jeudi 28 novembre 2013

Les 5 préceptes selon Thich Nhat Hanh et témoignages de pratiquants / N° 1 : La protection de la vie

Premier entraînement : Protection de la vie

Conscient(e) de la souffrance provoquée par la destruction de la vie, je suis déterminé(e) à cultiver ma compréhension de l’Inter-Être et ma compassion, afin d’apprendre comment protéger la vie des personnes, des animaux, des plantes et des minéraux. Je m’engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer et à ne soutenir aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées ou dans ma façon de vivre. Je comprends que toute violence causée notamment par le fanatisme, la haine, l’avidité, la peur, a son origine dans une vue dualiste et discriminante. Je m’entraînerai à tout regarder avec ouverture, sans discrimination ni attachement à aucune vue, ni à aucune idéologie, pour oeuvrer à transformer la violence et le dogmatisme qui demeurent en moi et dans le monde.


Pour lire les 5 Entrainements à la Pleine Conscience, cliquez ici.


Commentaire de Thich Nhat Hanh 
Extraits de "Changez l’avenir : pour une vie harmonieuse", paru chez Albin Michel, Collection " Spiritualité " et publié sur le site "Portail vers l'Eveil"
" Selon le bouddhisme, la compassion est la seule source d‘énergie qui soit sûre et utile. "

" Le Premier Entraînement provient de la conscience que partout des vies sont détruites. Nous voyons la souffrance causée par la destruction de la vie et formons le vœu de cultiver la compassion et de l’utiliser comme source d’énergie pour protéger les personnes, les animaux, les plantes et les minéraux."

" Le Premier Entraînement est un précepte de compassion, karuna – la capacité de faire disparaître la souffrance et de la transformer. Quand nous voyons la souffrance, la compassion est née en nous. Il est important de rester en contact avec la souffrance du monde. Nous avons besoin de nourrir cette conscience de diverses manières – par des sons, des images, en contact direct, des visites, etc. – afin de garder la compassion vivante en nous. Mais nous devons veiller à ne pas trop prendre sur nous. Tout remède doit être pris avec le dosage approprié."

" Nous avons besoin de rester en contact avec la souffrance afin de ne pas l’oublier, afin que la compassion s’écoule en nous et soit une source d’énergie pour nos actions. Si nous réagissons à l’injustice par de la colère comme source d’énergie, nous risquons de causer du tort et de le regretter par la suite. Selon le bouddhisme, la compassion est la seule source d‘énergie qui soit sûre et utile. Avec la compassion, notre énergie est née de la vision profonde; ce n’est pas une énergie aveugle. "

" Nous autres, humains, sommes entièrement faits d’éléments non humains tels que les plantes, les minéraux, la terre, le nuage, le soleil. Pour que notre pratique soit profonde et vraie, nous devons inclure l’écosystème. Si l’environnement est détruit, nous serons détruits nous aussi. Il n’est pas possible de protéger la vie humaine sans protéger la vie des animaux, des plantes et des minéraux. " 

Témoignages de pratiquants

Ci-dessous deux témoignages sur le Premier Entrainement à la Pleine Conscience : Protection de la Vie. Ils sont l’expression concrète de notre pratique de la pleine conscience, ils ne sont pas des commandements mais tout simplement des entraînements.

Premier témoignage

Quand je me suis engagée dans la pratique du 1er entraînement, j'ai tout d'abord ressenti le besoin de concrètement contribuer à sauver des vies humaines. J'ai réalisé un projet que j'avais depuis quelques années, je me suis engagée à Amnesty International. A la fois dans l’écriture de lettres et auprès de la section locale. Cela satisfaisait mon besoin d'engagement, de diligence, de concret.

Par ailleurs, mes habitudes ont changé dans les « petites choses » du quotidien. Par exemple : « Comment faire avec les souris qui mangent notre nourriture et diverses choses ? »Cette question nous a amenés, mon compagnon et moi, à approfondir la protection de la vie des animaux....


Pour lire la suite, cliquez ici

Second témoignage

Protéger la vie, c’est tout d’abord respecter la vie en moi ; car, comment puis-je être source de paix pour autrui et le monde, si la lutte, la répression et le rejet sont présents dans mon corps, mon mental ou mes émotions.

Respecter la vie, c’est m’entraîner à :

  • Prendre soin avec tendresse de cet instrument de vie qu’est mon corps. Accueillir les moments de douleur ou d’inconfort physique, regarder tendrement se déployer les symptômes de traumas passés. C’est observer les tensions et contractions comme des demandes et des appels à la détente. Alors je respire plus profondément ou je fais une relaxation totale et j’essaie de relâcher sur les expirations sans chercher à atteindre cette détente, juste laissé faire en étant consciente. Et je fais grandir le bonheur d’être malgré l’inconfort « en bonne santé. »
  • Accueillir les émotions comme l’irritation, l’anxiété, l’agitation… qui me traversent, ...
Pour lire la suite, cliquez ici.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire