lundi 30 mars 2015

Réflexions sur la mort - Extraits de discours du Vénérable Gunaratana

Pour l'homme ordinaire la mort n'est en aucune façon un sujet plaisant de discussion. C'est quelque chose de lugubre, d'accablant, un véritable rabat-joie, un sujet de maison funéraire.

L'homme ordinaire, immergé dans les plaisirs des sens, toujours à la recherche de ce qui excite et satisfait les sens, refuse de considérer que tous les objets de plaisir et de gratification se termineront un jour ou l'autre.

Si un sage conseil ne permet pas à la personne plongée dans les plaisirs des sens de considérer sérieusement que la mort peut aussi frapper à sa porte, c'est seulement le choc d'un deuil dans sa famille, la mort soudaine et imprévisible d'un parent, femme ou enfant qui pourra le réveiller de sa quête délirante de plaisirs des sens et lui faire prendre conscience brutalement de la dure réalité de la vie. Alors seulement, il pourra ouvrir les yeux, commencer à se demander pourquoi il existe un phénomène tel que la mort ? Pourquoi est-ce inévitable ? Pourquoi y a t-il ces douloureuses séparations qui volent ses joies à la vie.

Pour la plupart d'entre nous, à un moment ou à un autre, le spectacle de la mort doit avoir fait naître des pensées profondes et des questions sérieuses. Que vaut la vie, si des personnes robustes, qui avaient accompli de grandes œuvres, gisent maintenant froides, sans connaissance et sans vie ? Que vaut la vie si, des yeux qui pétillaient de joie, qui rayonnaient d'amour, sont maintenant fermés, à jamais immobiles et dénués de vie ? De telles pensées ne sont pas à réprimer. C'est justement ces questionnements qui, menés sagement, révèleront les potentialités inhérentes à l'esprit humain pour la réalisation des plus hautes vérités.

D'après la pensée bouddhiste, la mort, loin d'être un sujet à fuir et à éviter, est au contraire la clé qui ouvre l'apparent mystère de la vie. C'est par la compréhension de la mort que l'on comprend la vie, du fait que la mort est une partie du processus de la vie dans une grande mesure. D'une autre façon, la vie et la mort sont les deux extrémités du même processus, et si vous comprenez une extrémité du processus, vous comprenez également l'autre. Ainsi, en comprenant la mort, nous comprenons aussi la vie.


Pour lire la suite, cliquez ici.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire