dimanche 14 juin 2020

Le dalaï-lama va sortir un album, voici le premier single



Le jour de ses 85 ans, soit le 6 juillet, sortira en effet son premier album. A l’occasion de cette annonce, un extrait a été publié
« Compassion ».

Il s’agit en réalité d’une des prières les plus importantes du bouddhisme tibétain qui a pour objectif d’« ouvrir nos cœurs et de nous rapprocher des autres, de ressentir l'amour et la compassion à travers la sagesse, générant un désir d'aider », communique le site officiel du projet musical.
 

« La musique a le potentiel d'atteindre beaucoup plus de personnes, dans la transmission du message que la vraie source de bonheur est la chaleur et le souci des autres », déclare le chef spirituel dans un communiqué relayé par le Guardian.

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jeudi 4 juin 2020

Vendredi 5 juin 2020 : PRISE de VOEUX de BODHICITTA avec Sa Sainteté le DALAI-LAMA


Demain vendredi Sa Sainteté donnera un enseignement sur l'Esprit d'Eveil avec cérémonie des voeux de Bodhicitta. Prévoir connexion 4h30 heure française.

Chaque année, le jour de la pleine lune du mois de Saka Dawa, une cérémonie publique d'engagement dans les huit préceptes du Mahayana est organisée ici au temple de Thékchèn Tcheuling, à McLeod Ganj.

Cette année, Sa Sainteté le Dalaï-Lama retransmettra donc en direct sur Internet la cérémonie des vœux de bodhicitta le jour de la pleine lune depuis sa résidence.
ou

Sa Sainteté le Dalaï Lama donnera d'ailleurs plusieurs enseignements en direct en juin : pour les personnes intéressées, je vous invite donc à vous connecter régulièrement sur le site de Sa Sainteté pour vous tenir informées.
https://fr.dalailama.com/

dimanche 31 mai 2020

À quoi ressemblera la vie après la pandémie ? Thayé Dorjé, Sa Sainteté le XVIIe Gyalwa Karmapa, réfléchit à cette question.


C’est une question concernant le futur, n’est-ce pas ?

Eh bien, c’est un mystère.

Le futur a toujours été un mystère. Un « mystère », pas dans le sens de quelque chose de flou et de nébuleux, mais dans le sens d’une incertitude étincelante liée à son déploiement.

Dans une perspective réjouissante, le futur a toujours été quelque chose de magique – d’inconnu – que nous essayons de capturer depuis la nuit des temps.

Dans une perspective concrète, nous vivrons des expériences semblables, comme les matins et les soirs, les couchers et les levers de soleil.

Le défi pratique et prévisible consistera fondamentalement à nous démener pour capturer les souvenirs de ce que nous pensons être normal et bon.

Ce défi s’est répété à maintes reprises de sorte qu’il n’est plus un mystère aujourd’hui.

Espérons que nous sommes fatigués de cette habitude : celle de chercher des occasions pour que notre futur capture de nouveau les moments agréables du bon temps, comme des carottes agitées sous notre nez, mais qui pourtant sont attachées dans notre dos.

Si nous voulons faire quelque chose de différent pour une fois (un nouveau défi peut être quelque chose de plaisant, parce qu'un nouveau défi est toujours stimulant), il pourrait être intéressant d’envisager le futur comme une opportunité pour que ce qui était normal dans le passé submerge un peu moins le futur.

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mardi 19 mai 2020

En ces temps de pandémie, le Dalaï-Lama adresse un message à l'humanité

Dans son message à l’occasion du Vesak, l’une des plus grandes fêtes bouddhistes célébrée cette année le 7 mai, le dalaï-lama a appelé l’humanité à «se tendre la main», pratiquer la méditation ainsi qu'à être patient et généreux afin de vaincre la pandémie de Covid-19.

Pour vaincre la pandémie actuelle sans précédent, il faut quotidiennement faire preuve d'amour, de générosité, de patience, pratiquer la méditation et «se tendre la main avec compassion». Tel est le message du dalaï-lama à l'occasion du Vesak, l'anniversaire du Bouddha, célébré cette année le 7 mai partout dans le monde.

«Lorsque nous sommes confrontés à une menace pour notre santé et que nous faisons le deuil des parents et des amis que nous avons perdus, nous devons nous concentrer sur ce qui nous unit en tant que membres d’une famille unique: l'humanité. Et cela signifie que nous devons nous tendre la main avec compassion, car seule l'unité et des efforts concertés au niveau global nous permettront de faire face aux défis, d’une ampleur sans précédent, auxquels nous sommes confrontés», a déclaré dans son message le chef spirituel tibétain.

