ? Nous n’avons pas affaire à eux uniquement pendant la
méditation assise, mais tout le temps. Nous devons discuter entre nous
sur les façons de faire. Pratiquez-vous la respiration entre les coups
de téléphone ? Pratiquez-vous le sourire en coupant des carottes ?
Pratiquez-vous la relaxation après des heures de dur labeur ? Ces
questions sont très utiles. Si vous savez comment appliquer le
bouddhisme au moment du dîner, des loisirs ou du coucher, je pense que
le bouddhisme sera engagé dans votre vie. Alors cela aura un effet
énorme sur le plan social. Bouddha, Dharma et Sangha deviennent
l’affaire de chaque vie, de chaque heure, de chaque minute de notre vie
quotidienne, et pas simplement la description de quelque chose d’éloigné.

Notre esprit ressemble à une rivière dans laquelle passent de nombreux
sentiments et pensées. De temps en temps, il est utile de réciter un
gatha, un petit poème pour nous ramener à la réalité du moment présent.
Lorsque nous concentrons notre esprit sur un gatha, à ce moment précis
notre esprit est le gatha. Le poème remplit notre esprit pendant une
demi-seconde, dix secondes ou une minute, puis Si vous méditez assis une
heure par jour, cette heure doit durer vingt-quatre heures entières, pas
seulement une heure.

Nous pouvons rencontrer un autre gatha, un peu plus en aval. Quand je
prends un repas en silence, je me récite un poème, puis je mange. Quand
mon assiette est vide, je récite un autre gatha et bois une tasse de
thé. Supposons que nous ayons une heure de méditation assise, suivie de
cinq heures non assises, et à nouveau de trois heures de méditation
assise intensive.

Quel est le rapport entre la période de pratique et la période de
non-pratique, entre l’esprit de pratique et l’esprit de non-pratique ?
S’asseoir est pareil à un gatha, un long gatha silencieux (peut-être pas
très silencieux !). En fait, ce qui m’importe, c’est l’effet qu’a le
gatha sur l’esprit non-gatha.

Un automobiliste a besoin de temps en temps de panneaux pour lui
indiquer le chemin. Le panneau et la route ne font qu’un, car vous voyez
le panneau non seulement là où il apparaît, mais aussi tout le long du
chemin, jusqu’au panneau suivant. Il n’existe aucune différence entre
les panneaux et la route. C’est ainsi que nous devrions faire quand nous
pratiquons la méditation assise et les gathas. Les gathas nous aident à
revenir à nous-mêmes, et dès que le poème est terminé, nous continuons
le long du courant. Si nous ne réalisons pas l’unité entre les gathas et
le reste de notre vie, entre les panneaux et la route, alors nous aurons
en nous-mêmes ce que les Français appellent des cloisons étanches*. Cela
signifie un compartimentage absolu, sans aucune communication entre les
deux compartiments. Imperméable. Il y a une destination absolue entre
les états d’esprit gatha et non-gatha, assis et non assis.

Comment les moments gatha peuvent-ils influer sur les moments non-gatha
? Comment les heures assises peuvent-elles imprégner les heures
non-assises ? Nous devons apprendre à pratiquer de façon ce qu’un gatha,
une seule minute de méditation assise puissent influencer le reste de la
journée. Chaque action, chaque pensée produisent un effet ; si je frappe
dans mes mains, chaque chose en est affectée, même les lointaines galaxies.

Chaque méditation assise ou marchée aura un effet sur votre vie
quotidienne, et aussi sur la vie des autres. Ceci doit être la base de
notre pratique.

Lorsque nous pratiquons la méditation assise et marchée, nous devons
être plus attentifs à la qualité qu’à la quantité. Il faut pratiquer
intelligemment. Nous devons créer une pratique adaptée aux circonstances. J’aimerais vous raconter l’histoire d’une femme qui pratiquait
l’invocation du nom du Bouddha Amitabha. C’était une femme très dure,...


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lundi 31 juillet 2017

"L’illusion de l’ego" par Matthieu Ricard

Dés ma première rencontre avec des sages de la tradition du Bouddhisme tibétain, j’ai été frappé par le fait qu’ils manifestaient d’une part une grande force intérieure, une bienveillance sans faille et une sagesse à toute épreuve, et d’autre part une complète absence du sentiment de l’importance de soi. J’ai moi-même observé à quel point l’identification à un « moi » qui siégerait au cœur de mon être est une source de vulnérabilité constante, et que la liberté intérieure qui naît d’un amenuisement de cette identification est une source de plénitude et de confiance sans égale.

Comprendre la nature de l’ego et son mode de fonctionnement est donc d’une importance vitale si l’on souhaite se libérer des causes intérieures du mal-être et de la souffrance. L’idée de se dégager de l’emprise de l’ego peut nous laisser perplexe, sans doute parce que nous touchons à ce que nous croyons être notre identité fondamentale.

Nous imaginons qu’au plus profond de nous-mêmes siège une entité durable qui confère une identité et une continuité à notre personne. Cela nous semble si évident que nous ne jugeons pas nécessaire d’examiner plus attentivement cette intuition. Pourtant, dès que l’on analyse sérieusement la nature du « moi », l’on s’aperçoit qu’il est impossible d’identifier une entité distincte qui puisse y correspondre. En fin de compte, il s’avère que l’ego n’est qu’un concept que nous associons au continuum d’expériences qu’est notre conscience.

Nous pourrions penser qu’en consacrant la majeure partie de notre temps à satisfaire et à renforcer cet ego, nous adoptons la meilleure stratégie pour atteindre le bonheur. Mais c’est faire ainsi un mauvais pari, car c’est tout le contraire qui se produit. L’ego ne peut procurer qu’une confiance factice, construite sur des attributs précaires – le pouvoir, le succès, la beauté et la force physiques, le brio intellectuel et l’opinion d’autrui – et sur tout ce qui constitue notre image.

Une confiance en soi digne de ce nom est tout autre. C’est paradoxalement une qualité naturelle de l’absence d’ego. La confiance en soi qui ne repose pas sur l’ego est une liberté fondamentale qui n’est plus soumise aux contingences émotionnelles, une invulnérabilité face aux jugements d’autrui, une profonde acceptation intérieure des circonstances, quelles qu’elles soient.

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mardi 4 juillet 2017

Retraites autour de la Contemplation et de l’Enseignement avec Frère FABKHI

Ces retraites se déroulent plus ou moins sur une semaine entière. Il est bien sûr demandé de s’engager à y participer sur toute leur durée. 

Retraite aux Cèdres Bleus
19 au 26 août 2017 à 
Seauve sur Semene (43)

Retraite Contemplation & Silence
28 octobre au 1 novembre 2017 à la Grigonnais (44)

lundi 3 juillet 2017

OUVREZ LES YEUX ET REGARDEZ AUTREMENT ! Histoires d’Anthony de Mello

Quand l’un des invités s’est proposé pour laver la vaisselle à la fin du repas, le maître lui a demandé : « Es-tu sûr de savoir le faire ? »
L’autre protesta avec emphase qu’il l’avait fait toute sa vie. Le maître répondit :
« Je ne doute pas que tu sois capable de laisser les assiettes propres. Ce dont je doute, c’est que tu sois capable de les laver. »
Voici l’explication qu’il donna plus tard à ses disciples :
« Il y a deux manières de laver les assiettes. L’une consiste à les laver pour les rendre propres. L’autre consiste à les laver pour les laver. »
Et comme ce n’était toujours pas très clair pour eux, il ajouta :
« La première action est une action morte parce que l’esprit est fixé sur l’idée de laisser les assiettes propres. La seconde est une action vivante parce que l’esprit est là où se trouve le corps. »


