lundi 2 juillet 2018

"Comment fonctionne l'ego ?" par Lama Denys Teundroup


L'ego est notre fonctionnement habituel dans lequel nous construisons notre propre souffrance. Le comprendre, c'est la clé d'une approche spirituelle !
Lama Denys Teundroup est un instructeur bouddhiste français et il dirige le centre d'études bouddhiques Karma Ling ( près de Grenoble). Se fondant sur le Dharma du Bouddha il nous explique les fondements de l'ego et les méthodes qui peuvent nous en libérer sans violence.

L'ego est le " moi je ", ce sentiment d'exister comme un individu indépendant avec les relations qui dérivent de cette impression.
L'expérience d'ego est de vivre toute perception par rapport à cet objet observateur-sujet.
L'ego a une appétence fondamentale : un désir d'existence et de plaisir, qui se traduit en pulsions de possession, de rejet et d'indifférence. Ce fonctionnement se manifeste ainsi par des attitudes passionnelles d'attraction, de répulsion ou d'indifférence, développées face aux personnes, aux choses, ou aux situations auxquelles l'ego est confronté : " je " veux ce qui est bon, " je " ne veux pas ce qui est mauvais, " je " ne veut pas être exposé à ce qui m'est indifférent. Ces appétits de l'ego le font s'engager dans toutes sortes de lutte pour obtenir ce qui lui est agréable et éviter ce qui lui est désagréable.
Malheureusement et paradoxalement, au lieu d'aboutir à ses fins, sa lutte lui crée des désagréments, conditionnements et souffrances ! Ce fonctionnement de l'ego est notre conditionnement habituel dans lequel nous construisons notre propre souffrance.

Qu'est-ce que l'ego ?

Fondamentalement , l'ego n'est rien qu'une impression : ce sentiment que l'on a " d'être " et " d'avoir " un ego ne repose sur rien, c'est simplement une illusion. En effet, l'ego n'est pas " quelque chose " qui aurait une existence indépendante et autonome, c'est un processus dynamique qui, dans son fonctionnement, produit le sentiment d'individualité. C'est pourquoi l'ego est dit " vide d'existence propre " : cette impression n'existe que dans la combinaison des facteurs interdépendants qui la constituent.

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https://www.meditationfrance.com/spirituel/ego.htm

lundi 18 juin 2018

"L’auto-thérapie par la méditation du Bouddha de Médecine" par Terry Clifford

Extrait du livre La médecine tibétaine bouddhique et sa psychiatrie, Dervy, 1997


Considérer la maladie comme un bienfait

Toute personne pratiquant le Vajrayana, mais n’ayant pas atteint la plénitude ni même un haut développement de pouvoirs de méditation et de réalisation, peut cependant employer certaines méthodes tantriques pour se guérir. L’auto-thérapie vise ultimement à ce que la religion définit comme la santé totale : l’entière Illumination. Sur un plan plus relatif, cependant, une personne peut traiter sa maladie en utilisant la pratique du Dharma pour l’auto-thérapie.

Il est extrêmement important que toute personne souhaitant se guérir elle-même comprenne vraiment que sa maladie est le symptôme d’une disharmonie spirituelle fondamentale dans quelque aspect de sa vie limité à lui-même ou bien en relation avec d’autres êtres et avec l’environnement. Il faut donc cultiver intérieurement une attitude thérapeutique.

L’attitude principale à développer est de considérer la maladie comme un bienfait. Elle est tout d’abord un signal qu’une de nos activités est foncièrement en déséquilibre. Le signal reçu, nous pouvons rétablir l’équilibre pour mettre l’harmonie. Ceci n’implique ni culpabilité ni blâme personnel -ces sentiments ne seraient que des obstacles supplémentaires engendrés par l’illusion et deviendraient encore une cause d’anxiété et de maladie. Mais il est nécessaire d’être tout à fait honnête et ouvert avec soi-même. La maladie fournit alors une occasion de grandir, de voir où nous nous sommes trompés (le déséquilibre), de reconnaître nos actes négatifs passés et de pratiquer le développement de soi par l’auto-thérapie.

En d’autres termes, notre maladie nous donne une occasion de pratiquer l’intégration de la souffrance comme élément de progrès dans la voie du Dharma, de l’utiliser comme support du Dharma de façon spécifique, par exemple en pensant que cette difficulté nous apporte de plus grandes possibilités de progresser dans le Dharma, d’avoir une aspiration plus intense pour l’Illumination, de transmuter la souffrance en connaissance. Elle aide aussi à développer la compassion, pratiquer le bien, surmonter l’orgueil, purifier les impuretés et se libérer de l’aversion envers la douleur et le malheur.