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dimanche 10 mai 2020

"Friandises Philosophique", dernier livre d'Armella Leung (alias Art-mella)



« Friandises philosophiques » avec Armella Leung (alias Art-mella) et Julien Développement personnel et spiritualité en Bande-Dessinée.

dimanche 19 avril 2020

Message d'Amma sur le Coronavirus


"Méditation pour l'angoisse et la panique" par Mingyur Rinpoché



Pendant cette période de confinement, il se peut que de nouvelles émotions, peurs, angoisses, etc. se manifestent, que vous connaissiez peut-être déjà ou qui constituent une nouvelle expérience pour vous. C'est une opportunité magnifique pour vous transformer. Mingyur Rinpoché nous offre cette méditation spécifique, qui je suis sûre nous aidera si nous la mettons en pratique dès que ces émotions perturbatrices se manifestent : isolons nous et méditons pour accueillir ces invitées dans notre conscience afin qu'elle les illumine et les guérisse.

Voie Eveillée du Coeur vous propose une traduction en français ci-dessous en toute humilité (je ne suis pas traductrice de métier). Il y a certains mots que je n'ai pas compris (indiqués par xxx) et il y a aussi peut-être quelques petites erreurs. J'ai de rare fois fait un ajout pour une "meilleure" compréhension. 
N'hésitez pas à laisser un commentaire pour partager vos corrections.
Bonne méditation !


"Maintenant on va observer les sensations, d’abord les sensations dans notre corps.
Je vais demander à chacun d’entre vous de lever les mains comme ça.
Maintenez votre colonne vertébrale bien droite et de manière souple, pas besoin d’être trop raide comme ça, mais pas comme ça non plus (Ndt: trop relaché, avachi), juste équilibré.

Et tenez vos mains comme ça.
Maintenant, s’il vous plait, observer les sensations telles qu’elles apparaissent maintenant dans vos mains
S’il vous plait, fermez vos yeux et juste : observez. Peut-être qu’elles (Ndt: les sensations) sont agréables, désagréables; peut-être que c’est chaud ou frais; peut-être que ça picote, peut-être qu’il n’y a pas de sensation. S’il n’y a pas de sensation c’est aussi ok.

Quoi qu’il y ait dans vos mains, quelle que soit les sensations, soyez avec elles, vous n’avez pas besoin de contrôler, vous n’avez pas besoin de rechercher une sensation particulière. S’il n’y a pas de sensation : il peut ne pas y avoir de sensation (Ndt : pas sûre de la traduction).
Puis, agréable, désagréable, positive, négative : ça n’a aucune importance : laisser être.
Maintenant, s’il vous plait, touchez vos mains et soyez conscient de la sensation de vos mains qui se touchent. Maintenant, s’il vous plait, frotter lentement vos mains. Soyez conscient de la sensation du toucher. Puis lentement, frottez de plus en plus vite. Soyez attentifs aux sensations, peut-être que vos mains deviennent plus chaudes, qu’il y a de la chaleur. 

Ok ,s’il vous plait écartez (les mains).
S’il vous plait, observez les sensations, ça peut être la fraicheur, le picotement, la chaleur, soyez juste avec cette sensation.
Xxx Premièrement xxx. Vous n’avez pas besoin de faire quoi que ce soit, juste observer. Soyez avec la sensation quelle qu’elle soit.

Maintenant posez une main et mettez l’autre tout près de votre front : touchez presque votre front. Et maintenant observez les sensations. Quelle que soit la sensation ici, soyez en simplement conscient : agréable, désagréable, xxx et si vous ne sentez rien c’est aussi ok.

Posez vos mains et continuez à être conscient des sensations dans votre corps.
Maintenant déplacer votre esprit, votre conscience du front vers le somment de la tête.
Juste observez les sensations sur le sommet de votre tête. Je veux dire : si vous trouvez des sensations : génial ! si vous n’en trouvez pas : c’est aussi génial ! et relâchez vos muscles sur le somment de votre être et dans votre corps. 
Juste xxx.
Maintenant du somment de la tête vers l’arrière de la tête. Maintenant sur le visage, le cou, épaule droite, épaule gauche, le haut du dos, le bas du dos, poitrine, estomac, bras droit, bras gauche, les jambes et maintenant le corps entier de la tête aux pieds. Et quelle que soit la sensation : douleurs, détente, chaud, froid, picotement, lourdeur ou si vous ne trouvez aucune sensations c’est aussi ok. Juste : « Soyez », vous n’avez rien à faire et aussi, comme vous n’avez rien à faire, vous ne pouvez pas faire d’erreur. 

Et la conscience est juste une lueur, dans le sens où vous ne pouvez pas observer les sensations longtemps, seulement quelques secondes : une seconde, une seconde, quelque chose comme ça xxx et ensuite vous pouvez avoir beaucoup de pensées, d’émotions, de bla bla bla (Ndt : barvadage intérieur) : laissez-les venir, laissez les partir tant que vous n’oubliez pas vos sensations. Quelles que soient les pensées qui arrivent : c’est bien, totalement bien.
Alors, soyez vous-même, soyez libre, vous êtes xxx, la conscience est toujours libre, elle est pure, elle est xxx, la conscience est toujours calme.
Alors soyez vous-même, soyez libre, vous n’avez pas besoin de contrôler quelques sensations que ce soit, vous n’avez pas besoin de prétendre être qui que ce soit, vous n’avez pas besoin d’imiter qui que ce soit., xxx. Soyez vous-même, soyez libre.

S’il vous plait, ouvrez les yeux lentement, détendez votre esprit, et posez-vous un moment.

OK, alors c’était comment ?"

samedi 18 avril 2020

« La prière ne suffit pas. » Le Dalaï-Lama explique pourquoi il nous faut combattre ce virus avec compassion

Dalaï-lama — WikipédiaParfois, certains de mes amis me demandent d'aider à résoudre des problèmes dans le monde, en utilisant des "pouvoirs magiques". Je n’ai de cesse de leur dire que le Dalaï-Lama n'a pas de pouvoirs magiques. Si c'était le cas, je ne ressentirais ni douleur dans les jambes, ni de maux de gorge. Nous sommes tous semblables en tant qu'êtres humains, et nous éprouvons les mêmes peurs, les mêmes espoirs, les mêmes incertitudes.

Selon la perspective bouddhiste, tout être vivant est familier avec la souffrance et aux vérités de la maladie, de la vieillesse et de la mort. Mais en tant qu'êtres humains, nous avons la capacité d'utiliser notre esprit pour vaincre la colère, la panique et l'avidité. Ces dernières années, j'ai mis l'accent sur le "désarmement émotionnel", autrement dit sur le fait d’essayer de voir les choses avec réalisme et clarté, sans la confusion de la peur ou de l’emportement. Si un problème a une solution, nous devons nous efforcer de la trouver ; sinon, il n’est pas utile de perdre du temps à y penser.

En ce qui nous concerne, en tant que bouddhistes, nous pensons que le monde entier est interdépendant. C'est pourquoi je parle souvent de responsabilité universelle. L'apparition de ce terrible coronavirus nous montre que ce qui arrive à une personne peut rapidement affecter tous les autres êtres. Mais elle nous rappelle aussi que si l’on agit de manière compatissante et constructive - que ce soit en travaillant dans les hôpitaux ou simplement en observant la distance à respecter par rapport aux autres - on peut aider beaucoup de gens.

Depuis que l’apparition de la nouvelle du coronavirus à Wuhan, je prie pour mes frères et sœurs en Chine et d’ailleurs. Aujourd'hui, nous pouvons constater que personne n'est immunisé contre ce virus. Nous sommes tous inquiets pour nos proches et pour l'avenir, tant en ce qui concerne l'économie mondiale que nos propres foyers. Mais la prière ne suffit pas. 


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"Le confinement, ça peut être une occasion d'apprendre ce qu'est le zen !"

