mercredi 11 septembre 2019

"Etre en paix avec le moi" par Ajahn Thiradhammo

Traditionnellement, dans les enseignements bouddhistes, le non-soi est un thème de « contemplation », c’est-à-dire de réflexion profonde, plutôt qu’une prise de position philosophique. Il serait donc bien, dès le départ, que nous mettions autant que possible notre processus mental en sourdine. Bien entendu, concrètement parlant, pour la plupart d’entre nous, il est pratiquement impossible d’arrêter de penser sur commande, c’est pourquoi des exercices de méditation très concrets sont proposés. Ils rendent possible la mise en route d’un processus de réflexion méditative et le soutiennent. C’est une façon différente d’aborder les choses – différente de notre façon de penser habituelle.

En général, le processus de la pensée est très lié à notre sentiment d’exister, à l’image que nous avons de nous-mêmes. Par exemple, le matin, quand vous vous réveillez, si vous observez bien, vous remarquerez qu’il y a un éveil progressif de la conscience. Il s’agit d’abord d’une forme rudimentaire de conscience : peut-être la perception d’une lumière, d’un son. Ensuite, vous réalisez que vous êtes dans un certain lieu, à un certain moment. Et c’est alors seulement qu’arrive la conscience du moi : « C’est moi qui suis ici, en train de faire ceci ou cela ».

Si vous observez ce processus de réveil de la conscience de soi, vous remarquerez qu’au fil de la journée, votre perception de vous-même change. Par exemple, l’une des structures de base de la conscience est liée à nos ressentis. Vous vous réveillez le matin en vous disant : « Je ne me sens pas très bien aujourd’hui ». Mais, après avoir pris votre café ou un bon petit déjeuner, vous constatez que vous commencez à vous sentir mieux. Ensuite, vous sortez dans la rue, il pleut, il y a beaucoup de monde, et vous ne vous sentez plus aussi bien. Puis vous rencontrez un vieil ami et vous êtes heureux, vous sentez bien à nouveau ! C’est ce que l’on appelle les hauts et les bas de la vie. 


Dans la pratique de la méditation bouddhiste, l’une des premières qualités qu’il faut développer est l’attention, la présence consciente à ce qui est. Bien sûr, nous avons tous déjà une certaine forme d’attention, à un niveau élémentaire, mais le Bouddha nous a encouragés à l’approfondir pour en faire une qualité fondamentale de notre être. En effet, si cette qualité d’attention est parfaitement développée, elle peut devenir une véritable force spirituelle. Il est impossible de décrire à quel point cette qualité d’attention peut transformer notre être si la présence consciente est continue. Elle engendre un immense approfondissement de notre compréhension des choses.


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Donner 18 mois à notre planète / message du Village des Pruniers

La communauté des Gardiens de la Terre ( Earth Holder ) du Village des Pruniers encourage les membres de la Sangha du monde entier à soutenir les jeunes le 20 septembre dans le cadre de la grève mondiale contre le changement climatique, puis à engager des actions destinées à protéger la Terre Mère et tous les êtres vivants au cours des 18 prochains mois.

Pour en savoir plus sur cette occasion de pratiquer de façon coordonnée en mahasangha,vous pouvez consulter les articles suivants (en anglais):

· «Donner à la Terre mère 18 mois» Give Mother Earth 18 months
· Information sur la grève des étudiants pour le climat, Student Climate Strike
· Dépliant pour l’événement du 20 septembre, personnalisable: Grève internationale des jeunes pour agir sur le changement climatique – Sept 2019 (pour le personnaliser, choisissez “Fichier”/”Télécharger”/”Microsoft Word” et personnalisez)


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mercredi 28 août 2019

"Lorsque mettā (la bienveillance) ne fonctionne pas" par Ajahn Thiradhammo

Il n’est pas rare d’avoir l’impression que la pratique de mettā ne fonctionne pas, soit parce que nous n’arrivons pas à nous connecter à cette bienveillance, soit parce qu’elle ne jaillit pas naturellement. Cela peut nous décourager : « C’est le remède que le Bouddha a proposé mais il ne me guérit pas. »