Rituels tantriques d’auto-thérapie

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lundi 4 juin 2018

"Être ou ne pas Être, voilà la Mission !" par Sylvie Ouellet



J'ai beaucoup apprécié cet interview qui parle de comment observer nos blessures, comment concrètement comprendre nos fonctionnements à partir de nos pensées, de la vigilance... et comment transformer nos perceptions de nous même : la source de la paix, de la bienveillance et de la joie.

A découvrir.

lundi 21 mai 2018

"Conscience du danger des poisons mentaux" - Extrait des enseignements d’Ajahn Khamdee


Les enjeux du Dhamma ne sont pas très différents des enjeux du monde. Prenez la richesse, par exemple. La richesse extérieure – possessions, argent, statut social – risque d’être perdue du fait de dangers extérieurs. De même, la richesse intérieure – la bonté, les attitudes justes – risque d’être perdue du fait de dangers intérieurs.
Résultat de recherche d'images pour "Ajahn Khamdee"La richesse extérieure est sujette à trois sortes de danger : inondation, incendie et voleurs. Sans ces trois sortes de danger, nous n’aurions pas besoin de perdre tellement de temps à veiller sur nos biens ; nous pourrions laisser trainer nos possessions n’importe où. Mais quand nous possédons quelque chose et que nous y sommes attachés parce que c’est « à nous », nous sommes obligés d’en prendre soin et de le mettre à l’abri. Ceux qui ont beaucoup d’argent le mettent à la banque parce qu’ils ne peuvent pas le surveiller tout seuls.

Même chose pour les cultures que nous plantons dans nos champs et nos vergers. Nous devons veiller à ce qu’elles ne soient pas exposées à des dangers. Les inondations peuvent les endommager, les voleurs peuvent s’en emparer, les animaux peuvent les piétiner et les manger. Si nous ne les surveillons pas, notre richesse et nos biens seront perdus.

De la même manière, nous devons veiller sur notre richesse intérieure, notre bonté et nos attitudes justes. Si nous ne prenons pas soin de ces qualités que nous avons développées, elles risquent de disparaître sous l’effet de l’avidité, de la colère et de l’ignorance. Ces trois tendances de l’esprit sont nos ennemis. Elles ont énormément de pouvoir et d’influence sur tous les êtres humains qui naissent dans ce monde. Que nous soyons fermiers, marchands, fonctionnaires ou quoi que ce soit, nous sommes tous sous le joug de l’avidité, de la colère et de l’ignorance. Ces trois poisons mentaux peuvent aveugler les personnes les plus clairvoyantes et rendre idiotes les personnes les plus intelligentes, de sorte qu’elles vont agir à tort et à travers, et causer du mal.

Voilà pourquoi le Bouddha nous a enseigné qu’il fallait être très attentif pour éviter de tomber sous l’emprise de ces mauvaises influences, pour qu’elles ne minent pas notre bonté intérieure et nos attitudes justes, pour qu’elles ne détériorent pas notre connaissance et notre intelligence. Il nous a appris à veiller sur notre esprit de façon à être toujours prêts à repérer l’avidité et la colère qui naissent de l’ignorance. Il nous a recommandé d’être sur nos gardes face à ces ressentis.

Il ne faut pas croire aveuglément que tout ce qui apparaît dans l’esprit est toujours « moi » ou « à moi ». C’est pourquoi nous devons entraîner l’esprit, pour compenser les qualités qui lui manquent encore. C’est comme dans la médecine traditionnelle : le médecin apprend les différentes parties qui composent le corps et tous ses éléments, de sorte que, lorsqu’une maladie apparaît du fait d’un manque ou d’un déséquilibre dans les éléments, il peut trouver le remède adéquat pour compenser ce manque.


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dimanche 13 mai 2018

Dimanche 27 mai 2018 : Fête du Vésak à la Pagode Van Hanh

Programme  de la fête du Vésak

10h00 : Rassemblement des participants
11h00: Cérémonie du Vésak
12h00: Cérémonie d'offrandes aux Moines
12h30 : Repas
13h30 : Enseignement du Dharma
14h45 : Spectacle musical 
17h00 : Cérémonie d'offrandes aux esprits errants
18h00 : Clôture

Coordonnées de la Pagode Van Hanh

3 Rue du Souvenir Français
44800 Saint Herblain
Tél. (33) 9 50 66 21 70
Email: vanhanh@vanhanh.fr