Voici l'entretien avec Ryugyo Kurashima et Chiken Kawaguchi, deux moines qui sont protagonistes de notre film Tenzo de Katsuya Tomita. Pendant cette période, le film est visible en VOD, seulement à 3 euros, en location d'une semaine. Bonne séance ! : https://vimeo.com/ondemand/tenzo

https://www.lepoint.fr/dossiers/hors-series/references/lire-ecrire-penser-au-japon/vivre-au-japon-quand-on-est-un-moine-zen-26-03-2020-2368912_4148.php


Chiken Kawaguchi et Ryûgyô Kurashima sont deux moines zen de l'école Sōtō (15 000 moines et nonnes ; 7 millions de fidèles). Chiken, qui vit avec sa femme et son fils à Yamanashi, s'investit dans la prévention du suicide et forme aux principes d'une alimentation végétale conforme aux préceptes du bouddhisme zen. À Fukushima, Ryûgyô vit seul et fait face aux ravages du tsunami de 2011. Son temple a été détruit. Il accompagne aujourd'hui les victimes relogées dans des préfabriqués et travaille au déblaiement toujours en cours de la région. Venus à Paris en novembre 2019 à l'occasion de la présentation du documentaire Tenzo* du metteur en scène Katsuya Tomita qui les a filmés dans leur quotidien, ils se sont confiés au Point sur leur quotidien, et leurs inquiétudes face à la montée de la pauvreté et le déclin de la religion aujourd'hui dans la société japonaise.

Le Point : Pourquoi avoir décidé de devenir moine ?

Chiken Kawaguchi : Mon père et mon grand-père étaient moines. Je suis le fils aîné de la fratrie, et conformément à la tradition, c'était à moi de reprendre le temple familial pour continuer à prier pour les familles de fidèles sur plusieurs générations. Cette décision a été mûrement réfléchie après des années de doutes et de refus. Le déclic est venu à la mort de mon grand-père qui s'inquiétait beaucoup de ce que j'allais devenir. Je me suis donc engagé dans cette voie.

Ryûgyô Kurashima : J'ai baigné dans le même environnement familial que Chiken. Ce sont les croyants de ma région qui m'ont encouragé à faire ce choix. Il faut savoir qu'il est impossible de survivre en tant que moine sans le soutien d'une communauté de fidèles. Nous sommes payés par eux pour organiser des funérailles et différentes cérémonies. Ils sont comme notre famille et nous devons connaître leurs réalités pour pouvoir y répondre.

Le Point : Depuis leur importation de Chine entre le VIe et le XIIIe siècle, trois courants de bouddhisme zen dominent la péninsule. En quoi l'école Sōtō que vous représentez diffère-t-elle des écoles Ōbaku et Rinzaï ?

CK : L'apprentissage est différent. Sōtō a été fondée au XIIIe siècle par le moine Dōgen, qui avait fait son apprentissage spirituel en Chine. Sa philosophie met l'accent sur l'importance de la concentration dans notre quotidien et pendant la pratique de Zazen, qui est une posture de méditation assise. On atteint l'illumination en prenant conscience de ce que nous faisons, en nous concentrant sur chaque action et geste de la journée. La société nous ensevelit sous les informations sans nous laisser de temps de réfléchir sur nous-mêmes. Le zen permet de se concentrer sur l'instant présent.

RK : Le Sotô se distingue aussi par l'importance de sa réflexion sur la nourriture et ses instructions au cuisinier, le Tenzo Kyôkun. Maître Dōgen a créé le poste de moine cuisinier à l'intérieur des temples pour que ses disciples puissent respecter les aliments et inclure dans sa vie le don pour soi et les autres. Cette vision n'existe pas ailleurs.

Le Point : Racontez-nous votre quotidien ?

CK : Après m'être levé, je récite la prière pour les ancêtres et les familles attachées à notre temple. Je prends le temps de faire Zazen, puis je travaille à mon bureau. Je m'occupe des différentes cérémonies et j'anime un atelier autour de la slow food pour les fidèles et leurs enfants. J'encourage à prendre conscience de ce que nous mangeons tout en tissant du lien avec la communauté des croyants. Il faut savoir que, depuis le séisme et le tsunami de 2011, les gens ont plus besoin de se retrouver ensemble. Nous passons également du temps avec nos familles respectives.

RK : Il y a une dimension sociale importante dans notre métier. Nous avons une hotline téléphonique ouverte 24 heures sur 24 pour que les fidèles nous appellent quand ils ne vont pas bien. Aider, protéger et soutenir sont notre credo.

Le Point : Dans le film Tenzo, la nonne zen Shundô Aoyoma, elle aussi de l'école Sōtō, dresse un constat accablant des liens historiques entre le clergé et le pouvoir nippon. Elle commence sa démonstration en disant : « Les moines ont corrompu la société japonaise. » Êtes-vous d'accord avec elle ?

