lundi 23 mai 2016

Soutra des causes et des effets des actions

Namo Bouddha, namo Dharma, namo Sangha ! 

Ainsi ai-je entendu : Une fois le Bouddha était dans la ville de Sravasti, dans le jardin de Jéta, avec de nombreux moines (sramana) et un nombre incalculable de bodhisattvas et de dieux (devas), et d’innombrables autres mondes leur tenaient compagnie. Le souverain maître du monde (Lieujyestha) exposait la Loi et l’assemblée écoutait avec un esprit pur.

Alors Ananda, au nom des êtres humains, s’adressa ainsi au Bouddha : « Maître du monde, je vois à présent que chaque créature naît de la même façon parmi les gens. Il en existe de beaux et de laids, de forts et de faibles, de riches et de pauvres, d’heureux et de tristes, de nobles et de vils, et leurs voix ne sont pas semblables ni leurs paroles identiques. Il y a celui qui, à cent ans, ne meurt pas et celui qui, à trente ans, meurt ; il y a celui qui, avant même d’être né, meurt dans la matrice. Il y a la personne qui est séduisante mais pauvre, et il y a celui qui est vil et laid, mais qui est riche ; puis, il y a le noble et fort sans dignité ni rang (social) et le faible qui a dignité et rang (social), mais qui est malheureux. Il y a la personne dont la vie est longue et heureuse et celui dont la vie est courte. Puis, il y a la personne qui fait le bien mais rencontre des difficultés, et celui qui fait le mal et obtient le succès. Il y a la personne dont les lèvres sont blanches et qui louche, et l’homme noir aux yeux séduisants. Il y a la personne qui a de nombreux fils et filles et celui qui est seul et solitaire, sans engeance et orphelin. Il y a la personne qui va dehors, errante, perdue et transie de froid, et il y a la personne qui a soif et faim, et celle qui demeure à la maison et mange et se couvre d’habits à volonté. Il y a la personne qui dans sa jeunesse est pauvre et dans le besoin, et qui est riche une fois âgée. Il y a celle qui est juste et vraie et qui, exempte de faute ou de péché, souffre d’emprisonnement et demeure confinée en prison. Il y a le parent qui est compatissant envers l’enfant et l’enfant qui est respectueux envers ses parents, et il y a aussi des enfants qui, sans cesse, se battent et se querellent. Il y a ceux qui tirent leur survie et leur subsistance de tout et sans compter ; et il y a ceux qui n’ont pas de domicile à eux et demeurent toujours dans la maison des autres. Il y a la personne qui réside dans une contrée déserte comme un animal sauvage ; il y a la personne qui a ses habitudes, toujours dans la joie et il y a celle qui endure la servitude sous le joug d’un malfaisant ; il y a celle qui est intelligente et adroite, et celle qui est stupide et ignorante. Il y a la personne qui fait des efforts et gagne, et il y a celle qui ne cherche pas et la chose lui vient d’elle même ; il y a la personne riche mais avide et mesquine, il y a la personne pauvre qui est  généreuse ; il y a celle qui parle de manière douce et excellente, et il y a celle dont la parole est semblable à des piqûres d’épines. Il y a la personne chère à tous, et avec laquelle tous s’entretiennent, et il y a ceux qui sont détestés de tous, si bien qu’on cherche à les éviter. Il y a la personne qui a de la compassion pour tous les êtres vivants, et il y a la personne qui aime tuer. Il y a ceux qui cherchent et trouvent et se réjouissent, et il y a ceux que les gens jettent dehors. Il y a les belles-mères et les belles-filles qui se haïssent et les épouses des frères qui se chérissent. Il y a la personne qui aime entendre les mots de la loi et celle qui entend un soutra et est gagnée par le sommeil. Il y a celle qui ne comprend ni loi ni règle, et il y a celle qui a l’amour de la doctrine, et il y aussi ceux qui ressemblent à des animaux et à d’autres êtres de formes différentes. A présent, ô Seigneur, exposez-nous les causes et les effets de sorte que cette grande assemblée puisse entendre avec l’esprit pur et se diriger en toute sincérité vers des actions de bien. » 

Alors, le Bouddha s’adressa à Ananda ainsi ...


Pour lire la suite, cliquez ici.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire