lundi 30 novembre 2015

La Renaissance par le Vénérable Thich Huyen-Vi

INTRODUCTION

Être et non être, vivre et mourir sont autant de questions qui ne cessent de tourmenter le commun des mortels.

En fin de compte, deux théories semblent attirer beaucoup d’attention :

1. Celle qui admet que tout être vivant, une fois mort, se désintègre ne laissant plus rien, et que poussière d’origine, on redevient poussière.

2. Celle qui admet, au contraire, que tout être vivant est mortel mais son âme subsiste après la mort soit pour monter au Paradis pour jouir de la béatitude, soit pour descendre en enfer y subissant le pire des supplices.

Ces deux théories sont aussi inexactes l’une que l’autre :

En effet, nous pensons qu’après la mort, rien n’est totalement perdu et il doit en rester quelque chose, même en quantité infinitésimale.

De même il n’est pas vrai que l’âme demeure telle quelle, indéfiniment, soit au Paradis, soit en Enfer. L’observation des choses de la nature nous permet d’affirmer que toute chose subit la loi de la transformation et du changement.

Par ailleurs, quoi de plus injuste que la cause d’une vie éphémère puisse engendrer un effet bon ou mauvais, qui dure éternellement.

Ainsi les deux théories de la discontinuité et de la permanence sont combattues par le Bouddhisme qui soutient que tout être vivant échappe à ces deux théories pour subir celui de la métempsycose.

I. DÉFINITION

Métempsycose ou transmigration est la traduction occidentale de sangsara (en sanscrit) et de samsara (en pâli), lesquels sont traduits en sino-vietnamien ’Luan Hoi’, Luan signifiant ’la roue’ et Hoi ’qui tourne sur elle même’.

L’image de la roue qui tourne traduit bien la pensée bouddhique de la transmigration d’un être à un autre, dans les six sphères, sous forme de réincarnations successives selon le cycle ternaire : vie - mort - renaissance et ainsi de suite.

La loi de la transmigration est une loi parfaitement vérifiable.

Si nous acceptons la véracité de la loi de causalité nous ne pouvons pas refuser celle de la transmigration.

En effet, la transmigration n’est qu’une succession ininterrompue de causes et d’effets.

Mais parce que tantôt elle apparaît, tantôt elle disparaît, tantôt sous une forme, tantôt sous une autre que nous croyons qu’elle est isolée, sans interdépendance.

II. LE SANGSARA DANS LES CHOSES ET LES ÊTRES

Les choses et les êtres de ce monde, du plus petit comme la poussière au plus grand comme la terre, subissent le cycle sangsarique, c’est-à-dire les transformations successives avec retour à l’état initial.
Pour nous en persuader, examinons quelques cas bien précis.


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