lundi 9 février 2015

Les cinq méthodes fondamentales de méditation par Sangharakshita

Dans la tradition bouddhique, il y a cinq exercices fondamentaux de méditation, chacun d'entre-eux étant un antidote de l'un ou de l'autre des « cinq poisons », qui sont la distraction, la colère, l'avidité, l'orgueil et l'ignorance.



La distraction.

Tout d'abord, le poison de la distraction, ou la tendance de l'esprit à sauter de ceci à cela. On parle de gens ayant un « esprit de sauterelle », ou un « esprit de papillon », par quoi l'on veut dire qu'ils sont incapables de s'arrêter sur quelque chose même un seul instant. C'est une question d'être - dans le célèbre vers de T.S. Eliot - « distrait de la distraction par la distraction ». Ceci résume tout à fait la vie moderne ; c'est un processus constant - chaque jour, chaque semaine - d'être « distrait de la distraction par la distraction ». L'antidote de ceci, au moins en tant qu'état d'esprit, est l'attention sur le souffle. Une concentration focalisée sur le processus de respiration est l'antidote de toutes nos distractions.

La colère.

Le deuxième des cinq poisons est la colère. L'antidote de la colère est aussi assez simple. C'est le metta bhavana, la méditation de développement de la bienveillance universelle, la belle pratique que tant d'entre-nous trouvons extrêmement difficile. Et beaucoup de gens savent de leur propre expérience que, de temps en temps au moins, cette émotion négative particulière de colère peut être dissipée à l'aide de cette pratique de méditation - le développement délibéré et conscient de l'amour et de la bonne volonté envers tous les êtres vivants. Ainsi, on fait disparaître le oison de la colère par le développement de la bienveillance universelle.

L'avidité.

Troisièmement, nous arrivons à l'avidité. En un sens, c'est le poison par excellence. Ce n'est pas seulement le « désir », mais ce que nous pouvons décrire comme le « désir névrotique ». Prenons, par exemple, le cas de la nourriture - de la nourriture ordinaire. Nous avons tous un désir de nourriture, et nous aimons en manger - c'est tout à fait normal et sain. Mais le désir de nourriture devient névrotique quand nous essayons d'utiliser la nourriture comme un substitut pour satisfaire un autre besoin, mental ou émotionnel. Pas plus tard qu'hier soir je lisais le rapport d'un journaliste de magazines féminins disant que de nombreuses lectrices écrivent pour dire que lorsqu'elles sont en face d'un problème émotionnel elles ressentent un besoin incontrôlable de manger des douceurs. C'est un désir névrotique. En d'autres termes, c'est de l'avidité.


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