lundi 26 décembre 2016

"Se voir tel qu'on est" par le Dalaï Lama


La connaissance du moi est indispensable pour voir les autres tels qu’ils sont. Pour le Dalaï Lama, telle est la clé du bonheur, qui passe par l’exploration de notre intériorité, par la remise en question de ce qui nous est imposé comme vérité. Il convient de fuir l’ignorance pour effleurer et toucher la réalité vraie.

« Amour et travail sur soi sont les deux ailes d’un même oiseau. » Chaque être humain a la faculté d’être heureux, à condition d’aller au-delà des apparences.

Se voir tel qu’on est propose, selon la pure tradition bouddhiste, des exercices visant à distinguer l’image que nous avons de nous-mêmes de notre vraie nature. C’est ainsi que nous nous débarrasserons des sentiments nuisibles qui affaiblissent notre spiritualité.

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lundi 19 décembre 2016

L'idéal de l'éveil humain (4/4) par Urgyen Sangharakshita

D'où vient l'idéal de l'éveil ?

L'idéal vient de la vie humaine même : il vient de l'histoire humaine. Il ne pourrait venir d'ailleurs. L'idéal pour l'être humain pourrait-on dire, ne peut venir que de l'être humain lui-même. Et si nous regardons ce qui s'est passé dans l'histoire, nous pouvons voir diverses personnes qui ont bien atteint l'éveil, qui ont comblé l'écart entre le réel et l'idéal. Nous pouvons voir des gens qui ont pleinement réalisé toutes les qualités spirituelles qui ne sont qu'embryonnaires chez la plupart des hommes et des femmes. Si nous regardons l'histoire, nous pouvons voir des individus qui sont incarnations vivantes de l' idéal. En particulier, dans l'histoire de l'Orient, de l'Inde, nous voyons l'image du Bouddha. Nous voyons l'image du jeune patricien indien qui, il y a environ 2.500 ans, a atteint l'éveil, appelé bodhi dans les écritures bouddhiques, ce qui signifie « connaissance » ou « éveil ». Ce fut lui qui, après avoir atteint cet état d'éveil, initia la grande révolution spirituelle - la grande tradition spirituelle - que nous appelons à présent le bouddhisme.

Ceci m'amène à vouloir éclaircir certains malentendus qui existent en ce qui concerne le Bouddha et le bouddhisme. Au commencement de cette conférence, j'ai dit que même celui qui n'est pas bouddhiste a, au moins, vu une image ou une gravure du Bouddha, et il se peut même qu'elle lui soit assez familière. Néanmoins, bien qu'il l'ait peut-être vu souvent, il se peut qu'il n'ait pas une idée très claire de ce qu'elle représente ; il se peut qu'il ne sache pas qui, ou quoi, est le Bouddha. Il existe en fait, chez beaucoup de gens, de très sérieux malentendus à son propos. Il y a en particulier deux malentendus principaux : premièrement que le Bouddha était un homme ordinaire, et deuxièmement que le Bouddha était Dieu. Ces deux malentendus viennent du fait que, consciemment ou inconsciemment les gens pensent en termes chrétiens, ou, du moins, en termes théistes, c'est-à-dire en termes d'un Dieu personnalisé, d'un être suprême qui a créé l'univers, et qui le gouverne par sa providence.

Dans le christianisme orthodoxe, comme la plupart d'entre-nous le sait, Dieu et l'homme sont des êtres totalement différents. Dieu est « là-haut », l'homme est « ici-bas », et il y a un grand gouffre entre les deux. Dieu est le créateur. Il a donné naissance à l'homme, à partir de la poussière. L'homme est ce qui a été créé. Selon certains récits, il a été créé un peu comme un potier crée un pot. De surcroît, Dieu est pur, Dieu est saint, Dieu est sans péché ; mais l'homme est pécheur, et l'homme ne peut jamais devenir Dieu : une telle idée n'aurait aucun sens selon la tradition théiste chrétienne orthodoxe. Mais il n'y a pas que ça. A une exception près, Dieu ne peut jamais devenir homme. L'exception est bien sur Jésus-Christ qui, pour les chrétiens orthodoxes, est l'incarnation de Dieu. Nous pourrions donc dire que le chrétien a trois catégories avec lesquelles opérer : Dieu, l'homme, c'est-à-dire « l'homme en tant que pécheur », et Dieu incarné, c'est-à-dire Jésus-Christ. Où alors mettre le Bouddha ? Comment le chrétien orthodoxe applique-t-il ses catégories quand il est confronté au Bouddha ? Pour le chrétien orthodoxe, il est évident que le Bouddha n'est pas Dieu (de toutes manières il n'y a qu'un Dieu). Il est tout aussi évident qu'il n'est pas Dieu incarné puisque, selon l'enseignement chrétien orthodoxe, Dieu ne s'incarna qu'une seule fois, en Jésus-Christ. Il ne reste plus que l'homme. Lorsqu'ils sont confrontés au Bouddha, les chrétiens orthodoxes le rangent donc dans la catégorie de l'homme - un homme ordinaire, essentiellement, comme tout le monde - voire un pécheur même si un peu meilleur que la plupart des gens. Mais quelle que soit sa supériorité sur les autres hommes, il est toujours perçu comme étant infiniment inférieur à Dieu et infiniment inférieur au Christ.

Voilà pour le premier malentendu. Le second résulte du premier. Il est dit, même par certains érudits chrétiens qui travaillent dans le domaine des études bouddhiques que, bien que le Bouddha n'ait été qu'un homme ordinaire, ses disciples en firent un Dieu. On lit souvent dans des livres, même de nos jours, que, après sa mort, le Bouddha a été déifié par ses disciples. Ceci se voit, nous dit-on, dans le fait que les bouddhistes adorent le Bouddha et, bien entendu, on ne saurait adorer que Dieu. Si vous adorez quelqu'un ou quelque chose, un chrétien en déduira inévitablement que vous traitez cette chose, ou cette personne, comme Dieu.

Ces deux malentendus peuvent être clarifiés aisément. Tout ce que nous avons à faire est de nous libérer de notre conditionnement chrétien : un conditionnement qui affecte même - tout au moins inconsciemment - ceux qui ne se considèrent plus comme chrétiens. Nous devons arrêter d'essayer de penser au Bouddha dans des termes qui, en réalité, ne sont pas des termes bouddhiques. Nous devons nous rappeler que le bouddhisme est une tradition non théiste - c'est-à-dire qu'elle ne croit pas en l'existence d'un être suprême qui a créé l'univers. En fait, le bouddhisme nie clairement l'existence d'un tel être. Le Bouddha est même allé jusqu'à traiter la croyance en un Dieu personnel, en un créateur, comme un obstacle à la vie spirituelle.


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jeudi 15 décembre 2016

Bientôt Noël : offrez les CD de mantras et soutras chantés par Imee Ooi


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Contact Voie Eveillée du Coeur : l'adresse email refonctionne

Grâce à une lectrice, j'ai été informée que l'adresse mail du blog ne fonctionnait plus.
Le problème est résolu et vous pouvez me contacter à nouveau.
Avec toutes mes excuses.
Un lotus pour vous.

Merci Camille !

lundi 12 décembre 2016

"Le bonheur selon Bouddha " : dans l'émission de France Inter "Grand bien vous fasse !"

Statue géante de Boudha dans le Nara-koen Park à Nara au Japon   "Et comme tous les vendredis, je vous propose de prendre un peu de recul pour mieux éclairer notre vie quotidienne.
Pas besoin d’être bouddhiste pour cueillir les fruits de la pensée bouddhiste, écrivait les auteurs de Bouddha philosophe.
Et que vous soyez croyant, athée ou agnostique, il y a toujours quelque chose d’intéressant à apprendre du bouddhisme quand on se pose quelques questions fondamentales sur le bonheur véritable, sur les difficultés de la vie ou sur l’inévitable finitude de l’existence.
Coup de projecteur sur le bouddhisme, né en Inde il y a environ cinq siècles avant notre ère, à la même époque que Socrate en Grèce…
Et puis nous verrons quelle est la place de la méditation bouddhiste afin de parvenir à une forme de bonheur…"


Avec les philosophes Fabrice Midal et Alexis Lavis 
 




"La vie est ce qu'on en fait" par Nick Vujicic


samedi 10 décembre 2016

Application "Imagine Clarity" : vers une vie de clarté et de compassion


Imagine Clarity: Matthieu Ricard's new Meditation App! from Imagine Clarity on Vimeo.


L’application Imagine Clarity propose un programme de pratiques de méditation guidées par Matthieu Ricard et issues de plus de 40 ans d'enseignements recueillis auprès des plus grands maîtres spirituels du siècle dernier. Matthieu Ricard a également collaboré avec les scientifiques les plus renommés dans le monde des neurosciences, notamment dans les recherches sur l’impact positif de la méditation sur le cerveau.

Ces enseignements fondamentaux comme la pleine conscience, la méditation sur l’amour bienveillant, sur la compassion et sur l’altruisme ont été conçus en vue d’être facilement intégrés à la vie de tous les jours. En développant ces qualités intérieures, on peut augmenter sa concentration, sa résilience physique et émotionnelle et améliorer son aptitude à la générosité envers autrui.

« Ce programme de pratiques proposé par Imagine Clarity a été élaboré dans un esprit « d’éthique séculière » pour vous aider à devenir un être humain meilleur et plus bienveillant. » Matthieu Ricard.

Les tutoriels sont conçus comme des « mini-retraites » que l'on peut visionner à plusieurs reprises afin de réactualiser sa pratique méditative et améliorer ainsi ses aptitudes contemplatives à l’entraînement de l’esprit.
Des sessions courtes et répétées ont en effet prouvé qu’elles étaient le moyen le plus efficace pour intégrer la méditation dans la vie quotidienne, pour le plus grand bénéfice du méditant et de son entourage.


« Merci beaucoup pour cette opportunité, cela a changé ma vie et m'a transformé de pouvoir écouter Matthieu avec sa connaissance et sa sagesse. Je trouve l'App très inspirante, elle aide vraiment à maintenir une pratique de méditation chaque jour. » Un utilisateur d'Imagine Clarity, Grande Bretagne.



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lundi 5 décembre 2016

Du 9 au 11 décembre 2016 : retraite "Pratique de la Terre Pure" à la Pagode Van Hanh

Décembre
- 9 au 11 : Retraite "Pratique de la Terre Pure" avec le Vénérable Thich Tâm Huê 

Coordonnées de la Pagode Van Hanh
cliquez ici

L'idéal de l'éveil humain (3/4) par Urgyen Sangharakshita

Comment savons-nous que cet état d'éveil est l'idéal pour l'être humain ?


Avant d'essayer de répondre à cette question nous devons distinguer deux types d'idéaux. Il n'y a pas de termes spécifiques qui les décrivent mais nous pouvons les appeler « idéaux naturels » et « idéaux artificiels ». Nous pourrions dire qu'un idéal naturel est un idéal qui prend en considération la nature de la chose ou de la personne pour laquelle il est idéal. En revanche, cela n'est pas le cas pour l'idéal artificiel qui s'impose de l'extérieur et de manière artificielle. Retournons par exemple à notre maison idéale : quelle que soit sa beauté, quel que soit son luxe, et quelles que soient les commodités qu'elle puisse présenter, ce ne serait pas une maison idéale pour une personne handicapée si l'on y trouvait plusieurs escaliers raides. De même la vie de quelqu'un comme Henry Ford ne serait pas idéale pour quelqu'un de tempérament artistique.

Cette distinction nous permet de dire que l'éveil n'est pas un idéal artificiel. Ce n'est pas quelque chose qui est imposé de l'extérieur à l'être humain, quelque chose qui ne lui appartient pas, qui n'est pas en accord avec sa nature. L'éveil est un idéal naturel pour l'homme, nous pourrions même dire que c'est l'idéal naturel par excellence. Il n'a rien d'artificiel, rien d'arbitraire. C'est un idéal qui correspond à la nature de l'homme et à ses besoins. Nous savons cela de deux manières. J'ai parlé de la nature de l'éveil et, bien qu'intelligible, cela nous a évidemment semblé quelque chose de très, très raffiné, quelque chose de très éloigné, même de notre expérience. Mais les qualités qui constituent l'éveil sont, en fait, déjà présentes dans l'être humain sous forme embryonnaire. Elles ne lui sont pas complètement étrangères. Elles sont, en un sens, naturelles à l'être humain. Dans tout homme, dans toute femme et même dans tout enfant il y a quelque connaissance - quelque expérience de la réalité, aussi éloignée et difficilement accessible soit-elle ; il y a quelque sentiment d'amour et de compassion, aussi limité et exclusif soit-il ; et quelque énergie, aussi grossière et peu raffinée - conditionnée et non spontanée soit-elle. Dans une certaine mesure toutes ces qualités sont déjà présentes. Ce sont en fait ces qualités qui distinguent l'homme de l'animal. Mais dans l'état d'éveil, ces qualités sont développées pleinement et parfaitement à un degré que nous pouvons difficilement imaginer. C'est pour cette raison - parce que les qualités de connaissance, d'amour et d'énergie sont déjà présentes en lui, tout embryonnaires qu'elles soient - que l'homme a, en quelque sorte, une affinité naturelle avec l'éveil, et qu'il peut répondre à l'idéal de l'éveil lorsqu'il le rencontre. Donc, même lorsque quelqu'un parle en terme de connaissance absolue, de vision de la réalité, ou en termes d'amour et de compassion illimités envers tous les êtres vivants, ce n'est pas quelque chose qui nous est complètement étranger, ce ne sont pas que des mots. Nous pouvons sentir quelque chose. Et c'est parce que le germe, la graine, est déjà là, dans notre propre expérience, nous permettant de répondre à l'idéal de l'éveil quel que soit le moment ou la manière dont nous le rencontrons - même quand nous le rencontrons sous formes comparativement faibles, limitées ou déformées.



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lundi 21 novembre 2016

L'idéal de l'éveil humain (2/4) par Urgyen Sangharakshita

Qu'est-ce que l'éveil ?
 
Toutes les écoles de la tradition bouddhique parlent de l'éveil comme ayant principalement trois aspects. Elles parlent tout d'abord de l'éveil comme d'un état de prise de conscience pure, claire, voire radieuse. Certaines écoles vont jusqu'à dire que dans cet état de prise de conscience on n'expérimente plus la dualité sujet-objet. Il n'y a pas de « là-bas », de « en dehors », pas de « ici », de « en dedans ». Cette distinction sujet-objet ainsi que nous l'appelons généralement, est entièrement transcendée. Il n'y a qu'une prise de conscience continue, pure, claire qui s'étend pour ainsi dire dans toutes les directions, pure et homogène. C'est de surcroît une prise de conscience des choses telles qu'elles sont véritablement, qui ne sont pas, bien entendu, les choses en tant qu'objets mais les choses en tant que transcendant pour ainsi dire la dualité entre sujet et objet. Par conséquent, on parle également de cette prise de conscience pure et claire comme d'une prise conscience de la réalité et donc, aussi, comme d'un état de connaissance. Cette connaissance n'est pas la connaissance au sens ordinaire - pas celle qui fonctionne dans le cadre de la dualité entre sujet et objet - mais plutôt un état de vision spirituelle directe et immédiate qui voit toutes choses directement, clairement, véritablement. C'est une vision spirituelle - voire une vision transcendantale qui est libre de toute illusion, de toute méprise, de toute pensée erronée ou déformée, de toute imprécision, de toute obscurité, de tout conditionnement mental, de tout préjugé. L'éveil est donc, tout d'abord, cet état de prise de conscience pure et claire, cet état de connaissance ou de vision. Deuxièmement, et cela n'est pas moins important, on parle de l'éveil comme d'un état d'amour et de compassion intenses, profonds et débordants. Cet amour est parfois comparé à celui d'une mère pour son enfant unique. Cette comparaison se trouve, par exemple, dans un texte bouddhique très célèbre, le Metta sutta ou Discours sur l'amour bienveillant. Dans ce discours, le Bouddha dit : « Tout comme une mère protège son fils unique même au prix de sa propre vie, ainsi devrait-on développer un esprit d'amour tout inclusif envers tous les êtres vivants ». Ceci est le genre de sentiment et d'attitude que nous devons cultiver. Remarquez que le Bouddha ne parle pas seulement de tous les êtres humains, mais de tous les êtres vivants : tout ce qui vit, tout ce qui respire, tout ce qui bouge, tout ce qui est sensible. C'est cela que ressent l'esprit éveillé. On nous dit de plus que cet amour et cette compassion consistent en un désir venant du fond du cœur - un désir profond et brûlant - pour leur bien-être, pour leur bonheur : un désir que tous les êtres soient libérés de la souffrance, de toutes les difficultés, qu'ils croissent et se développent, et que finalement ils atteignent l'éveil. L'amour et la compassion de ce genre - amour infini, débordant, sans limites, envers tous les êtres vivants - font aussi partie de l'éveil.


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vendredi 18 novembre 2016

15 novembre 2016 au 12 février 2017 : Retraite d'hiver 2016-2017 chez soi grâce au Village des Pruniers

Les Soeurs présentes à la Maison de l'Inspir cet hiver 2016-2017"Chères Amies, chers Amis,

Le temps de la retraite d’hiver est arrivé.

Cette retraite instaurée au temps du Bouddha est avant tout une retraite monastique. Elle correspond à la retraite « varṣaḥ » (en sanskrit) d’une durée de 90 jours pendant laquelle les moines et les moniales du nord de l’Inde se réunissaient en communautés pendant la saison des pluies afin d’approfondir leur pratique et partager le même mode vie. La vie monastique à cette époque étant principalement une vie nomade, le déplacement des disciples du Bouddha devenait donc difficile durant cette saison des pluies ; un autre aspect de cette retraite était la protection à la fois des récoltes dans les champs et de la vie des insectes qui y vivaient en grand nombre contre le piétinement qu’aurait provoqué le passage des disciples du Bouddha.



Au Village des Pruniers, à la Maison de l’Inspir, et dans tous les autres monastères suivant l’enseignement de Thầy, les Frères et les Sœurs monastiques perpétuent cette tradition.

Mais, nous vous invitons à suivre les liens ci-dessous afin d’en apprendre davantage sur le sens de cette retraite d’hiver :

http://villagedespruniers.net/retreats/info/retraite-dhiver-2016-2017-2/

http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Vassa/fr-fr/

Aujourd’hui, et cela depuis quelques années déjà, nous avons pensé étendre cette retraite d’hiver aux personnes laïques soit en allant directement vivre cette retraite au Village des Pruniers, jusqu’à 90 jours, ou soit plus simplement en pratiquant cette retraite d’hiver « chez soi ».

La Retraite d’Hiver Chez Soi va nous permette à nous aussi d’approfondir notre pratique de la méditation à l’instar des moines et des moniales. Nous serons amenés à nous fixer certaines limites qui, même si elles ne sont pas géographiques comme pour nos Frères et Sœurs monastiques, vont nous faire prendre conscience de notre vie d’une manière plus intime dans laquelle nous pourrons restreindre certains déplacements non nécessaires, restreindre certaines consommations inutiles pour notre épanouissement, ou être plus attentif à notre corps et à notre activité mentale comme les pensées, les sensations, les perceptions, les formations mentales, la conscience."


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lundi 14 novembre 2016

L'estime de soi véritable par Frère Fabkhi

Bonjour ami,
 

Un jour j'ai écrit ceci me concernant: "Tu es le plus aveugle de tous en ce qui concerne le soleil qui illumine ta route"; bien sûr je m'adressais à moi-même, mais pas seulement, car je pense sérieusement que cela nous concerne tous, et toi aussi mon ami. En fait, je pense que c'est un peu là l'un de nos plus grands fléaux: l'incapacité à s'estimer soi-même véritablement, estimer sa propre vie, sa propre personne, son propre être. Il y a bien des raisons à cela; l'une d'entre elles, c'est que nous avons une culture qui s’est établie, il me semble, sur un tabou concernant l'amour de soi, qui fait qu'on ne peut s'autoriser à s'aimer et s'estimer soi-même car ce serait comme faire preuvede narcissisme et d'égocentrisme. Et en conséquence, c’est un peu comme si nous nous morfondions en fait toute notre vie dans un parfait égocentrisme, un véritable narcissisme, quiconsiste par contre à alimenter la mésestime de soi et à se mentir à soi-même en quelque sorte, peut-être par peur, par gêne, par honte de s'avouer aimer l’être que nous sommes, et se permettre d’être avec soi-même en toute liberté. Car la vérité, c'est que nous sommes nous-mêmes nécessairement l'être le plus important à nos propres yeux, c’est incontournable: nous ne nous quittons jamais, et nous sommes si préoccupés de nous-mêmes ! Nous nous cachons de nous-mêmes pour ne cesser en même temps de nous chercher, nous rechercher toujours; même au travers du regard et de l'affection de l'autre. Mais il n'est pas permis qu'il en soit ainsi semble-t-il, il n'est pas permis de se l'avouer et d'assumer cette apparente faiblesse, aussi noble puisse-t-elle être au fond. Ainsi, nous n'osons pas nous re-connaître. C'est tragique en sommes. Ce trait culturel modelé par une pensée collective inconsciente, fait que nos parents, eux-mêmes victimes de ce conditionnement, de cette mise en garde tacite, au même titre que leurs contemporains et les générations qui ont précédé, se comportent de façonà se sapereux-mêmes et à nous transmettre par là ce même virus.
 

Pourquoi porter un regard si négatif, si dévalorisant sur soi-même ? La seule possibilité de se libérer, me semble-t-il,c'est de célébrer la vie chaque jour et à chaque instant (disons le plus possible), et ce, évidemment, à travers soi, car il s'agit de la vie en soi et autour de soi ! La voie est donc celle de la générosité à aimer, reconnaître, apprécier toute chose ! Mais bien sûr, tout cela n’est que paroles. Seul le chemin pour entreprendre ce regard neuf au quotidien des situations peut faire la différence et nous transformer, nous épanouir, nous libérer, et nous rendre ainsi plein de gratitude et de joie, plein d'amour. En somme, en attendant de réussir cette métamorphose de nous-mêmes (de notre propre esprit), nous sommes comme des enfants ingrats, trépignants pour obtenir ceci, cela: reconnaissance,
affection, amour... (Mais là, n'est-ce pas moi qui porte un regard négatif sur la condition de notre situation?!).


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Tous les textes de Frère FABKHI : cliquez ici.

lundi 7 novembre 2016

L'idéal de l'éveil humain (1/4) par Urgyen Sangharakshita

Lorsqu'un bouddhiste pense au bouddhisme - à ce que les bouddhistes appellent le Dharma - habituellement, la première chose qui lui vient à l'esprit c'est le Bouddha, « l'Éveillé ». Il est intéressant de remarquer que la première chose à laquelle un non bouddhiste pense généralement c'est aussi au Bouddha.
Nous ne savons peut-être rien du tout des enseignements du bouddhisme mais nous aurons au moins vu une image ou une illustration du Bouddha. Elle peut même nous être déjà très familière, et nous pouvons même avoir envers elle un sentiment particulier. Que montre donc cette image ou cette illustration ? Elle montre un homme dans la force de l'âge, bien bâti et beau. Il est assis en tailleur sous un arbre. Ses yeux sont à demi fermés et il y a un sourire sur ses lèvres. En regardant son image il nous semble que, dans son ensemble, il transmet une impression de solidité et de stabilité, ainsi que de force. Il transmet une impression de calme absolu, de repos absolu. Mais ce qui nous attire le plus, plus encore que la forme générale, c'est le visage, parce qu'il transmet quelque chose qui est extrêmement difficile à exprimer en paroles. Lorsque nous le regardons, lorsque peut-être nous nous concentrons sur lui, nous voyons que le visage est vivant, qu'il est illuminé, et dans cette lumière nous voyons le reflet d'une connaissance insondable, d'une compassion infinie et d'une joie ineffable. Ceci donc est la représentation, l'image ou l'illustration du Bouddha, de l'Éveillé. Elle représente en général Gautama, le Bouddha historique, le « fondateur » du bouddhisme, c'est-à-dire le grand maître indien qui vécut approximativement cinq cents ans avant le Christ. Mais le Bouddha possède aussi une signification plus grande. Il représente le sujet de cette conférence. En d'autres termes, il représente l'idéal de l'éveil humain.

L'éveil humain est le thème central, la préoccupation centrale du bouddhisme. C'est cela qui concerne principalement le bouddhisme, tant en théorie qu'en pratique. En fait c'est même la préoccupation principale d'un bouddhiste. Nous allons donc, durant cette conférence, essayer de comprendre ce que l'éveil signifie en général et, en particulier, ce que veut dire « l'éveil humain ».

Mais avant d'entrer dans ce sujet je veux dire quelques mots sur le troisième terme de notre titre. Je veux examiner le mot « idéal ». Nous parlons de « l'idéal de l'éveil humain », mais que veut dire ce mot ? Je ne veux pas simplement entrer dans les définitions du dictionnaire, et encore moins dans ce qui serait réellement des questions philosophiques. Dans le cadre de cette conférence nous nous limiterons à l'usage ordinaire et répandu de ce mot.

Le terme signifie tout d'abord « ce que l'on peut imaginer de mieux dans son genre ». Par exemple, il y a à Londres chaque été, une exposition bien connue qui s'appelle La Maison Idéale.

Chaque année des milliers, et même des centaines de milliers de gens s'y rendent et visitent les différents stands. Ils y voient des cuisines idéales, des salles de bains idéales, des garages idéaux, des miroirs à barbe idéaux, des couteaux à pain idéaux, des réfrigérateurs idéaux, des tondeuses à gazon idéales, des fauteuils idéaux et même des batteurs à œufs idéaux ! Ils y voient des centaines d'objets différents, et chacun prétend être « idéal », être le mieux que l'on puisse imaginer dans le genre (quoique bien entendu, chaque fabricant puisse avoir des idées différentes sur ce qui est vraiment « le meilleur »). Chacun de ces objets, nous assure-t-on remplit sa fonction de la meilleure manière possible, et tous ensemble ils constituent la « maison idéale » ; ou, en d'autres termes la meilleure maison que l'on puisse imaginer, la maison qui remplit parfaitement sa fonction de maison, la maison dans laquelle tout le monde aimerait vivre si seulement il en avait les moyens.


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jeudi 3 novembre 2016

Dimanche 6 novembre 2016 : journée de pleine conscience à St-Fiacre

La prochaine journée de pratique de la Pleine Conscience selon le Village des Pruniers (Maître Thich Nhat Hanh) se déroulera le dimanche 6 novembre 2016 de 10 à 17h.

Pour en savoir plus et réserver votre place, cliquer ici.

lundi 24 octobre 2016

Pour se réconciler avec l'autre : la Pratique du Renouveau du Village des Pruniers par Frère Phap Khi

Bienvenue à tout le monde pour cette session de présentation sur la pratique du Renouveau ou Nouveau Départ. C’est une présentation que la communauté estime importante de faire, un outil que l’on estime nécessaire de transmettre aux personnes qui viennent pratiquer avec nous, à vous tous et toutes qui êtes engagés dans une vie de famille pour beaucoup, dans une relation de couple, et puis, dans des relations diverses et variées avec vos voisins, vos ami(e)s, dans le domaine du travail, à l’école. C’est une pratique que les enfants aussi peuvent faire. C’est une pratique qui est proposée, offerte aux enfants et aux parents durant chaque semaine lors d’une retraite d’été. Les enfants ont ainsi la possibilité avec leurs parents de mettre en pratique le Renouveau. Ce sont des moments importants et très touchants.

Je vais essayer de partager l’essentiel de cette pratique du Renouveau. C’est une pratique de réconciliation dans sa relation avec les personnes avec lesquelles l’on partage sa vie. Or la première personne avec laquelle l’on établit une relation proche, c’est soi-même. Il faut donc garder en tête lors de cette présentation que c’est une pratique que l’on peut faire avec soi-même. J’ai même envie de dire que c’est une pratique que l’on doit apprendre à faire avec soi-même pour pouvoir la réussir avec les autres.

Cette pratique s’articule en quatre aspects. C’est un processus en quatre étapes que l’on est invité à suivre de façon progressive. On va voir aujourd’hui qu’il y a aussi d’autres façons d’aborder cette pratique.

Commençons par la façon traditionnelle. La première approche d’un Renouveau est d’arroser les fleurs ; cela invite donc à la fraîcheur. La deuxième approche du Renouveau est d’exprimer les regrets. La troisième approche est partager une difficulté. Et enfin, en dernier lieu, cinquième approche, être à même de demander de l’aide, et, éventuellement, de faire une proposition concrète pour changer la situation, pour améliorer la relation avec l’autre personne.

Comme le titre de cette pratique l’indique, un Renouveau ou Nouveau Départ, c’est le désir de renouveler la relation avec l’autre personne, avec son conjoint, son frère, sa sœur, son enfant, avec son papa, sa maman, avec son collègue de travail, sa voisine, son ami. On peut penser que pour qu’il y ait besoin d’un Renouveau, il faut qu’il y ait une difficulté. On va voir que c’est assez vrai mais pas seulement. L’idée de proposer un Renouveau, c’est l’idée de prendre soin de la relation.

