lundi 25 mai 2015

"Réflexions sur les Refuges" par Ajahn Sumedho

Lorsqu’on demande : "Que faut-il faire pour devenir bouddhiste ?", nous disons que nous prenons refuge dans le Bouddha, le Dhamma, la Sangha. Et pour prendre refuge nous récitons la formule appropriée en pali.

Au fur et à mesure de la pratique, lorsque nous commençons à comprendre la profondeur des enseignements bouddhiques, prendre ces refuges devient une très grande joie. Après vingt-deux ans de vie monastique, j’aime encore réciter Buddha saranam gacchami . En fait, j’aime cela plus encore qu’il y a vingt deux ans, parce qu’alors cela ne signifiait rien pour moi, je le récitais par devoir, parce que cela faisait partie de la tradition. Prendre refuge en Bouddha, seulement en paroles, ne signifie pas que vous preniez refuge en quoi que ce soit. On pourrait entraîner un perroquet à dire Buddha saranam gacchami et cela aurait probablement autant de signification pour le perroquet que pour de nombreux bouddhistes. Il faut méditer sur ces mots, les observer et vraiment essayer de comprendre ce qu’ils signifient, ce que signifie "refuge, ce que signifie Bouddha". Lorsque nous disons "Je prends refuge auprès du Bouddha-, qu’entendons-nous par là ? Comment pouvons-nous utiliser cela pour que ce ne soit pas seulement une suite de syllabes dépourvue de sens, mais quelque chose qui nous aide réellement à nous rappeler, nous donner une direction et à développer notre dévotion, notre dévouement à la voie du Bouddha ?

Le mot Bouddha est un mot merveilleux, il signifie "celui qui connaît", et le premier refuge est auprès du Bouddha en tant que personnification de la sagesse. La sagesse non personnifiée reste trop abstraite pour nous. Nous ne pouvons concevoir une sagesse sans corps, sans esprit, et comme la sagesse semble toujours avoir une qualité personnelle, il est très utile de prendre le Bouddha comme symbole.


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