CK : Oui ! Nous devons assumer cette responsabilité. Le bouddhisme japonais n'existe trop souvent que dans la forme. Nous devons nous-mêmes changer et faire évoluer cette religion. Je sens que les Japonais ont besoin de notre soutien spirituel. Il faut reforger une autre relation entre nous et les croyants. Avec ce documentaire Tenzo, nous souhaitions montrer une vraie image des moines pour sortir des représentations erronées. Notre vie est n'est pas si différente de celle des citoyens du pays.

Le Point : Cette critique est loin d'être nouvelle. Nichiren Daishonin (1222-1282), fondateur du bouddhisme de Nichiren, dénonçait les mêmes comportements au XIIIe siècle.

RK : Tout à fait. C'est la raison pour laquelle nous devons nous adapter à l'époque. Notre école existe depuis 800 ans et a connu beaucoup de détours, mais le plus important, c'est que nous gardions le cœur de notre croyance.

Le Point : Que pensez-vous de la politique libérale de Shinzo Abe et de ses « Abenomics » (un plan économique pour doper la croissance du pays avec des relances budgétaires, un assouplissement monétaire et des réformes structurelles).

(Silence désapprobateur)

CK : L'économie tient une place trop importante dans notre société. Elle éloigne les gens de notre enseignement. Nous avons en japonais le mot « Shorobyoshi » constitué de quatre caractères signifiant : « vivre », « vieillir », « malade », « mort ». Le malheur du pays vient que ces éléments sont totalement séparés des gens. Les Japonais vivaient traditionnellement avec leurs parents et leurs grands-parents. Ils allaient dans les temples, et les petits apprenaient que l'argent n'était pas la richesse de la vie. Aujourd'hui, les adultes travaillent énormément et les enfants suivent des cours privés en rentrant de l'école. Cette manière d'exister empêche de ressentir les racines de la vie. Il est important de se retrouver ensemble.

RK : Le Japon est appauvri depuis quelques années. Les citoyens étaient plus riches et surtout plus satisfaits auparavant. Les fidèles faisaient d'ailleurs plus de dons aux moines ; nous étions plus heureux. La catastrophe de Fukushima a créé un profond bouleversement dans notre société. La recherche d'une croissance économique forte entraîne un affaiblissement spirituel. Les nombreuses catastrophes ainsi que l'apparition de la pauvreté dans le pays ont poussé les croyants et les moines à se rapprocher, mais je constate que beaucoup de jeunes de mon temple sont déboussolés. Le nombre des suicides a augmenté. Je suis préoccupé par l'état du Japon.

Traduction par Léa Le Dimna.

mardi 14 avril 2020

Conscients, les chercheurs tentent de comprendre ses effets positifs

Une nouvelle étude analyse la « méditation consciente », une expression liée à un phénomène qui devient de plus en plus populaire car elle semble réduire le stress et l’anxiété et semble généralement insuffler un sentiment de bien-être renouvelé.

La pratique de la méditation dont nous parlons devient si populaire que le terme anglais « mindfulness » est lui-même entré dans la langue italienne pour souligner le fait qu’il s’agit d’un type de méditation qui dérive du bouddhisme mais qui diffère de ce dernier car il ne contient que très peu ou pas de caractéristiques religieuses.
La pratique de la pleine conscience est plus proche de la sphère clinique et psychologique tout en partant, sur un plan conceptuel, des pratiques classiques et anciennes des bouddhistes.

La nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’Université pontificale de Salamanque en Espagne et publiée dans le Journal de la psychologie cliniquea été menée afin d’identifier les raisons pour lesquelles cette pratique a des effets psychologiques positifs incontestables.
Selon José Ramon Yela, l’un des chercheurs à l’origine de l’étude de MedicalXpress, trois facteurs principaux jouent ce rôle : la capacité d’auto-compassion ; la capacité de faire l’expérience que la vie a son propre sens et la capacité de réduire l’évitement expérientiel, c’est-à-dire la mesure dans laquelle les gens ont tendance à éviter les pensées et les émotions désagréables qui font de toute façon partie de la vie.


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lundi 13 avril 2020

L’arrière-petit-fils du chef Lakota Sitting Bull, Ernie Lapointe, livre à « l’Obs » une leçon de spiritualité.

Dans ses veines coule le sang de Sitting Bull. Ernie Lapointe, 71 ans, est aujourd’hui reconnu comme le descendant du grand chef de tribu des Lakotas, assasiné lors de son arrestationau coeur de sa réserve indienne de Standing Rock, le 15 décembre 1890. Pour préserver son peuple et sauver sa Terre.