D’après mon expérience, si mettā ne fonctionne pas, c’est pour l’une des deux raisons suivantes : nous ne l’appliquons pas au bon endroit ou bien nous ne l’appliquons pas correctement. Imaginons, par exemple, que quelqu’un s’adresse à vous d’une manière que vous trouvez insultante et vous bouillez de rage. Ensuite, comme le bon bouddhiste que vous êtes, vous pratiquez immédiatement mettā envers la personne qui vous a insulté : « Puisses-tu être heureux et libre de toute souffrance. » (Il est évident que la personne a besoin de bienveillance puisqu’elle est assez imparfaite pour vous avoir insulté !) Mais la voilà qui s’éloigne, tandis que vous restez là, avec des émotions très perturbées. Vous lui avez envoyé des pensées de bienveillance mais votre esprit, lui, est toujours agité. Il semble que la technique ne fonctionne pas… mais peut-être faut-il revoir notre copie.


Le premier destinataire de votre bienveillance doit être la colère qui bouille en vous – non pas comme un antidote mais pour créer autour d’elle un espace moins pénible, de façon à avoir une image globale, plus claire et non contractée, de la situation. Si vous regardez attentivement ce qui se passe, peut-être verrez-vous les choses différemment. Que s’est-il réellement passé ? Peut-être avez-vous mal entendu. Peut-être n’était-ce pas la faute de l’autre personne. Votre propre confusion mentale et votre tendance à douter de vous-même ont été attisées. Aha ! Peut-être que la véritable cause de votre colère se trouve dans votre histoire personnelle. Vous vous êtes fait traiter d’idiot et cela a touché un point sensible. Si on vous avait traité de rustre ou d’autre chose, cela n’aurait pas été un problème, mais le mot « idiot » a réveillé toute votre insécurité à propos de votre intelligence et a réveillé des incertitudes profondément enfouies en vous. Quel est cet aspect de vous qui est tellement perturbé ou furieux ?


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mercredi 14 août 2019

“Ruth Denison – The Silent Dance of Life” - Partie 2


Documentaire by Aleksandra Kumorek (sortie avril 2017, diffusion sur Arte fin 2017)

« The Silent Dance of Life » est le premier long métrage documentaire sur Ruth Denison et son centre de méditation « Dhamma Dena » dans le désert de Mojave en Californie. Depuis plus de quarante ans, Ruth a enseigné la méditation Vipassana dans le monde entier. Elle a aidé des milliers de personnes à faire face à d’énormes souffrances. Ruth (née en Allemagne en 1922) était particulièrement connue pour son travail avec les traumatismes. Grâce à sa compassion, à sa sagesse et à sa clarté d’esprit, elle a aidé de nombreuses personnes à guérir leur cœur et leur esprit et à se créer une nouvelle vie.

Dans ce portrait intime, nous rencontrons une femme exceptionnelle, la guérison des démons intérieurs et le désert dans toute sa beauté terrible. « The Silent Dance of Life » n’est pas simplement un documentaire sur une enseignante bouddhiste – le film lui-même est une méditation qui nous permet de vivre le silence et le ralenti du désert de Mojave, de ressentir l’interconnexion de toute la vie et de faire partie dee cette « Danse Silencieuse ».



source : http://www.bouddhismeaufeminin.org/ruth-denison-the-silent-dance-of-life

mercredi 7 août 2019

“Ruth Denison – The Silent Dance of Life” - Partie 1



Documentaire by Aleksandra Kumorek (sortie avril 2017, diffusion sur Arte fin 2017)

« The Silent Dance of Life » est le premier long métrage documentaire sur Ruth Denison et son centre de méditation « Dhamma Dena » dans le désert de Mojave en Californie. Depuis plus de quarante ans, Ruth a enseigné la méditation Vipassana dans le monde entier. Elle a aidé des milliers de personnes à faire face à d’énormes souffrances. Ruth (née en Allemagne en 1922) était particulièrement connue pour son travail avec les traumatismes. Grâce à sa compassion, à sa sagesse et à sa clarté d’esprit, elle a aidé de nombreuses personnes à guérir leur cœur et leur esprit et à se créer une nouvelle vie.