– Que faut-il faire pour atteindre l’Éveil ? demandèrent les disciples
– Il faut découvrir ce qui tombe dans l’eau sans produire d’ondes ; ce qui se déplace entre les arbres sans faire de bruit ; ce qui traverse un pré sans faire bouger le moindre brin d’herbe. 
Après avoir réfléchi pendant des semaines, les disciples se réunirent et demandèrent au maître :
– Mais quelle est cette chose ? 
– Ce n’est pas une chose. 
– Alors, ce n’est rien ? 
– On pourrait le décrire comme cela. 
– Et comment pouvons-nous le chercher ? 
– Je n’ai jamais dit qu’on pouvait le chercher. On peut le trouver mais on ne peut pas le chercher. Si on le cherche, on ne le trouve pas. 


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lundi 19 juin 2017

"Quand on ne s’aime pas soi-même" par Ajahn Jayasaro

Il y a deux manières de considérer l’aversion envers soi. Vue sous un angle sévère, c’est une forme particulièrement toxique de complaisance, un autre aspect du narcissisme, le désir – constamment frustré – d’être parfait. Ce sentiment s’appuie sur cette idée de « moi », cette personne qui se comporte d’une certaine façon et qui a certains défauts ou qualités. 
 
Du point de vue bouddhiste, il s’agit là d’une fabrication mentale. Nous fabriquons l’idée d’un « moi » et nous nous disons : « Je suis ainsi ». Mais si, comme le conseille le Bouddha, nous parvenons à regarder de très près notre corps et notre esprit dans l’instant présent – qui est tout ce dont nous disposons vraiment – cette idée s’évapore. Où est ce « moi » ? Nous ne pouvons le trouver nulle part.

Quand nous fabriquons une idée, celle-ci devient le filtre au travers duquel nous faisons l’expérience du monde. C’est ce qui se produit dans toutes les formes de distorsion cognitive. Par exemple, quand nous aimons quelque chose ou quelqu’un, nous avons tendance à retenir tous les aspects agréables de cette chose ou de cette personne et à être aveugles au reste. De même, quand nous avons une image négative de nous-mêmes, nous nous emparons de nos actes, de nos pensées et de toutes les situations qui semblent confirmer cette image, et nous repoussons délibérément tout ce qui pourrait la contrecarrer.

Ce que propose le bouddhisme, c’est d’essayer d’élargir notre vision des choses pour accorder autant de poids à tout ce que nous faisons – les bonnes comme les moins bonnes choses – et de voir ensuite si l’image négative que nous avons de nous-mêmes est justifiée. Il ne s’agit pas de s’interdire de ressentir de l’aversion envers soi mais plutôt de se poser honnêtement la question : « Êtes-vous sûr que l’image que vous avez de vous-même ou de votre façon d’agir avec les autres soit correcte ? »

Le problème, quand on est éduqué en Occident, même dans une culture « post-chrétienne » comme on dit aujourd’hui, c’est l’influence de la notion de « péché originel » qui est encore très fortement ancrée, y compris chez les personnes qui ne pratiquent pas de religion. Fondamentalement, c’est l’idée que « tout au fond de moi, je suis mauvais ».

C’est terrible. On voit parfois des gens qui font de très belles choses, avec une intention vraiment pure et généreuse, accompagnée de pensées saines et pleines de gentillesse, et puis soudain une idée s’infiltre : « Tout le monde va me féliciter de ce geste » ou bien « Je vais certainement être récompensé pour cela » et aussitôt ils se jettent sur cette pensée en disant : « Ah, bien sûr. C’est pour cela que j’agis ainsi. Je suis vraiment affreux ! » Le problème des personnes autocritiques, c’est qu’un point de vue cynique leur semble plus réaliste : « Je suis honnête. Voilà ce que je suis vraiment. » Alors, plus elles se réprouvent, plus elles se croient honnêtes et réalistes. 
 
C’est une forme d’orgueil typique des Occidentaux – l’idée qu’une seule pensée un tant soit peu égoïste contienne plus de vérité que cent pensées gentilles et positives. En Thaïlande, au contraire, même les personnes qui n’ont pas de véritable compréhension intellectuelle des enseignements bouddhistes mais qui sont influencées par leur culture, sont naturellement généreuses et tolérantes, aussi bien envers les autres qu’envers elles-mêmes.

Essayons donc d’accorder autant de poids à toutes nos pensées et à tous nos gestes. Il ne s’agit pas de se dire : « Je devrais être positif et moins dur avec moi-même » mais simplement de regarder de plus près ce qui se passe dans notre esprit : est-il vraiment justifié d’avoir cette sorte de négativité ou est-ce un parti-pris que nous avons fabriqué et que nous alimentons depuis longtemps ?

mardi 23 mai 2017

Retraite Francophone au Village des Pruniers : « L’inter-être et les relations harmonieuses au quotidien »


Cet enseignement aborde en introduction le sujet de l’Inter-être, prenant comme point de départ la relation avec Thây (Thich Nhât Hanh) actuellement présent en Thaïlande, puis notre connexion avec nos ancêtres et nos descendants, incluant donc la dimension du temps passé, présent et futur. Ensuite, il aborde le sujet des relations harmonieuses au sein de sa sangha, du couple, de la famille, sur son lieu de travail, aussi bien que dans le monde. Sont exposés ici quelques points d’observation et de pratique contribuant à nourrir et bâtir la sangha, parmi lesquels les 6 principes de l’harmonie auxquels vient s’ajouter en suggestion un 7ème principe.

lundi 13 mars 2017

Week-end du 18 et 19 mars 2017 : Partique de purification à la Pagode Van Hanh (+ programme 2017)



Week-end du 18 – 19/03/2017
  • Pratique de Purification selon les 8 Préceptes sous le guide du Très Vénérable Thích Thiện Huệ

Week-end du 7 – 8 – 9/04/2017
Rencontre avec l’Amicale Bouddhiste du Sangha :
  • Cérémonie de Commémoration des Grands Patriarches, des Quatre Grands Moines en Chef et des Vénérables des Deux Chambres du Conseil de la Congrégation Bouddhique Vietnamienne Unifiée.
  • Enseignements Bouddhistes donnés par les Très Vénérables Thích Thái Siê, Thích Nguyên Siêu, le Vénérable Thích Tâm Hòa, ainsi que par d’autres Vénérables de l’Amicale Bouddhiste du Sangha.

Dimanche 28/05/2017
  • Fête de Vesak à la Pagode Vạn Hạnh avec le Très Vénérable Thích Tánh Thiêt et le Vénérable Thích Hoằng Khai.

Week-end du 8-9/07/2017
  • Pratique de Purification selon les 8 Préceptes avec le Très Vénérable Thích Thiện Huệ

Du 24/07 au 3/08/2017
  • 29e Séminaire Bouddhiste en Europe à la Pagode Khánh Anh

Week-end du 25-26-27/08/2017

  • Cérémonie de parachèvement de la Construction de la Pagode Vạn Hạnh – Anniversaire des 30 ans de création de l’Association - Pagode
  • Grande Cérémonie d’Offrande aux Esprits errants
  • Spectacle Musical en célébration des 30 ans de « Vạn Hạnh, un parcours ».
  • Fête d’Ullambana – l’An 2561 Calendrier Bouddhique.

Week-end du 22-23-24/09/2017
  • Pratique de Purification selon les 8 Préceptes avec le Vénérable Thích Hoằng Khai 

Week-end du 27-28-29/10/2017
  • Pratique de la Terre Pure, récitation du nom du Bouddha – Offrande de fleurs et de lumières avec le Vénérable Thích Hạnh Giới

Week-end du 24-25-26/11/2017
  • Pratique de Purification selon les 8 Préceptes avec le Très Vénérable Thích Như Điển

Week-end du 15-16-17/12/2017
  • Pratique de Purification selon les 8 Préceptes avec les Vénérables Thích Quảng Hiền et Thích Thông Trí.