Près de 120 ans ont passé. Pourtant, la mémoire de Sitting Bull est toujours perpétuée grâce à son arrière-petit-fils et aux traditions orales. La voix de ce griot résonne aujourd’hui pour que le monde n’oublie pas le massacre de son peuple. Mais, aussi, pour qu’il comprenne la place centrale de la nature dans le cycle de la vie, avant que cette situation écologique dramatique ne soit irréversible :« Ce monde ne va pas survivre encore très longtemps. Les gens, la science disent qu’on va continuer comme ça jusqu’en 2050. Mais non. »

Écoutez sa leçon de spiritualité dans notre vidéo ci-dessous, qui date du 15/6/2019 



pour lire la suite, clique sur le site : https://www.nouvelobs.com/societe/20190615.OBS14441/nos-desequilibres-spirituels-detruisent-la-nature.html

Comment résister aux attaques de notre mental ? par Mooji


vendredi 10 avril 2020

Thayé Dorjé, Sa Sainteté le XVIIe Gyalwa Karmapa partage la méditation suivante sur l’importance de la pratique pour accepter le changement.

Sa Sainteté le XVIIe Gyalwa Karmapa en Europe cet été. | Dhagpo Brest"Je n’essaie pas de nous effrayer. Cependant, nous devrions pratiquer en ayant à l’esprit que [la pratique] est essentiellement une façon de réaliser que nous ne pouvons pas surmonter le changement, c’est-à-dire que nous ne sommes pas une entité autre ou distincte du changement.
Nous sommes changement. Il s’agit donc d’un moyen habile, et également d’un moyen bienveillant, pour le réaliser.

Nous pouvons penser que tout est de l'ordre de la fatalité ou que nous devons être stoïques, sans rien pouvoir faire, et laisser les choses en l’état, pour ainsi dire. Cela ne fera qu'engourdir nos sens pendant un certain temps et finira par déclencher la panique. La pratique a donc une sorte d’élégance qui nous aide à accepter le changement, sans trop nous alarmer.

S’approprier notre propre karma ne repose pas sur le fait de s’attacher à la méthode de la causalité et de la renaissance. Ces méthodes sont simplement là comme un signal permettant de rejoindre le courant du changement – tout comme nous attendons le signal de circulation avant de pénétrer sur l'autoroute. Une fois que nous sommes entrés dans la circulation, nous nous sentons naturellement immobiles. C'est le point essentiel.

Une maladie comme celle-ci n'est jamais le mal. Elle ne l'a jamais été. En essence, elle n'est rien. Si nous avons du courage, ce rien peut cependant être transformé en quelque chose."




Pour accéder aux méditations, cliquez ici sur le site de Dhagpo Kagyu Ling

lundi 6 avril 2020

Poême de Chân Từ

Coussin de méditation Lotus – pierres du MarloyauxUne petite maison
Une cuisine
Une chambre
Un salon,

De quoi s’abriter
De quoi manger
De quoi dormir
De quoi se laver

Une table pour écrire
Une chaise pour s’assoir
Des livres pour lire
Des plantes pour voir

Le bruit du réveil,
Le bruit du frigo,
Le temps du sommeil,
Le temps du boulot,
De quoi manger,
De quoi dormir
De quoi se laver,

L’odeur du pain
L’odeur du riz
L’odeur du bois
L’odeur de chez soi,

La lumière du jour
Les lumières de la nuit
L’éclat de l’ampoule
Les ombres de la bougie

Dehors une porte claque
Des voix
Les voisins
Leur vie,

Dedans le plancher craque
Une lueur vacille
Dans la pénombre
Le coussin m’attend
Paisible….

Paris 1986
(Chân Từ)

samedi 21 mars 2020

"Maintenant ou Jamais" de Fred Vargas



🔵 « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé. " 🌎 🌍 🌏 Charlotte Gainsbourg nous raconte la 3ème Révolution. Ce texte a été écrit par Fred Vargas, en 2008. Depuis, la situation s'est encore aggravée.

Le film : "C’est quoi le bonheur pour vous?" sera en accès gratuit pendant 48 heures à partir du 20/3/20



À l’occasion de la journée mondiale du bonheur le 20 mars et par élan de solidarité au vue des évènements actuels, le film C’est quoi le bonheur pour vous? sera en accès gratuit pendant 48 heures ! Le film C’est quoi le bonheur pour vous?, c’est 4 ans de réalisation et de tournage seul à travers le monde, sans équipe de tournage, de perchiste et de caméraman, c’est plus de 1 500 interviews, 800 000 km à travers le monde, 25 pays et 600 interviews publiées gratuitement sur la chaîne youtube https://www.youtube.com/c/NeoBienetre, dans un seul et même objectif : réveiller les consciences et semer des graines de bonheur !
Véritable livre de développement personnel, il aborde un nombre important de thématiques toutes liées au bonheur et nous met face à nos responsabilités et à nos choix. Le bonheur est vital, indispensable à notre équilibre. Il est à l’origine de nombreuses vertus et joue un rôle prédominant sur notre santé; être heureux permet de vivre plus longtemps, d’avoir un meilleur système immunitaire et d’être bien dans sa peau, tout simplement ! Cela apparaît comme nécessaire pour mener une vie personnelle et sociale harmonieuse.
Julien Peron est passé de 300 heures de rushs à 1h20min de film pour vous livrer la quintessence des interviews. Etant donné qu’on ne peut pas tout mettre sur un film de 1h20, plus de 600 interviews se trouvent également en accès gratuit sur la chaîne youtube https://www.youtube.com/c/NeoBienetre

vendredi 20 mars 2020

Réaction du Gyalwang Drukpa sur le coronavirus

L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, gros plan"Je deviens sans voix quand je pense à ce coronavirus. Les vrais enseignements du Seigneur Bouddha viennent à un niveau pratique. Maintenant, il est temps de pratiquer la renonciation et aussi il est temps de générer la compréhension de l'impermanence, peu importe qui vous êtes et quel type de mode de vie vous pourriez avoir.Pas de choix ! Nous pensons toujours à nous-mêmes comme étant supérieurs sur tout, surtout tous les pauvres animaux. Ce n'est plus la réalité. Nos actions négatives qui font du mal aux animaux ont créé les conditions de maladie et de mal à nos propres corps. Maintenant, il est temps de contempler sur les enseignements de la nature et pas seulement le Bouddha. Il est temps pour nous de respecter la loi de la nature et le droit de tous les êtres ! Il n'est jamais trop tard à moins d'être suicidaires par nature."

Le Gyalwang Drukpa

Source :  https://www.facebook.com/Gyalwang.Drukpa/

Mantra de Tara Verte chanté par Druk Mo Gyal



La récitation du Mantra  de Tara Verte est préconisé par le Dalaï Lama dans le contexte de la crise sanitaire.

jeudi 19 mars 2020

Pape François : "J'ai demandé au Seigneur de stopper l'épidémie"

Résultat de recherche d'images pour "pape françois"«J'ai demandé au Seigneur de stopper l'épidémie: Seigneur, arrête-la de ta main. J'ai prié pour cela».

C’est ce que révèle François au journaliste Paolo Rodari de La Repubblica lorsqu’il lui demande quelle avait été sa prière dimanche après-midi à Sainte Marie Majeure et San Marcello al Corso, au cœur de Rome.

Le Pape suggère comment vivre ces jours difficiles:

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mercredi 18 mars 2020

Conseils pour vivre positivement le confinement

Depuis 29 ans, j'ai choisi de pratiquer la distanciation sociale.

Bien sûr, moi et les 17 autres nonnes avec qui je vis ne l’appelons pas ainsi.

Nous sommes officiellement appelées sœurs cloîtrées, ce qui signifie que nous ne quittons jamais notre monastère clos à Summit, sauf pour les visites des médecins ou peut-être pour acheter un article spécifique. Nous n'allons pas à des fêtes ou des mariages ou à manger avec des amis. Je passe souvent des mois sans quitter notre maison de 8 acres.

Le coronavirus oblige de nombreuses personnes dans le New Jersey et à travers le monde à rester à la maison, à limiter les contacts extérieurs - et en quelque sorte, à commencer à vivre comme des religieuses cloîtrées.

Bien sûr, ce virus n'est pas bon. La maladie ne l'est jamais. Et je comprends que ce changement soudain de notre société est effrayant. En tant que personne qui a vécu une vie de séparation, je voudrais partager avec mon expérience comment vous pouvez en tirer le meilleur parti.

Tout d'abord, vous devez établir une structure.