Dans ce portrait intime, nous rencontrons une femme exceptionnelle, la guérison des démons intérieurs et le désert dans toute sa beauté terrible. « The Silent Dance of Life » n’est pas simplement un documentaire sur une enseignante bouddhiste – le film lui-même est une méditation qui nous permet de vivre le silence et le ralenti du désert de Mojave, de ressentir l’interconnexion de toute la vie et de faire partie dee cette « Danse Silencieuse ».



source : http://www.bouddhismeaufeminin.org/ruth-denison-the-silent-dance-of-life

mercredi 31 juillet 2019

L'histoire des Dalaï-Lamas / France Culture

1/4 L'implantation du bouddhisme au Tibet

Première émission d'une série de quatre sur l'histoire des Dalai-Lamas dans "Les Chemins de la connaissance" avec Roland Barraux, diplomate et écrivain, et Wangpo Bashi, secrétaire du Bureau du Tibet en France. L'histoire qu'ils nous racontent commence au 7ème siècle.

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2/4 Réincarnation et politique, la naissance d'une institution 


Deuxième volet d'une série de quatre émissions sur l'histoire des Dalai-Lamas dans "Les Chemins de la connaissance". Le diplomate et écrivain Roland Barraux et Wangpo Bashi, secrétaire du Bureau du Tibet en France expliquent comment est apparue historiquement la figure du Dalaï-Lama. 



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3/4 La fragilité d'un pouvoir

Troisième épisode d'une série de quatre émissions des "Chemins de la connaissance" sur l'histoire des Dalai-Lamas, avec Roland Barraux, diplomate et écrivain et Wangpo Bashi, secrétaire du Bureau du Tibet en France. Ils abordent la fragilité du pouvoir politique des Dalaï-Lamas.


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4/4 L'irruption de la modernité


Dernière émission de la série des "Chemins de la connaissance" sur l'histoire des Dalai-Lamas, avec Roland Barraux, diplomate et écrivain et Wangpo Bashi, secrétaire du Bureau du Tibet en France. Ils relatent l'histoire du Tibet à partir du 13ème Dalaï-Lama (de 1875 à nos jours). 

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mercredi 17 juillet 2019

Quand l’empereur Ming rêve de Bouddha... les sources et les premières représentations de Bouddha en Chine

A partir de quand trouve-t-on le nom de Bouddha en Chine et quelles sont les sources qui le citent? Demande la sinologue Anne Cheng. 
Comment apparaît-il en rêve à l’empereur Ming, volant, tout doré, un éclat de lumière au sommet de son crâne ? 


mercredi 3 juillet 2019

"Le processus complexe des traductions bouddhiques" émission France Culture

Qu’est ce qui se joue dans le grand saut des langues indiennes vers la langue chinoise et dans le grand saut de l’oral à l’écrit? Comment les traductions bouddhiques s’avèrent-elles un processus complexe et aléatoire dans la Chine des premiers siècles de notre ère? Demande la sinologue Anne Cheng.





samedi 29 juin 2019

Première exposition sur Bouddha en France : suivez le guide !

Pour la première fois, une exposition est consacrée à Bouddha en France. Sa vie, son œuvre. Découverte passionnante sous forme de 159 œuvres d'art au musée Guimet. Par Catherine Golliau

Les voies de la muséographie sont parfois impénétrables. Bien que la France ait été particulièrement en pointe depuis deux siècles dans la connaissance du bouddhisme et qu'elle possède des collections exceptionnelles venues de tous les pays où cette philosophie-religion s'est enracinée, jamais une exposition monographique sur son fondateur n'avait jusqu'ici été organisée. Le bouddhisme est pourtant l'une des plus grandes spiritualités (ou religion, selon les points de vue) du monde, et il ne cesse de faire des adeptes en France. Mais qui était vraiment Bouddha, « l'Éveillé »  ? 


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mercredi 19 juin 2019

"L'Art du Zazen" par Pierre Crépon

Zazen est une discipline à la fois spirituelle et naturelle qui consiste à s’asseoir, le corps faisant de son mieux pour conserver une posture correcte. En cela, zazen est très simple mais il est également très profond. Cet « art merveilleux » qui a ses origines en Inde, et s’est transmis en Chine et au Japon, notamment dans la tradition du zen Sôtô, avant de se diffuser en Occident depuis le siècle dernier, est beaucoup plus qu'un simple exercice de méditation. Il est la mise en pratique de l'éveil du Bouddha.
Zazen s’adresse à tout le monde. C’est en expert et en pédagogue que Pierre Crépon partage la synthèse de dix années d’expériences et d’enseignement oraux, fruit d’une sagesse ancestrale.

mercredi 29 mai 2019

Ashvaghosha : "Le Beau Nanda"

Présentation de l'éditeur 

L'ancienne littérature bouddhiste sanskrite, non canonique et poétique, n'est ni connue ni traduite en France. Le Beau Nanda, texte daté autour de l'an 100 de notre ère, est un exemple de ce genre littéraire. Il narre la lente conversion au bouddhisme de Nanda, le demi-frère du Bouddha. Jusqu'alors non disponible en français, ce poème fait suite à La Vie du Bouddha et représente, dans un style recherché, un intéressant témoignage du moine bouddhiste Ashvaghosha.

