lundi 10 août 2015

Guérir par la méditation, entretien avec Tulkou Thondoup Rinpotché

Avec le progrès des psychologies, et notamment de la psychologie transpersonnelle, les Occidentaux commencent à comprendre l’avantage de pratiquer la méditation pour s’assurer une bonne santé mentale.

Par Jean-Claude Cartier

Né dans une tribu d’éleveurs nomades du Tibet oriental, Tulkou Thondoup Rinpotché reçut une éducation faite d’étude des textes sacrés, de prière et de méditation, avant d’être, à l’âge de dix-huit ans, totalement déraciné par l’invasion chinoise. Fuyant tout d’abord aux Indes, et s’installant par la suite aux Etats-Unis, Tulkou Thondoup oublia peut-être la discipline monastique, mais certainement pas l’expérience de la paix qu’il avait éprouvée durant son enfance et qui lui permit de traverser les épreuves les plus rudes sans jamais mettre en péril l’harmonie régnant dans son esprit.

Avec le progrès des psychologies, et notamment de la psychologie transpersonnelle, les Occidentaux commencent à comprendre l’avantage de pratiquer la méditation pour s’assurer une bonne santé mentale. Mais ils éprouvent sans doute encore quelque difficulté à imaginer que cette même méditation puisse avoir un quelconque retentissement sur leur santé physique. Comment leur démontrer le pouvoir de l’esprit dans les processus de guérison du corps ?


Effectivement, le pouvoir de l’esprit est énorme ; et la méditation, ou la prière, peuvent nous guérir physiquement, ou en tout cas avoir une grande influence sur la guérison.

Et ce n’est pas seulement là une façon de parler, mais bien une certitude dans la tradition du bouddhisme tibétain où la guérison par l’esprit fait partie de notre façon de vivre.

Ainsi, lorsque quelqu’un est malade, au Tibet, il va d’abord consulter un lama, afin qu’il lui indique une pratique de méditation. Et ce n’est qu’ensuite qu’il ira voir son médecin.

Dans d’autres cas, lorsque les médicaments se sont avérés inefficaces contre la maladie, une méditation ou des mantras spécifiques peuvent inverser le processus pathologique et avoir des effets tout à fait positifs.

Un de mes amis, dans ma communauté du Massachusetts, eut un cancer à deux reprises. La première fois, les médecins l’avaient condamné en lui disant qu’il ne lui restait plus que cinq mois à vivre. Il s’est donc préparé à l’éventualité de mourir et s’est mis à pratiquer la méditation de manière intensive. Cinq mois plus tard, non seulement il était encore en vie, mais il n’y avait plus trace de cellules cancéreuses. Les médecins ne comprenaient pas…

Il a vécu cinq ans sans problèmes, puis a subi une récidive. Mêmes menaces de la part des autorités médicales : l’opération ou la mort ! Mais, comme on lui promettait également de finir sa vie dans un fauteuil roulant après l’opération, mon ami préféra la méditation... qui, une fois de plus, le guérit.

Il a maintenant quatre vingt trois ans et se porte parfaitement bien.


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