Votre vie quotidienne normale a une structure qui leur est imposée de l'extérieur; vous devez prendre le train à une certaine heure pour aller au travail, vous avez la récréation scolaire à la même heure tous les jours. Ces choses vous donnent un sentiment de cohérence et de rythme.

Maintenant que vous êtes coincé à la maison, créez un horaire pour vous et votre famille. Au monastère, nous nous réveillons tous les jours à la même heure et nous nous habillons complètement (pas de pyjama). Nous avons prévu du temps pour la prière, l'adoration, le travail, la nourriture et le plaisir. Nos journées ont généralement un rythme paisible. Cela pourrait prendre une certaine expérimentation; chaque ménage est différent et pour beaucoup, ce pourrait être la première fois qu'ils passent une longue période avec des colocataires ou une famille.

Deuxièmement, soyez attentionné et aimez les autres.

Il est facile de se laisser prendre à s'assurer que vous et vos proches êtes en sécurité et que vos besoins sont satisfaits. Nous sommes en territoire inconnu et ces réactions sont compréhensibles. Cependant, nous devons lutter contre les pulsions égoïstes. Appelez les personnes âgées de votre quartier et demandez-leur comment elles vont, si elles ont besoin de quelque chose.

Donnez le cadeau de votre temps. Préparez des repas avec votre famille et jouez à des jeux. Il est intéressant de constater que beaucoup de gens sont effrayés par ce temps prolongé à la maison parce que la structure centrale de la société est la cellule familiale. C'est peut-être une bonne occasion pour nous tous de renforcer ces liens familiaux, et nos efforts auront un effet sur la communauté au sens large.

Ne vous cachez pas aux colocataires sous prétexte de devoir travailler; apprenez à les connaître et apprenez à apprécier leur entreprise. Au monastère, la cloche de prière sonne et cela m'oblige à arrêter de travailler et à me concentrer sur pourquoi je suis vraiment ici. Cela me rappelle de laisser le projet à portée de main (qu'il s'agisse de fabriquer des bougies ou du savon, d'exploiter notre boutique de cadeaux, de jardiner ou de travailler dans la cuisine) et de rejoindre mes sœurs. Les projets sur lesquels je travaille ne sont pas mauvais; ils sont bons, mais parfois je peux me permettre d'être trop occupé.

Le monastère n'est pas un complexe d'appartements. Nous sommes une communauté intentionnelle et il faut du travail pour en devenir une. Il faut un mode de vie délibéré. Cela signifie apprendre à s'écouter, à se pardonner et à s'accepter mutuellement.

Troisièmement, utilisez ce temps pour l'auto-réflexion et la relaxation.

"J'ai besoin de vacances pour récupérer de mes vacances!" les gens disent. Eh bien, ça pourrait être ça. Ces semaines sont l'occasion de vivre une vie plus calme et simple. Chaque jour après le déjeuner, mes sœurs et moi prenons une pause de 90 minutes de «silence profond». Nous ne nous déplaçons pas dans le bâtiment ni ne parlons. Nous restons immobiles. Nous lisons, prions ou réfléchissons. Parfois, nous allons faire un passe-temps tranquillement. Parfois, on fait une sieste.

Les gens disent qu'ils veulent la paix et la tranquillité. Puis quand il est jeté sur leurs genoux, ils paniquent. Ils ne savent pas être seuls. Ils ont peur de confronter leur «côté obscur», les dures vérités qu’ils n’aiment pas. Ils remplissent leur vie de bruit pour fuir leurs émotions. La vie n'est pas censée être précipitée. Utilisez ce temps pour vous connaître.

Arrêtez. Soyez tranquille. Vous pouvez soit perdre cette période de distanciation sociale et être frustré, soit vous pouvez choisir d'en faire le meilleur possible.

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Soeur Mary Catharine Perry est une religieuse cloîtrée avec les religieuses dominicaines au Sommet depuis 29 ans. Cet article d'opinion était basé sur des conversations racontées à la journaliste de NJ Advance Media, Cassidy Grom. Il a été édité pour la longueur et la clarté. Cassidy Grom peut être contactée à cgrom@njadvancemedia.com Suivez-la sur Twitter @cassidygrom.


Source : https://www.nj.com/opinion/2020/03/im-a-nun-and-ive-been-social-distancing-for-29-years-here-are-tips-for-staying-home-amid-coronavirus-fears.html?fbclid=IwAR0IC8BkKEcbk55UOp0DbxUUm3S2qsvcye1206Jsh3G0aj-CtI5IOS_d1-U