Alain Poulter, de formation universitaire, sanskritiste, publie avec Le Beau Nanda sa septième traduction du sanskrit aux éditions L'Harmattan.

Ashvaghosha, Le Beau Nanda
Paris : L'Harmattan, 2019.182 p.EAN 9782343169422
19,00 EUR

Source : https://www.fabula.org/actualites/ashvaghosha-le-beau-nanda_90913.php

mercredi 22 mai 2019

2 000 livres rares et anciens du patrimoine chinois sont accessibles gratuitement sur le site de la Bibliothèque du Congrès


Page de "L'origine du bouddhisme et son développement en Chine" issu de la Collection numérique de livres rares chinois de la Bibliothèque du Congrès. (DR)


Certains ouvrages de cette collection numérisée datent du 10e siècle et sont les seuls exemplaires existant au monde.

Pour célébrer l'Asian Pacific American Heritage month, le mois durant lequel est célébré chaque année le patrimoine américano-asiatique du Pacifique, la Bibliothèque du Congrès a numérisé et mis en ligne une collection numérique de livres chinois rares. Celle-ci comprend les titres et les éditions les plus précieux du fonds asiatique de l'institution, c'est à dire des livres imprimés en chinois et des manuscrits reliés produits avant 1796. Certains datent du 10e siècle et sont les seuls exemplaires existants au monde. Cette collection numérique contient pour le moment 1 000 titres sur les 5 300 livres chinois rares conservés dans la division asiatique de la bibliothèque, auxquels seront prochaînement ajoutés 1 000 autres titres, qui enrichiront bientôt la collection.
Collaboration pour la numérisation

La Bibliothèque du Congrès a numérisé cette collection en collaboration avec la Bibliothèque centrale nationale de Taiwan. Cette collection regroupe des livres imprimés, des manuscrits, des sutras bouddhistes, des répertoires géographiques locaux et des cartes anciennes, couvrant un large éventail de disciplines et de sujets relatifs aux lettres classiques, à l’histoire, à la géographie, à la philosophie et à la littérature.
Une collection d'ouvrages remarquables

La majorité des trésors numérisés sont des éditions de la dynastie Ming (1368-1644) et du début de la dynastie Qing (1644-1795), tandis que près de 30 titres sont des éditions de la dynastie Song (960-1279) et de la dynastie Yuan (1279-1368). Parmi eux, citons notamment "Vie et activités du bouddha Shakyamuni incarné", qui contient environ 400 illustrations sur la vie du bouddha Gautama, son ministère, la propagation du bouddhisme en Chine et la réception du bouddhisme par les empereurs et les fonctionnaires chinois. "Images du travail du sol et du tissage" est également remarquable, puisqu'il présente des travaux à l'encre et des peintures sur soie du peintre Jiao Bingzhen (1650-1726) de la Cour des Dynasties Qing décrivant les méthodes traditionnelles de culture du riz et de production de la soie. Citons enfin l'un des très rares titres de cette collection : une édition complète de remèdes médicaux efficaces testés par des générations de médecins. Considéré comme l’un des ouvrages les plus influents de la médecine traditionnelle chinoise, il fut diffusé au Japon, en Corée et en Europe après son impression en 1343.

mercredi 15 mai 2019

Du 28 mai en soirée au 2 juin 2019 : rencontre avec Ginette Forget à St-Omer de Blain (près de Nantes)


Ginette Forget, Artiste de la Présence :
"Lors Lors d’une rencontre, lorsque je propose de prendre le temps de VOIR. L’idée n’est pas de chercher à comprendre, à analyser.
Encore moins de trouver une solution!
VOIR, c’est simplement VOIR…
C’est ce qui nous rend libre.
VOIR c’est Tout !
VOIR"





Pour information et inscription, contactez Zahora :
En résidence à
"La Parenthèse"
Contactez Odile Dujardin

