lundi 3 novembre 2014

Dipa Ma : incarnation de la sagesse et de l’amour

BiographieNani Bala Barua est née le 25 mars 1911, dans un village à l’est du Bengale, près de la frontière birmane. La région du Chittagong est renommée pour son mélange de traditions religieuses. Hindous, musulmans et bouddhistes y vivent côte à côte en parfaite harmonie. La culture bouddhiste de cette région est peut-être la seule à abriter encore une large communauté descendant en droite ligne de l’époque du Bouddha.
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Témoignages de personnes qui ont connu Dipa Ma

Un simple conseil de Dipa Ma


J’ai connu une période difficile dans ma vie. Mon mariage battait de l’aile et je n’étais pas fière de mon manque de patience vis-à-vis de mes enfants. Bizarrement, c’est aussi à cette époque que, extérieurement, la vie semblait me sourire le plus ; j’aurais donc dû être heureuse. J’ai mentionné ma situation à Jack Kornfield et il m’a parlé d’un maître, une femme extraordinaire qu’il avait rencontrée en Inde, qui séjournait alors tout près de là, chez Sylvia Boorstein.

Quand je suis arrivée chez Sylvia, on m’a aussitôt conduite dans la chambre sous les combles. Dipa Ma était assise sur un zafu, un traducteur à sa gauche. Je me suis installée sur le coussin face à elle. Avant que j’aie eu le temps de me poser tranquillement, elle s’est tournée vers le traducteur et lui a dit quelque chose en bengali. Il traduisit : « Elle dit, ne vous embêtez pas à pratiquer vipassana en ce moment. Pratiquez seulement metta, la bienveillance. » Je suis restée abasourdie. Nous ne nous étions même pas saluées et généralement c’est l’étudiant qui commence par poser une question !
– Pourquoi ? ai-je demandé.
Elle a dit encore quelque chose en bengali et l’interprète a traduit :

– Votre « cette vie » a des problèmes et il faut que vous y travailliez maintenant. Alors pratiquez seulement metta.

Et il me fit signe que l’entretien était terminé. J’étais ébahie. L’échange avait duré moins de deux minutes. Je savais que l’expression « cette vie » signifiait mes sentiments envers moi-même. Il était clair qu’elle avait vu que j’étais malheureuse et l’antidote qu’elle me prescrivait était la pratique de l’amour bienveillant.

Cette rencontre avec Dipa Ma m’a inspirée et, même si cela m’était difficile, j’ai suivi son conseil. J’ai récité intérieurement des mots de bienveillance aussi souvent que possible dans la journée et pendant mes temps de méditation. Au début, je n’ai pas senti de changement positif mais j’ai persévéré. Il a fallu environ trois mois pour que je commence à ressentir une authentique chaleur envers moi-même. Au bout de six mois, un changement très net en moi se produisait quand je commençais à pratiquer. Il y avait plus de douceur, plus d’ouverture et même de l’affection. Dipa Ma avait trouvé exactement le bon remède pour me secouer. Elle m’a conseillé un outil qui a radicalement modifié ma façon de penser et qui a apporté un réel changement dans ma vie.


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