Quand on regarde dans ses relations au quotidien, au fil des jours, au fil des mois, si on est honnête et qu’on reconnaît les difficultés qui apparaissent, les tensions qui font naître les conflits, on réalise que c’est dû bien souvent au fait d’avoir manqué de vigilance. Nous n’avons pas suffisamment pris soin de notre relation avec l’autre ; prendre soin de la relation avec l’autre, c’est savoir prendre soin de ses paroles et de ses actes.

Ainsi, tout cela nous amène à la pleine conscience. Nous avons réagi un peu vite, nous avons dit quelque chose, fait quelque chose, et peut-être le regrettons-nous ; pourtant, nous n’allons pas vers l’autre personne pour dire que nous regrettons ce que nous avons dit ou ce que nous avons fait. Ou encore, de façon plus subtile, il s’agit de quelque chose que nous oublions de dire ou de faire ; une attention que nous oublions de porter à l’autre personne. Peut-être aussi que l’une des raisons principales faisant que le conflit ou la difficulté apparaît, est que nous dormons un peu sur nos lauriers, nous prenons notre situation pour acquise, nous nous habituons l’un à l’autre. Nous pensons que l’autre a la capacité d’oublier, de pardonner, de passer au-delà de ce qui a été dit ou fait ; car, après tout, on s’aime, on le sait on est important l’un pour l’autre. Et finalement, un peu trop sûr de nous, on oublie de s’arrêter et de regarder un peu plus attentivement la situation dans la relation avec l’autre personne.



On peut aborder cette pratique du Renouveau sous deux angles.


Le premier angle peut être traduit par l’expression que l’on connaît tous : « Mieux vaut prévenir que guérir ». Il s’agit de prendre soin de la relation sans attendre qu’un conflit apparaisse. Même si des tensions finissent par apparaître, cette attention portée à la relation avec l’autre, ou simplement déjà avec soi-même, va minimiser celles-ci et prévenir les conflits dans la relation, permettant également de mieux se comprendre. C’est aussi pourquoi, la première approche de cette pratique concerne les deux premiers aspects du Renouveau, qui est aussi celle que l’on partage avec les enfants et les parents, à savoir : arroser les fleurs et exprimer des regrets.

L’arrosage des fleurs est une pratique qui nous invite à la fraîcheur. Lorsque l’on regarde des fleurs, elles nous évoquent également beauté et harmonie. Les fleurs offrent de belles formes, de belles couleurs, de bonnes odeurs ; c’est un élément agréable, rafraîchissant. Parfois, un peu mal à l’aise avec soi-même, pris dans ses pensées, ennuyé par quelque irritation, il suffit de se tourner vers les fleurs, de prendre un moment pour les regarder et déjà parvenir à apaiser son esprit. Essayez par vous-même plus tard ! Prenez un moment pour être avec les fleurs et revenir à votre respiration, et essayez d’entendre ce que les fleurs vont vous dire. Le simple fait de suive sa respiration et de se tourner vers les fleurs apporte du calme et du bien-être en soi. Les fleurs ne dégagent aucune animosité, ‘à priori’ ; il est difficile de se disputer avec les fleurs. Au contraire, elles invitent à une ouverture, à du calme et même à un certain émerveillement. C’est pourquoi l’arrosage des fleurs consiste à amener cette qualité de fraîcheur et de beauté dans la relation avec l’autre. Si l’on fait cela avant qu’il y ait des difficultés, alors c’est assez facile, et c’est plutôt agréable. Si l’on attend par contre d’avoir des difficultés dans la relation, on va se rendre compte qu’il est plus difficile d’approcher l’autre dans ce premier aspect de la pratique du Renouveau.

‘Arroser les fleurs’ de l’autre personne consiste à reconnaître et exprimer les qualités que l’on reconnaît chez lui, chez elle, dans ce qu’il ou elle est : une façon de parler, de se déplacer, de faire certaines choses qui apportent du bonheur dans la maison, qui fait du bien dans la relation : « Lorsque tu me regardes ; lorsque tu m’ouvres la porte ; lorsque tu prépares un repas pour moi ; lorsque tu as pris soin de nettoyer mes vêtements, peut-être ; lorsque tu me demandes toujours si je suis disponible pour t’écouter avant de faire irruption dans le bureau ; lorsque tu me demandes conseil ; lorsque tu m’apportes ton aide pour ceci ou cela » ; etc. Cette approche de l’arrosage des fleurs, qui consiste à exprimer des qualités que l’on reconnaît chez l’autre personne, demande de prendre du temps pour regarder profondément en l’autre. Si vous vous aventurez à faire cette pratique de façon superflue, vous risquez d’augmenter le conflit, de rendre l’autre personne beaucoup plus agressive, plus mécontente. Il n’est pas question de jouer de façon superficielle dans cette pratique, autrement cela produira un contre-effet. Il s’agit d’être authentique. Bien sûr, ce n’est pas toujours facile, surtout si vous êtes fâché avec l’autre.

A ce moment-là, si vous regardez en vous-même, vous reconnaîtrez peut-être des difficultés à vous aimer, à vous apprécier vous-même. Vous êtes fâché avec vous-même lorsque vous avez dit ou fait quelque chose que vous regrettez, que vous avez, une fois encore, répété la même erreur, et que vous avez du mal à vous pardonner : vous vous êtes encore mis en colère ; vous avez encore crié fort ; vous avez dit des choses désagréables à votre enfant, à votre femme, votre époux ; des paroles qui n’étaient pas très gentilles, et encore une fois, cela vous a échappé ! Vous êtes parti en claquant la porte ; vous êtes parti sans dire où vous alliez ; vous avez pris la voiture. Vous avez même cassé de la vaisselle quand vous vous êtes disputés l’instant d’avant, tellement vous étiez énervé. Il y avait beaucoup de violence en vous !

Je me souviens une fois comme cela. J’étais moine pourtant ; je rendais visite à ma famille. Il y avait ma mère et mon frère dans le garage qui se disputaient pour quelque chose. Quand c’est sa propre famille, on a beaucoup plus de mal à garder son calme. Je ne sais pas pourquoi, j’étais très sensible à ce moment-là. Ça me semblait tellement absurde de se disputer pour des choses ridicules. J’étais là au milieu d’eux ; je n’arrivais pas à leur faire entendre raison. Je tenais un verre dans ma main, et il a fallu que je lâche le verre comme pour faire entendre une cloche de peine conscience pour leur dire d’arrêter, cela suffit ! C’était plus fort que moi. Cela a marché ! Le verre qui se casse a agi comme une ‘cloche de pleine conscience’ ; il les a arrêté, et ils ont pu se rendre compte de la violence que cela créait pour moi, de l’inconfort, du malaise dans lequel j’étais de les voir se disputer comme cela. Et j’ai pu parler un peu, leur dire : « Mais enfin, la vie est précieuse, chaque instant est précieux. Pourquoi vous vous disputez pour des choses si ridicules, si insignifiantes ? » Mais on peut faire mieux que Frère Fabkhi qui casse des verres pour réveiller les autres autour de soi !

La pratique de l’arrêt est importante pour prendre le temps de voir ce que j’apprécie chez l’autre malgré les difficultés, malgré les paroles et malgré les actions qui sont libérées un peu rapidement et qui font du mal. Bien sûr, j’ai des perceptions négatives envers l’autre personne ; il ou elle n’est pas exactement comme je voudrais qu’il ou elle soit. Dans son attitude, il y a des choses qui me gênent ; j’essaie de les corriger mais il ou elle ne change pas.


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mercredi 19 octobre 2016

Thayé Dorjé, Sa Sainteté le 17e Gyalwa Karmapa, partage le message suivant à la veille de l’anniversaire de Mahatma Gandhi

Résultat de recherche d'images pour "Thayé Dorjé, Sa Sainteté le 17e Gyalwa Karmapa"" La non-violence, la paix et la compassion sont toutes différentes expressions de l’excellence et de ce que nous souhaitons tous accomplir.
Il s’avère cependant difficile de définir ce que ces expressions ou ces qualités sont véritablement. Si nous les considérons d’un point de vue matérialiste, elles deviennent presque inatteignables.

Grâce à notre conscience, grâce à nos qualités intérieures, nous souhaitons bien sûr incarner la non-violence, nous voulons la paix, nous voulons parachever la compassion. La raison pour laquelle il est difficile de les définir peut être due aux émotions affligeantes, la causalité défavorable qui pousse la recherche de cette excellence dans une direction trop extrême.

À cause de cela, nous perdons de vue le fait que cette excellence est incroyablement simple. Et c’est seulement avec patience, avec une grande patience, une grande attention aux autres, un grand respect pour les autres, que nous sommes capables de nourrir cette simplicité.

Rappelons-nous les grands Hommes qui manifestaient cette excellence et qui ont marqué notre vie et notre époque. C’est ainsi qu’en ce jour, nous nous souvenons de Mahatma Gandhi, de cet extraordinaire exemple de simplicité, de son approche pour vivre sa vie et guider les autres sur le chemin de la non-violence.

Quelles que soient notre culture, notre religion ou notre société, la patience reste la patience, l’attention est l’attention – elles surpassent toutes les barrières culturelles, sociétales ou religieuses.

Nous pouvons apprendre de Gandhi-ji comment avoir de la patience, du courage et vivre dans le moment présent. Nous pouvons apprendre de lui comment prendre de grandes responsabilités sur nos épaules et, en même temps, accepter la fragilité de la vie, parce qu’à la fin, nous devons quitter tout ce que nous avons accompli. Et malgré cela, il nous faut être patients pour ne pas être accablés.
 
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