Samedi 1er juin 2019 : Concert de Gaelle "Sur les chemins de Gaya" à St-Omer de Blain (près de Nantes)

Moi c’est Gaelle Sur les Chemins d Gaya 
Je suis auteure, compositrice et interprète.
J’écris des chansons qui font vibrer mon coeur , je me raconte dans les mots que je chante et les mélodies qui se jouent sur mon ukulele.
Je vous partage ma passion pour la musique à travers mes concerts
Et j’aime vous chanter ce qui me touche.
Inspirée par la Vie, par la nature, par l’Amour, je vous offre ma voix, ma joie , ma tristesse, ma colère, tout ce qui se vit à l’intérieur.
Et surtout cette étincelle qui brille en moi, qui me traverse, comme elle traverse chacun de vous.
Sur les Chemins de Gaya
Tous ensemble et chacun avec Soi.

Gaelle accompagne Ginette Forget lors du stage à St-Omer de Blain. Le concert est ouvert à toutes et tous.

Horaire : 20h
Prix : 10 €

Lieu : 55 la Hubiais – St Omer de Blain – 44130 Blain

"Qu'ont-ils fait du bouddhisme ?" de Marion Dapsance

Une analyse sans concession du bouddhisme à l'occidentale

Le bouddhisme tel que nous le concevons aujourd’hui en Occident est un produit hybride de la sécularisation européenne.
Depuis la seconde partie du XIXe siècle, des intellectuels anticléricaux ont cherché à remplacer l’héritage sémitique et biblique de l’Europe par les anciennes doctrines de l’Inde, jugées plus rationnelles. L’enseignement du Bouddha semblait particulièrement indiqué : sans Dieu, sans Sauveur, sans révélation écrite, il paraissait à même de réformer l’Occident en l’asseyant sur des bases nouvelles. 

Ce «bouddhisme moderne», aujourd’hui défendu par des personnalités médiatiques comme Sogyal Rinpoché ou Matthieu Ricard, vise une rénovation sociale qui passe par le perfectionnement spirituel de chacun. La «méditation» n'est plus une réflexion sur la vie mais une relaxation assise visant au perfectionnement émotionnel et mental. Et ce, non plus sous la direction de simples moines ou maîtres bouddhistes, mais de formateurs, de thérapeutes, de médecins, d’écrivains, de conférenciers, de lobbyistes. La visée n’est plus la recherche de l’éveil mais l’amélioration des performances de chacun.

Note de Voie Eveillée du Coeur : Thich Nhat Hanh avait annoncé depuis longtemps que la récupération du bouddhisme par l'occident et notamment la méditation allait réduire ce trésor à un outil technique, et je rajouterai : au service de l'ego ...

Collection Folio essais (n° 650), Gallimard
Parution : 10-01-2019

mercredi 8 mai 2019

"Comment aider un proche qui souffre de dépression à en sortir" par Christophe ANDRE


vendredi 10 mai 2019 à Brest : Conférence « Le bouddhisme, une philosophie du bonheur ? »


Le bouddhisme, une philosophie du bonheur ? 

C’est le thème de la conférence que proposera le lama Jean-Guy, le vendredi 10 mai, au centre de Keraudren, après celle de lama Tcheudreun, le mois dernier. « Bien que son organisation réponde aux critères qui définissent les religions, le bouddhisme constitue essentiellement une voie spirituelle sans dieu et non dogmatique », indiquent les organisateurs. « Cette voie spirituelle s’organise autour de trois dimensions qui se soutiennent l’une l’autre, appelées également les trois entraînements : l’éthique, la méditation et le discernement. Ses trois axes permettent de mieux comprendre les causes de la souffrance et donc de celles du bonheur. L’objet de la démarche bouddhiste est de se libérer des fonctionnements qui génèrent la souffrance à un niveau relatif et ultimement de percevoir la réalité telle qu’elle est ».



Pratique
Vendredi 10 mai, 20 h, centre de Keraudren, 110, rue Ernestine-de-Trémaudan, 29200 Brest. Tarif unique : 5 €.
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/conference-le-bouddhisme-une-philosophie-du-bonheur-03-05-2019-12274202.php#QbKqsjogfUPwtjmv.99

Interconnectés - Réenchanter le monde ensemble de Sa Sainteté Le Karmapa / Orgyèn Trinley Dorjè

Interconnectés - Réenchanter le monde ensemble de Sa Sainteté Le Karmapa / Orgyèn Trinley Dorjè - Massot Editions, 28 mars 2019 - 288 Pages

Cet ouvrage, écrit par celui qui est reconnu pour devenir le possible successeur du Dalaï-Lama, nous donne à réfléchir, de manière très claire et très complète, sur l'interdépendance et notre monde interconnecté du deuxième leader du bouddhisme tibétain.

