lundi 22 septembre 2014

Le Vimalakirti Nirdesa par Urgyen Sangharakshita / partie 7 : Le mystère de la communication humaine

Partie 7 : Le mystère de la communication humaine.




7.1. Le mystère de la communication humaine.

Dans le chapitre dix du Vimalakirti Nirdesa, qui a pour titre : « la fête donnée par l'incarnation émanée », nous sommes présentés à une terre pure appelée « Sarvagandhasugandha » qui veut dire : « Doucement parfumée par tous les parfums » ou « Doucement odorante de toutes les senteurs ». Sa localisation est au zénith c'est-à-dire la direction du haut. Elle est infiniment distante de notre propre misérable terre de bouddha impure. Le texte dit qu'elle est au-delà d'autant de champs de bouddha qu'il y a de sable dans 42 Gange ! De quoi défier l'imagination. Le bouddha « Sugandhakuta » ou « Amas de parfums » ou « Amas de senteurs », préside sur cette terre de bouddha, dans laquelle les arbres émettent une senteur merveilleuse. Une senteur nous dit-on, qui surpasse toutes les autres senteurs humaines ou divines de toutes les terres de bouddha des dix directions. On nous dit que l'on n'y entend même pas les noms des arahant et pratekyabouddha, et que le bouddha Sugandhakuta enseigne le dharma à une assemblée consistant uniquement de bodhisattva. Et dans cet univers, dans cette terre de bouddha, toutes les maisons, les avenues, les parcs, les palais ne sont pas faits de briques et de pierres, ni de marbre, ni même de joyaux, comme c'est souvent le cas dans les soutras mahayanas, ils sont tous faits de différents parfums. Et même la senteur de la nourriture que mangent les bodhisattva de cette terre pure envahit, imprègne des univers innombrables.

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