lundi 14 novembre 2016

L'estime de soi véritable par Frère Fabkhi

Bonjour ami,
 

Un jour j'ai écrit ceci me concernant: "Tu es le plus aveugle de tous en ce qui concerne le soleil qui illumine ta route"; bien sûr je m'adressais à moi-même, mais pas seulement, car je pense sérieusement que cela nous concerne tous, et toi aussi mon ami. En fait, je pense que c'est un peu là l'un de nos plus grands fléaux: l'incapacité à s'estimer soi-même véritablement, estimer sa propre vie, sa propre personne, son propre être. Il y a bien des raisons à cela; l'une d'entre elles, c'est que nous avons une culture qui s’est établie, il me semble, sur un tabou concernant l'amour de soi, qui fait qu'on ne peut s'autoriser à s'aimer et s'estimer soi-même car ce serait comme faire preuvede narcissisme et d'égocentrisme. Et en conséquence, c’est un peu comme si nous nous morfondions en fait toute notre vie dans un parfait égocentrisme, un véritable narcissisme, quiconsiste par contre à alimenter la mésestime de soi et à se mentir à soi-même en quelque sorte, peut-être par peur, par gêne, par honte de s'avouer aimer l’être que nous sommes, et se permettre d’être avec soi-même en toute liberté. Car la vérité, c'est que nous sommes nous-mêmes nécessairement l'être le plus important à nos propres yeux, c’est incontournable: nous ne nous quittons jamais, et nous sommes si préoccupés de nous-mêmes ! Nous nous cachons de nous-mêmes pour ne cesser en même temps de nous chercher, nous rechercher toujours; même au travers du regard et de l'affection de l'autre. Mais il n'est pas permis qu'il en soit ainsi semble-t-il, il n'est pas permis de se l'avouer et d'assumer cette apparente faiblesse, aussi noble puisse-t-elle être au fond. Ainsi, nous n'osons pas nous re-connaître. C'est tragique en sommes. Ce trait culturel modelé par une pensée collective inconsciente, fait que nos parents, eux-mêmes victimes de ce conditionnement, de cette mise en garde tacite, au même titre que leurs contemporains et les générations qui ont précédé, se comportent de façonà se sapereux-mêmes et à nous transmettre par là ce même virus.
 

Pourquoi porter un regard si négatif, si dévalorisant sur soi-même ? La seule possibilité de se libérer, me semble-t-il,c'est de célébrer la vie chaque jour et à chaque instant (disons le plus possible), et ce, évidemment, à travers soi, car il s'agit de la vie en soi et autour de soi ! La voie est donc celle de la générosité à aimer, reconnaître, apprécier toute chose ! Mais bien sûr, tout cela n’est que paroles. Seul le chemin pour entreprendre ce regard neuf au quotidien des situations peut faire la différence et nous transformer, nous épanouir, nous libérer, et nous rendre ainsi plein de gratitude et de joie, plein d'amour. En somme, en attendant de réussir cette métamorphose de nous-mêmes (de notre propre esprit), nous sommes comme des enfants ingrats, trépignants pour obtenir ceci, cela: reconnaissance,
affection, amour... (Mais là, n'est-ce pas moi qui porte un regard négatif sur la condition de notre situation?!).


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