Il s’agit de la vision du monde à travers le chef charismatique d'une nouvelle génération de trentenaire qui utilise internet. Le dix-septième Karmapa, chef de la lignée des bouddhistes Kagyu raconte sa conception de l'interdépendance vivante.
Bien que le monde soit de plus en plus défini par la mondialisation et les réseaux de technologies numériques, écrit le Karmapa, on oublie souvent à quel point les individus sont reliés. Comment passer de la compréhension intellectuelle à une expérience de connexion pleinement vécue ? Comment canaliser notre intériorité afin de changer notre façon d'utiliser les ressources de la Terre et de travailler au changement social ?

C'est à ces questions que répond ici le Karmapa, en réaffirmant que tous les êtres sont égaux dans leur désir d'être heureux et de ne pas souffrir, et que c'est à la lumière de ce fait fondamental que l'interdépendance et les inégalités actuelles doivent être comprises. Il commente de manière réfléchie des sujets tels que les changements climatiques, les inégalités économiques et les réseaux sociaux pour mettre en valeur les multiples relations interdépendantes.

Sa Sainteté le Karmapa, Ogyen Trinley Dorje, est à la tête d'une lignée de 900 ans et l'un des plus importants chefs spirituels du bouddhisme. Il est connu pour son éloquence - fondée sur une éducation bouddhiste rigoureuse - dans la promotion des valeurs humaines universelles. Il est la dix-septième incarnation de la lignée du Karmapa, qui remonte au XIIe siècle.

dimanche 28 avril 2019

Le 14 mai 2019, ciné-rencontre avec Yoann Martineau, réalisateur du documentaire "Welcome in Yobshong"

L'association Tharjay organise un ciné-rencontre :
- au cinéma Lutétia (44 St-Herblain) 
- à 20h30, 
- 4,5€
en présence de Yoann Martineau, réalisateur du documentaire "Welcome in Yobshong" qui retrace nos rencontres avec ce peuple tibétain.

Le court-métrage, filmé en 2016 auprès d'une mission médicale, reprend les bases de l'intervention de l'association Tharjay, basée sur l'écoute et l'échange avec ces populations reculées. 


Pour les voyageurs, les soignants, les curieux, venez partager cette rencontre ! Il y aura 3 bénévoles à répondre à vos questions à l'issue de cette diffusion. 

Les bénéfices iront au cinéma associatif Lutetia. 

Un stand vous permettra, si vous le souhaitez, de soutenir nos actions ! 

Nous espérons vous voir nombreux :-) N'hésitez pas à partager !

Les 30 avril et le 1er mai 2019 : Gyaltsen Tulku Rinpoché à Nantes

vendredi 12 avril 2019

"Le concept de dieu dans le bouddhisme" par Dominique Trotignon

Lorsque la question de Dieu est posée, les bouddhistes de toute école font souvent appel à l’exemple d’un homme blessé par une flèche : l’important n’est pas de savoir d’où vient la flèche, mais de soigner la blessure. La question des origines ainsi relativisée, les dieux sont pourtant bien présents dans le bouddhisme : que représentent-ils donc dans cette religion non-théiste ? C’est la question posée cette semaine à Dominique Trotignon, qui y répond en tant que spécialiste du bouddhisme ancien.

Dans l’interview réalisée pour le site, Dominique Trotignon situe cette réflexion dans le cadre plus général du rôle des concepts dans le bouddhisme et de l’articulation entre les symboles et leur interprétation. Il rappelle les différences entre le Dieu des religions monothéistes, les dieux du panthéon bouddhiste et les déités propres au bouddhisme tantrique. Il présente également l’Université Bouddhique Européenne (UBE) dont il est l’actuel président.



Interview de Dominique Trotignon



Les concepts sont justement ce que le bouddhisme met en cause comme origine même de notre souffrance et de notre insatisfaction.

