lundi 13 octobre 2014

La posture dans la méditation assise

"Si quelqu'un demande ce qu'est le vrai zen, il n'est pas nécessaire que vous ouvriez la bouche pour l'expliquer. Exposez tous les aspects de votre posture de zazen. Alors le vent du printemps soufflera et fera éclore la merveilleuse fleur du prunier." (Daichi Sokei 1290-1366)


La verticalité par Eric Romeluère

Les manuels décrivent systématiquement la méditation dans un ordre précis : tout d’abord la posture physique, puis le mouvement respiratoire et enfin l’attitude mentale. Une présentation qui ordonne ainsi le corps, le souffle et l’esprit pourrait laisser croire que nous adopterions une posture physique pour nous préparer au véritable objet de la méditation qui serait un travail de l’esprit (ou sur l’esprit). La méditation n’est pourtant pas un exercice mental et si l’on sépare ainsi le corps, le souffle et le mental, on ne décrit qu’une seule et même expérience d’ouverture et de grandeur. L’ordre souligne la primauté du corps : il est le foyer de notre présence au monde. Nos perceptions, nos sensations sont celles d’un corps percevant et sentant avant même que ces perceptions et ces sensations ne soient synthétisées par le mental.

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La posture de zazen est au cœur de la pratique du zen - et beaucoup plus
par Philippe Coupey

Les genoux pressent la terre, et la tête, le ciel. Le bas du dos est tendu et étiré vers le haut, la tête repose droite sur les épaules, lesquelles tombent naturellement, comme le regard. Pour ce qui est de la respiration : l’expiration est profonde et longue, l’inspiration, brève et énergique. Si vous réussissez à vous concentrer, mettons, sur la position des pouces, ou sur l’expiration, pendant un certain temps — et tout ceci en “pensant-sans penser” — alors vous pouvez vous concentrer sur toutes choses simultanément. C’est la pratique essentielle et correcte de zazen.

J’ai connu des personnes qui avaient de superbes postures en zazen. Elles étaient assises de façon tout à fait correcte, avec les mains fermement posées contre le bas de l’abdomen, le dos aussi droit que possible, les épaules relâchées, le menton rentré. Ces personnes étaient certainement frappées par l’authenticité du maître et de son enseignement. Et pourtant, il semblerait que pour elles la posture ne signifiait rien de plus que cela.

Un homme qui pratiquait depuis des années et qui s’était aussi tourné vers la vie de temple et les cérémonies, m’a dit un jour qu’il n’attachait pas plus d’importance à la posture assise que, par exemple, à la posture que l’on prend pendant la cérémonie de l’Hannya Shingyo, ou qu’à la position des mains en gassho, en shashu, ou qu’à la façon de fairesampai.


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La posture sur le site Zen Méditation

Il est important de comprendre les différents aspects de la posture de zazen pour ne pas contraindre le corps dans une attitude d'immobilité rigide contraire à sa physiologie naturelle. Il y a dans la posture équilibre et détente dans la verticalité.

La position du bassin est prépondérante. Il convient de s'asseoir au milieu du zafu (coussin rond dont l'épaisseur est fonction de la souplesse de chacun), sur les ischions, de telle sorte que le bassin se stabilise par le contact des deux genoux avec le sol. La position des jambes est celle du lotus ou du demi-lotus.

Un juste positionnement du bassin et le réglage de l'épaisseur du zafu permettent à la colonne vertébrale de s'ériger vers le ciel sans que soient créées des tensions dorsales ou intervertébrales préjudiciables et à la tête d'être droite naturellement. Les épaules, la cage thoracique et le ventre sont relâchés de façon à permettre une respiration libre et facile. Les yeux sont mi-clos, posés devant soi sur le sol avec un angle d'environ 45 degrés.


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