lundi 21 avril 2014

Conte bouddhiste : Le moine joyeux et le roi

Il était une fois un homme de haut rang extrêmement riche. En vieillissant, il comprit que les souffrances de la vieillesse étaient les mêmes pour tous, riches ou pauvres. Alors, un jour, il décida d’abandonner toutes ses richesses et sa position sociale et il alla dans la forêt pour vivre comme un pauvre moine. Il pratiqua la méditation et développa son esprit. Il se libéra de toute mauvaise pensée et il devint un homme simple et heureux. Son calme et sa gentillesse attira progressivement 500 personnes auprès de lui.

A cette époque, la plupart des moines semblaient très sérieux. Mais il y avait parmi eux un moine qui, bien qu’il avait de très bonne manière, avait toujours au moins un léger sourire. Peu importe ce qui se passait, il ne perdait jamais ce petit signe de bonheur intérieur. Et lors des moments heureux, il avait un sourire radieux et le rire le plus chaleureux de tous.

Parfois les moines, aussi bien que les autres gens, lui demandaient pourquoi il était si heureux qu’il souriait toujours. Il riait et disait : « Même si je vous le disait, vous ne me croiriez pas ! Et si vous pensez que je ne dit pas la vérité, alors ce sera un déshonneur pour mon maître. » Le vieux et sage maître connaissait la cause de ce bonheur qu’il ne pouvait pas effacer de son visage. Il fit de ce moine son assistant numéro un.

Un jour, après la saison des pluies, le vieux moines et ses 500 disciples allèrent en ville. Le roi leurs permettait de vivre dans son jardin au printemps.

Le roi était un homme bon qui prenait ses responsabilité comme souverain très au sérieux. Il essayait de protéger son peuple du danger, et d’accroître leur prospérité et leur bien-être. Il devait toujours se faire du souci au sujet des rois voisins, dont certains étaient méchants et menaçants. Il devait souvent faire régner la paix entre ses propres ministres.

Parfois, ses femmes se battaient pour obtenir son attention et pour que leurs fils bénéficient de certains avantages. Dès fois même, des sujets mécontents menaçaient la vie du roi ! Et bien évidemment, il devait se soucier constamment des finances du royaume. En vérité, il devait se soucier de tant de choses qu’il n’avait même pas le temps d’être heureux !


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