Voix bouddhistes - A propos du concept de dieu dans le bouddhisme, avant de parler de dieu, on pourrait commencer par les concepts. Quelle est la place des "concepts" dans le bouddhisme ?

Dominique Trotignon
- Pour répondre de manière très simple - et donc forcément un peu caricaturale... - on pourrait dire que les concepts sont justement ce que le bouddhisme met en cause comme origine même de notre souffrance et de notre insatisfaction. De cette manière, l’enseignement du Bouddha se présenterait comme un anti-platonisme radical !

Le terme même de concept pourrait tout à fait bien traduire le terme bouddhiste "samskâra", la "construction mentale", cette "étiquette" que nous surajoutons à la réalité "telle qu’elle est" et qui nous fait percevoir chaque phénomène comme "un", "indépendant" et "permanent", là où il n’y a que du "composé", "conditionné" et "temporaire"...

L’exemple traditionnel est la comparaison avec le "char" : celui-ci n’est qu’un assemblage de pièces de bois (roues, essieu, plancher, timon...) dont chacune, prise indépendamment des autres, n’est pas un "char" ; c’est l’ensemble composé, à un moment donné, dans des circonstances particulières, que nous appelons "char" ; et ce mot n’est qu’une désignation, une étiquette, un concept, une construction mentale. Or, le char évolue en permanence, ses différentes pièces s’usent, se détériorent, se brisent, se séparent... mais nous restons "attachés" à cette idée, cette notion purement intelectuelle et mentale, de "char" en soi - Platon dirait : "Idée" de char ! - qui devient un modèle auquel nous opposons la réalité, à travers lequel nous jugeons la réalité.

Il n’existe pas un "le char en soi" en dehors de notre cerveau... dans la réalité il n’existe qu’ "un" char ou "des" chars" qui ne sont jamais tout à fait les mêmes et ne correspondent jamais tout à fait à cette "Idée". Et les mêmes éléments, assemblés différemment, "conditionnés" différemment, pourraient donner quelque chose de très différent d’un char - une sculpture moderne, par exemple ! Les concepts présentent davantage de danger quand ils s’appliquent à des personnes, en particulier à soi-même.

S’attacher à l’idée qu’on a de soi-même fera qu’on refusera toute évolution qui entrerait en contradiction avec notre idée.

Voix bouddhistes
- Parmi les "objets" conceptualisés, le bouddhisme met l’accent sur le soi...

Dominique Trotignon - Vis-à-vis d’un objet matériel, en effet, le concept ne présente pas trop de danger - même si ce danger existe... ! Mais il en va tout autrement quand le même principe s’applique à des personnes et, en particulier, à soi-même !!

S’attacher à l’idée qu’on a d’une personne ou de soi-même fera qu’on refusera toute évolution, toute modification (maladie, vieillesse, mort...) qui entrerait en contradiction avec notre idée, qui la "mettrait en danger". Or la réalité d’une personne ne correspond jamais à l’idée qu’on s’en est fait.

Aussi, lorsque les circonstances évoluent, lorsque les personnes ou moi-même évoluons, il y a contradiction entre la réalité et l’idée. D’où l’apparition inévitable de l’insatisfaction et de la souffrance.

L’analyse sera la même pour le "concept de dieu" : ce n’est qu’une étiquette qui correspond à une certaine manière de vivre ou d’être. On pourrait presque considérer ce terme de "dieu" comme un "type psychologique".

Voix bouddhistes
- Comment en arrive-t-on au concept de dieu ?

vendredi 5 avril 2019

Jack Kornfield : Un bouddhiste occidental / Transformer les racines de la souffrance

1/ Un bouddhiste occidental



2/ Transformer les racines de la souffrance

Jack Kornfield : Auteur, praticien bouddhiste et l’un des principaux enseignants à introduire la pratique de la pleine conscience bouddhiste à l’Occident. Il a aussi fait découvrir le bouddhisme Théravada en occident, ayant été moine auprès de Ajahn Chah.

vendredi 22 mars 2019

"Contacter ses rêves les plus profonds" par Frère Phap Khi

Phap Khi ( moine Zen et enseignant du Dharma au Village des pruniers ) nous explique aujourd'hui comment contacter ses rêves les plus profonds par la méditation, en faisant silence en soi on peut révéler ses vrais aspirations et se mettre au service du monde et de son propre bonheur. Un régal :)








Pour en savoir plus sur le moine frère Pháp Khí et son site